LE TACLE

LA CONSCIENCE VAUT MILLE TÉMOINS

04 juillet 2009

BOLIVIE : LE MASSACRE MINIER DE SAINT JEAN LE 24 JUIN 1967

VictorMontoya
Auteur : Víctor Montoya
Photo: Baristo Lorenzo, 2006

Le massacre minier de Saint Jean, survenu à l’aube du 24 juin 1967, ne figure pas dans les pages officielles de l’histoire nationale, même si son souvenir reste vif dans la mémoire collective et se transmet oralement, de génération en génération, se transformant parfois en contes et légendes, comme souvent avec les faits historiques qui se refusent à succomber dans les brumes de l’oubli. Et si je le raconte ici et maintenant, c’est que je fus témoin de cet horrible massacre trois jours après l’anniversaire de mes neuf ans.

1_SanJuan1967Tout commença lorsque les familles de mineurs rentraient chez elles après avoir fêté le solstice d’hiver autour des feux, où on dansa et chanta au rythme des cuecas (1) et des huayños (2), accompagnés par des verres de ponch, des plats typiques, de la coca, des cigarettes, des bâtons de dynamite et des pétards. Tandis que la fête se déroulait dans la ville de Llallagua et les campements de Siglo XX, les troupes du régiment Ranger et Camacho, qui quelques heures plus tôt avaient encerclé les lieux à la faveur de la nuit, ouvrirent le feu de tous les côtés, abandonnant une vingtaine de morts et soixante-dix blessés entre les piqûres du froid et les sifflements du vent.

On estime que les soldats et les officiers, qui pénétrèrent dans la zone nord entre vingt-et-une heure et vingt-trois heures, partirent en train de la ville de Oruro dans l’après midi du 23 juin. Le gardien qui surveillait le passage les vit arriver armés dans les wagons et tenta d’en informer les dirigeants syndicaux et les radios, mais il subit les intimidations des officiers qui continuèrent leur marche. C’est ainsi que, aux environs de cinq heures du matin, commença la fusillade qui tua des hommes, des femmes et des enfants. Dans un premier temps, face à cette attaque surprise, certains confondirent les rafales des mitrailleuses avec les pétards et le fracas des mortiers avec les explosions de dynamite.

L’entreprise, complice des bourreaux, coupa la lumière électrique ce matin-là, pour que les radios ne puissent transmettre aucune alerte aux habitants ; pendant ce temps, les soldats, qui étaient postés sur le Cerro San Miguel, près de la Salvadora et du Rio Seco, descendirent comme des troupeaux d’ânes par le flanc escarpé et occupèrent violemment les campements, la Place du Mineur, le siège du syndicat et la radio « la Voix du Mineur », où fut assassiné le dirigeant Rosendo Garcia Maisman, lequel, retranché derrière une fenêtre, défendit la radio, un vieux fusil à la main.

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Le carnage se poursuivit pendant plusieurs heures sous le soleil du 24 juin. Les morts perdaient leur sang auprès des feux et les blessés arrivaient à l’hôpital, tandis que les mères, atterrés par les tirs et les cris, tentaient de calmer la peur et les pleurs des enfants. Au milieu du chaos et de l’effroi, beaucoup d’hommes, dans une tentative désespérée de se défendre, s’armèrent de dynamite et capturèrent des soldats, qu’ils dépouillèrent de leurs uniformes et de leurs armes. Mais tout laissait supposer qu’il était déjà trop tard pour préparer une résistance organisée. La Place du Mineur se remplit de soldats et la juridiction de la Province de Bustillo fut déclarée « zone militarisée ».

Le massacre obéit à des ordres clairs de René Barrientos Ortuño, dont le gouvernement abaissa les salaires au niveau de la faim, désapprovisionna les pulperias (magasins de l’entreprise minière. NdT), interdit le droit syndical et s’acharna à persécuter les dirigeants politiques et syndicaux dans le but de détruire systématiquement l’axe principal de la résistance au sein du mouvement ouvrier.

De fait, selon des témoignages directs, on sait que le jour du 24 juin était prévue la réalisation du congrès national des mineurs à Siglo XX, dans le but d’exiger une augmentation des salaires et d’appuyer la guérilla du Che avec « deux mitas », équivalents à deux jours de travail (La « mita » correspond dans les Andes à un travail collectif pour la communauté, à un système d’entraide. NdT). Une somme importante si l’on considère les 20 000 travailleurs qui intégraient alors la Corporation Minière de Bolivie (COMIBOL).

Le gouvernement et les Forces Armées, informés des préparatifs du Congrès et soutenus par la CIA, s’empressèrent d’occuper les centres miniers pour éviter un quelconque appui moral et matériel destiné aux guérilleros qui se battaient à vue dans les montagnes de Ñancahuazu. Par conséquent, loin de l’illusion d’une étincelle libertaire allumée sur le continent américain, les mineurs de l’altiplano et les guérilleros commandés par le Che étaient assassinés avec les mêmes armes et par les mêmes ennemis, séparés les uns des autres, sans se voir le visage ni partager la même tranchée, luttant contre les mercenaires de la CIA et les troupes de l’armée bolivienne.

3_Rene_Barrientos_Ortu_oRené Barrientos Ortuño, qui savait manœuvrer des plans sinistres en s’appuyant sur le « pacte militaire - paysan », qu’il avait établi lui-même avec la bureaucratie officielle des syndicats ruraux, justifia le massacre en prétextant que l’armée était en situation de légitime défense et qu’il était nécessaire de « combattre le processus subversif » des mineurs à Siglo XX, prêts à organiser un processus révolutionnaire pour se joindre à la geste armée des « barbus étrangers » de Ñancahuazu.

Tandis que l’indignation populaire courait comme une traînée de poudre à travers le pays, les « syndicats clandestins », organisés à l’intérieur de la mine, en plus d’avoir décrété à l’unanimité une grève de 48 heures pour protester contre le massacre, affirmèrent leurs justes revendications : retrait des troupes de l’armée, restitution du siège du syndicat et de la radio « la Voix du mineur » ; respect du droit syndical, liberté sans conditions pour les dirigeants arrêtés et exilés, indemnisation des veuves des mineurs assassinés et exigence qu’elles ne soient pas délogées du campement ; réajustement des salaires aux niveau de mai 1965 et, comme si cela ne suffisait pas, on fixa aussi une contribution bimensuelle de dix pesos par ouvrier, pour les dépenses du syndicat et pour acheter des armes. La résistance populaire, à l’échelle nationale, trouva son avant-garde indiscutable chez les mineurs qui, de par leur haut degré de conscience politique et de combativité, étaient décidés à défendre leurs droits les plus élémentaires et à déclarer Siglo XX « territoire libre », dans une franche attitude de défiance contre la dictature militaire.

Au massacre succédèrent la répression et le licenciement des « agitateurs » de leurs postes de travail. Certains finirent dans les oubliettes et les autres exilés, les veuves et les orphelins furent expulsés du campement sans indemnisation ni aucun droit et le massacre de Saint Jean resta impuni. La vague de persécution fut planifiée par le Haut Commandement Militaire, avec le clair objectif de liquider physiquement les dirigeants les plus illustres de la résistance ouvrière. C’est ainsi qu’ils trouvèrent l’endroit où se cachait Isaac Camacho, l’un des principaux leaders des « syndicats clandestins », lequel, après avoir été arrêté le 29 juillet, dans une maison proche de la Plaza Nueva à Llallagua, fut torturé et disparut sans laisser aucune trace.

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René Barrientos Ortuño, en plus du massacre minier, fut le responsable direct de l’assassinat, l’emprisonnement, la torture et la disparition de plusieurs opposants à son gouvernement, jusqu’au jour où il mourut calciné dans le même hélicoptère que lui avaient offert ses alliés du nord. Cependant, malgré les multiples témoignages autour de cette sombre histoire, certains exaltent encore son « patriotisme » et le surnomment le « général du peuple », alors qu’en réalité il n’était rien de plus qu’un simple général putschiste, un aviateur entraîné aux Etats-Unis et un fidèle serviteur de l’impérialisme, qui sut profiter de son mandat présidentiel pour s’emparer des ressources naturelles d’un pays qui agonisait dans la misère et pleurait ses morts écrasés sous la botte militaire.

Traduction : Emilie Baudet

ESPAÑOL, ENGLISH

1- Cueca : Danse nationale de la Bolivie. Qui est aussi une danse traditionnelle chilienne. En Bolivie il y a différents types de Cueca : la Paceña, la Cochabambina, la Tarijeña, la Chuquisaqueña, la Potosina et la Chapaca. http://fr.wikipedia.org/wiki/Cueca

2- huayño : Est à la fois une musique et une danse populaire typique du Pérou. Le huayno chante l'amour, l'amitié, les rires et les peines et aussi la fête. Les boliviens ainsi que les pays andins en usent également. http://fr.wikipedia.org/wiki/Huayno

Mini Biographie:
VÍCTOR MONTOYA est né à La Paz (Bolivie). Il a passé son enfance et son adolescence dans la commune minière de Siglo XX-Llallaga, située au Nord-est de Potosí, où le filon d’étain le plus grand du monde avait été découvert. En 1976, il a été persécuté, torturé et emprisonné. Il est resté dans le camp de concentration de Chonchocoro-Viacha jusqu’en 1977, date à laquelle il fut libéré suite à une campagne d’Amnistie International. Depuis, il réside en Suisse et se dédie professionnellement à l’écriture. Biographie complète en espagnol : http://www.fundacionjuanmunizzapico.org/CronicasVictorMontoya/index.htm

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Source :  La masacre minera de San Juan
Article publié le 19 juin 2009
URL de cet article sur Savoiebolivia :
http://savoiebolivia.blogspot.com/2009/06/le-massacre-minier-de-saint-jean-victor.html

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03 juillet 2009

HONDURAS : COMMUNIQUÉ N°2 DU FRENTE NACIONAL CONTRE LE COUP D'ÉTAT

Communiqué n° 2

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Auteur : Frente Nacional contre le coup d'État HONDURAS

Au travers des différents groupes d’expressions organisés, le mouvement populaire informe le peuple hondurien que nous nous maintenons sur pied de lutte au niveau national, en résistance contre le coup d’État perpétré par l’oligarchie d’extrême droite et nous lui communiquons que :

1- Nous réaffirmons que ce qui s’est déroulé le 28 juin 2009, contre le Gouvernement du Président José Manuel Zelaya Rosales, est un Coup d’État, une violation de la Constitution de la République et une rupture de l’État de droit.

2- Il a été ordonné de réprimer les manifestations de résistance pacifique et toutes les personnes qui sont en désaccord avec le coup d’État.

3- Ceux qui sont à la tête de la répression sont des militaires, ex-militaires de l’armée nationale, de la police nationale et du bataillon 316, acteur du temps de la guerre froide de triste mémoire pour le Honduras, pour les assassinats et les disparitions qu’il avait commis au service de l’oligarchie.

4- Nous demandons au peuple hondurien de se maintenir en résistance et de poursuivre les manifestations pacifiques notamment dans les villes principales, sur les routes et dans les communes du pays.

5- Le coup d’État a été rejeté internationalement et dans la résolution de l’ONU, la bouffonnerie de la mise en place de Roberto Micheletti comme président n’a pas été légitimée.

6- Nous condamnons la violation de la liberté d’expression. Des chaînes de télévisions et de radios ont été verrouillées, des journalistes emprisonnés, des personnes poursuivies avec ordre de les capturer.

7- Nous rendons public qu’au Ministère Public certains préparent des plaintes judiciaires avec des dates antérieures au coup d’État contre le citoyen Président Zelaya Rosales et les membres de son cabinet de gouvernement, pour justifier leur action.

8- Nous faisons connaître à la population qu’au cours de la réunion du 30 juin organisée par les putschistes au Parc Central, les employé(e)s du self-service, les fournisseurs de la restauration et les agents des compagnies de sécurité privée ont été obligés de participer à cet événement.

9- Nous invitons le peuple hondurien à poursuivre les manifestations de toutes les manières possibles contre le coup d’État et en faveur du rétablissement de l’ordre constitutionnel de la République au retour du Président José Manuel Zelaya Rosales.

Tegucigalpa MDC le 30 juin 2009

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"Micheletti, tu n'es pas mon¨Président" - Le Peuple

Traduction : Esteban

Révision : Fausto Giudice

ENGLISH, ESPAÑOL

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Source : Habla Honduras - Comunicado No.2
Article original publié le 2/7/2009
Sur l’auteur
Esteban et Fausto Giudice sont tous deux membres de Tlaxcala.
URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8033&lg=fr

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02 juillet 2009

ISRAËL ATTAQUE UN BATEAU EN MISSION HUMANITAIRE POUR LA PALESTINE

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Free Gaza. org

ISRAËL ATTAQUE UN BATEAU EN MISSION DE DÉFENSE DES DROITS HUMAINS, KIDNAPPE LES MILITANTS DES DROITS HUMAINS ET CONFISQUE MÉDICAMENTS, JOUETS ET OLIVIERS

[23 miles nautiques de la côte de Gaza, 15h30] - Aujourd'hui les forces israéliennes d'occupation ont attaqué et sont montés à bord du bateau du Free Gaza Movement, le SPIRIT OF HUMANITY, et ont kidnappé 21 militants des droits humains de 11 pays, parmi lesquels, Mairead Maguire, Prix Nobel de la paix et Cynthia McKinney, l'ancienne membre du Congrès américain (voir ci-dessous pour une liste complète des passagers). Les passagers et l'équipage ont été emmenés de force vers Israël.

"C'est une violation scandaleuse de la loi internationale contre nous. Notre bateau n'était pas dans les eaux israéliennes et nous étions en mission pour les droits humains vers la Bande de Gaza" a dit Cynthia McKinney, une ancienne membre du Congrès américain. "Le président Obama a dit récemment à Israël de laisser entrer les aides humanitaires et les matériaux pour la reconstruction et c'est exactement ce que nous avons essayé de faire. Nous demandons à la communauté internationale d'exiger notre libération pour que nous puissions reprendre notre traversée."

D'après un rapport du Comité International de la Croix-Rouge publié hier, les palestiniens vivant à Gaza sont "bloqués dans le désespoir". Des milliers de gazaouis, dont les maisons ont été détruites lors du massacre israélien de décembre/janvier, sont toujours sans abris malgré les promesses d'aide de 4,5 milliards de dollars car Israël refuse toujours de permettre l'entrée de ciment et d'autres matériaux de construction dans la Bande de Gaza. Le rapport dit aussi que les hôpitaux luttent pour subvenir aux besoins de leurs patients à cause des empêchements par Israël de l’apport del'aide médicale.

"L'aide que nous transportions est un symbole d'espoir pour les gens de Gaza, l'espoir que la voie maritime leur sera ouverte pour le transport de leurs propres matériaux pour commencer la reconstruction des écoles, des hôpitaux et des milliers de maisons détruites pendant la tuerie de l"Opération Plomb Durci". Notre mission est un geste vers les gazaouis pour leur dire que nous sommes à leurs côtés et qu'ils ne sont pas tous seuls," a dit Mairead Maguire, passagère du Spirit of Humanity, Prix Nobel de la Paix pour son travail en Irlande du Nord.

Juste avant d'être kidnappée par Israël, Huwaida Arraf, présidente du Free Gaza Movement et coordinatrice de la délégation pour cette traversée, a déclaré que "Personne ne peut raisonnablement croire que notre petit bateau constitue une menace pour Israël. Nous transportons de l'aide médicale, des matériaux pour la reconstruction et des jouets pour les enfants. Parmi nos passagers, se trouvent une Prix Nobel de la Paix, et une ancienne membre du Congrès américain. Notre bateau a été fouillé et a reçu un certificat de sécurité par les Autorités Portuaire Chypriotes avant le départ et à aucun moment nous n'avons approché les eaux israéliennes".

Huwaida Arraf poursuit, "L'attaque délibérée et préméditée d'Israël contre notre bateau non-armé est en violation flagrante de la loi internationale et nous demandons notre libération immédiate et inconditionnelle".

Auteur : Free Gaza Team

Traduction et plus d’information : Greta Berlin (EN/FR)
Tel: +357 99 081 767
E.mail:
friends@freegaza.org

ENGLISH

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Source :
ISRAËL ATTAQUE UN BATEAU EN MISSION DE DÉFENSE DES DROITS HUMAINS
Article publié le 30 juin 2009 par FreeGaza
URL de l’article sur Free Gaza : http://freegaza.org/fr/accueil/infos-sur-la-hope-fleet/976-israel-attacks-justice-boat-kidnaps-human-rights-workers-confiscates-medicine-toys-and-olive-trees

CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE!

CONTACTEZ :

Le Ministère israélien de la Justice
tel: +972 2646 6666 ou +972 2646 6340
fax: +972 2646 6357

Le Ministère israélien des Affaires Étrangères
tel: +972 2530 3111
fax: +972 2530 3367

Mark Regev aux bureaux du Premier Ministre
tel: +972 5 0620 3264 or +972 2670 5354
mark.regev@it.pmo.gov.il

Le comité international de la Croix-Rouge pour demander leur aide pour assurer le bien-être des travailleurs des droits humains et pour l'aider pour obtenir leur liberté.

La Croix-Rouge israélienne

tel: +972 3524 5286
fax: +972 3527 0370
tel_aviv.tel@icrc.org

La Croix-Rouge suisse
tel: +41 22 730 3443
fax: +41 22 734 8280

La Croix-Rouge des USA
tel: +1 212 599 6021
fax: +1 212 599 6009

La Croix-Rouge française
tel: +33 (0)1 44 43 11 00
fax: +33 (0)1 44 43 11 01

Parmi les passagers kidnappés du Spirit of Humanity se trouvent:

Khalad Abdelkader, Bahreïn
Khalad est ingénieur et représente la Islamic Charitable Association de Bahreïn.

Othman Abufalah, Jordanie
Othman est un journaliste renommé d'Al Jazeera TV.

Khaled Al-Shenoo, Bahreïn
Khaled est professeur à l'Université de Bahreïn.

Fatima Al-Attawi, Bahreïn
Fatima est une travailleuse humanitaire et militante communautaire.

Juhaina Alqaed, Bahreïn
Juhaina est journaliste et militante des droits humains.

Huwaida Arraf, USA
Huwaida est Présidente du Free Gaza Movement et coordinatrice de la délégation pour ce voyage.

Ishmahil Blagrove, Royaume Uni
Ishmahil, né en Jamaique, est journaliste et réalisateur de documentaires. Il a crée la boîte de production, Rice & Peas. Ses documentaires se concentrent sur les luttes internationales pour la justice sociale.

Kaltham Ghloom, Bahreïn
Kaltham est militante communautaire.

Derek Graham, Irlande
Derek est électricien, organisateur du Free Gaza Movement et second à bord du Spirit of Humanity.

Alex Harrison, Royaume Uni
Alex est une militante de la solidarité en Grande-Bretagne. Elle voyage à Gaza pour un travail, à long terme, de suivi de la situation en matière des droits humains.

Denis Healey, Royaume Uni
Denis est le Capitaine du Spirit of Humanity. Celui-ci est son cinquième voyage à Gaza.

Fathi Jaouadi, Royaume Uni/Tunisie
Fathi est un journaliste britannique, organisateur du Free Gaza Movement et coordinateur de ce voyage.

Mairead Maguire, Irlande
Mairead, Prix Nobel de la paix, est une militante pacifiste connue.

Lubna Masarwa, Palestine/Israël
Lubna est une militante palestinienne des droits humains et organisatrice du Free Gaza Movement.

Theresa McDermott, Écosse
Theresa est militante de la solidarité. Elle voyage à Gaza pour un travail, sur le long terme, de suivi de la situation en matière des droits humains.

Cynthia McKinney, USA
Cynthia McKinney est une avocate acharnée des droits humains et de la justice sociale, ainsi qu'une ancienne membre du Congrès américain et candidate à la présidentielle.

Adnan Mormesh, Royaume Uni
Adnan est un militant de la solidarité. Il voyage à Gaza pour un travail, sur le long terme, de suivi de la situation en matière des droits humains.

Adam Qvist, Denmark
Adam est un militant de la solidarité. Il voyage à Gaza pour un travail de suivi de la situation en matière des droits humains.

Adam Shapiro, USA
Adam est réalisateur de documentaires et militant des droits humains.

Kathy Sheetz, USA
Kathy est infirmière et réalisatrice. Elle voyage à Gaza pour un travail de suivi de la situation en matière des droits humains.

Free Gaza. org

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01 juillet 2009

HONDURAS: LES MEMBRES DU GOUVERNEMENT DU PRÉSIDENT ZELAYA S'ADRESSENT AU PEUPLE HONDURIEN ET À LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE

Communiqué urgent depuis la clandestinité 

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Auteur: CABINET DU GOUVERNEMENT DU HONDURAS EN RÉSISTANCE

Considérant :

Que dimanche 28 juin, très tôt le matin, le Président constitutionnel de la République José Manuel Zelaya Rosales, a été kidnappé par un groupe de militaires, et transféré au Costa Rica, d’où il a lui-même dénoncé au cours d’une conférence de presse au niveau international, le coup d'État par les Forces Armées et le Congrès National.

Considérant :

Que le Congrès National de la République, a fait paraître une lettre démission (du président) avec une signature falsifiée, démission démentie par le Président Zelaya lui-même et son Cabinet.

Considérant :

Qu’avec des arguments hors de la réalité, ils ont procédé à l’acceptation de la prétendue démission du Président et de son Cabinet de Gouvernement, pour nommer ensuite de manière illégale et inconstitutionnelle Robert Micheletti Bain, lequel a prêté serment comme Président de facto.

Considérant :

Que la famille du Président José Manuel Zelaya Rosales et les membres de son cabinet ont été persécutés sans une once de garantie légale.

Considérant :

Que le Président de facto et son gouvernement illégitime, de concert avec des députés et des groupes militaires ont décrété un couvre-feu de 21 heures au soir à 6 heures du matin, violant les droits garantis par notre Constitution.

Considérant :

Que le peuple hondurien est actuellement dans l'impossibilité de recevoir une information objective ainsi que le verrouillage des médias indépendants, qui est une autre atteinte flagrante et caractérisée à la liberté d'expression.

Considérant :

Que tous les pays membres de la Communauté Internationale, y compris l'Union Européenne, l'OEA, les pays du Cône Sud, les membres de l’ALBA, le Système d'Intégration Centre-Américain (SICA), et l'ONU, condamnent le coup d'État militaire, et ne reconnaissent pas la légitimité du gouvernement usurpateur et illégal, et exigent le retour immédiat et inconditionnel du seul Président Constitutionnel de la République, José Manuel Zelaya Rosales.

LES MEMBRES DU CABINET DU GOUVERNEMENT DU PRÉSIDENT ZELAYA DÉCLARENT AU PEUPLE ET À LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE:

1.     Que le seul gouvernement légalement constitué et élu par le peuple est celui du citoyen José Manuel Zelaya Rosales,

2.     Que nous sommes organisés, avec des membres de la société civile, des ouvriers, des travailleurs en général, des partis politiques et de la société en général pour une résistance pacifique, ne reconnaissant pas l’implantation du gouvernement et du président de facto qui prétendent donner une estocade à la démocratie de notre pays

3.     Que le peuple hondurien a réagi avec courage mais pacifiquement contre ce coup de force anti-démocratique

4.     Que nous réaffirmons que nous sommes debout à l'égal de notre Président, prêts à défendre la démocratie et nous sommes certains que grâce au soutien ferme du noble peuple hondurien et de la Communauté Internationale nous rétablirons l'État de Droit et que le Gouvernement de José Manuel Zelaya Rosales élu par le peuple sera réinstallé, pour qu'il accomplisse son mandat constitutionnel et qu’il continue sa tâche infatigable pour le peuple hondurien.

Nous exhortons tout le peuple hondurien à continuer de défendre pacifiquement la démocratie afin que dans les prochaines heures nous rétablissions l'ordre et la paix au Honduras, notre pays aimé.

Tegucigalpa MDC le 29 juin 2009.

Cabinet du Gouvernement du Honduras en Résistance

ENRIQUE FLORES LANZA, MINISTRE DE LA PRÉSIDENCE

EDUARDO ENRIQUE REINA, SECRÉTAIRE PARTICULIER

REBECA SANTOS, SECRÉTAIRE AUX FINANCES

FREDIS CERRATO, SECRÉTAIRE À L’INDUSTRIE ET AU COMMERCE

CESAR SALGADO, MINISTRE DU FHIS (1)

RICCI MONCADA, MINISTRE DE L'ÉNERGIE

EDWIN ARAQUE, PRÉSIDENT DE LA BANQUE CENTRALE DU HONDURAS

JACOBO LAGOS, MINISTRE DU STAFF PRÉSIDENTIEL

MARCIO SIERRA, VICE-MINISTRE À LA PRÉSIDENCE

BEATRIZ VALLE, MINISTRE DES RELATIONS EXTÉRIEURES

CARLOS ORBIN MONTOYA, MINISTRE CONSEILLER

RODOLFO PASTOR FASQUELLE, MINISTRE DE LA CULTURE, DES ARTS ET DES SPORTS

MILTON JIMENEZ PUERTO, PRÉSIDENT DE LA COMMISSION NATIONALE DES BANQUES ET ASSURANCES

RICARDO ARIAS, VICE-MINISTRE DE LA PRÉSIDENCE

JORGE MENDEZ, DIRECTEUR DU SANAA (2)

FRANCISCO FUNES, DIRECTEUR DE L'INA (3)

MARCO VELASQUEZ, VICE-MINISTRE AUX TRANSPORTS ET AU LOGEMENT

MARCO TULIO CARTAGENA, SOUS-DIRECTEUR DE L'INA

ADA SERRANO, DIRECTEUR DU PANI (4)

JOSE MEDINA, MINISTRE DES ETHNIES

ANGEL MURILLO SELVA, MINISTRE DE L'AGRICULTURE ET DE L’ÉLEVAGE

MAYRA MEJIA, MINISTRE DU TRAVAIL ET DE LA SÉCURITÉ SOCIALE

MARLON BREVE, MINISTRE DE L'ÉDUCATION

MARCO BURGOS, MINISTRE DE LA COMMISSION PERMANENTE DES SITUATIONS D’URGENCE

KAREN ZELAYA, MINISTRE DE LA COOPÉRATION

DORIS GARCIA, MINISTRE DE L'INSTITUT NATIONAL DE LA FEMME

JORGE ALBERTO ROSA, DIRECTEUR DE HONDUTEL (6)

SUYAPA PRUDOT, MINISTRE DE L'INSTITUT HONDURIEN POUR L'ENFANCE ET LA FAMILLE

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Traduction : Esteban

Révision : Fausto Giudice

ENGLISH, ESPAÑOL, CATALÀ, ITALIANO, DEUTSCH

(NdT):

1) FHIS : Fonds d’Investissement Social
2) SANAA : Service Autonome National des aqueducs et de l’assainissement
3) INA : Institut National Agricole
4) PANI : Protection Nationale de l’Enfance
5) HONDUTEL : Entreprise hondurienne de Télécommunications (entreprise d’État)

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Source : Los miembros del Gabinete del Gobierno del Presidente Zelaya se dirigen al pueblo hondureño y a la comunidad internacional
Article original publié le 30/6/2009
URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8010&lg=fr

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HONDURAS : LE CARICATURISTE ALLAN MCDONALD ARRÊTÉ PUIS LIBÉRÉ

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Auteur: HABLA HONDURAS

Allan McDonald, arrêté avec sa fille Abril, 17 mois, avait alerté la journaliste Verenice Bengston en Suède avec laquelle il s’était entretenu par téléphone. Les faits se sont déroulé sà 3 heures du matin et ce n’est que plus tard qu’ils ont été libérés. Ils sont maintenant sains et saufs chez eux, bien qu’ils restent sous la surveillance des autorités, selon Verenice.

Allan Mc Donald est un caricaturiste qui avait exprimé à travers ses caricatures dans le quotidien el Heraldo de Honduras, le Times et www.rebelion.org sa position en faveur du référendum (sur une modification de la constitution) proposé par le gouvernement de Manuel Zelaya Rosales.

Allan avait contacté Verenice depuis un hôtel où il était maintenu en détention avec le Consul de la République du Venezuela et deux femmes journalistes d’Espagne et du Chili, qu’il ne connaissait pas. Il lui avait communiqué que la veille, le 28 juin 2009, après le coup d’État, un groupe de soldats des Forces Armées du Honduras, était venu chez-lui dans la commune de Santa Lucia, à environ  8 kilomètres de la capitale Tegucigalpa, et avait saccagé sa maison. Puis ils ont brûlé toutes ses caricatures et son matériel de dessin. Il a été enlevé de son domicile avec sa fillette, qui durant 24 heures n’a pas été alimentée, si ce n’est avec de l’eau. Ils ne lui ont pas permis de prendre des affaires ou de l’argent et ce n’est qu’avec son seul passeport qu’il a été gardé à vue.

Ce n’est qu’aujourd’hui [le 29 juin NdT], qu’il a été libéré et de nouveau chez-lui avec sa fillette, tous les deux sains et saufs. Il certifie que la pression internationale, rebelión.org et l’Église catholique d’Espagne, ont été des acteurs décisifs de sa libération. Ils lui ont dit qu’ils l’avaient détenu à cause du couvre-feu, mais personne ne sait où sont les autres journalistes qui se trouvaient séquestrés avec lui.

caricature1

caricature2

    


Les deux dessins qui ont provoqué la colère des putschistes:
à gauche, la nuit est tombée sur le pays, rebaptisé Societé Anonyme des Gorilles du Honduras (on appelle gorilles en Amérique Latine les militaires putschistes)
à droite, le texte dit :"NOUS VAINCRONS. L'épopée qui nous attend sera écrite par les masses affamées, d'Indiens, de paysans sans terre, d'ouvriers expoités; elle va être écrite par les masses progressistes, les intellectuels honnêtes et brillants qui abondent sur nos terres qui souffrent"

Traduction : Esteban

Révision : Fausto Giudice

ESPAÑOL, ENGLISH

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Source :
http://hablahonduras.com/2009/06/29/alan-mcdonald-caricaturista-secuestrado-junto-a-su-hijita/
Article original publié le 29/6/2009
URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=7995&lg=fr

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30 juin 2009

IRAK : DES FLEURS POUR ABEER

Hommage à une jeune Irakienne victime de l'impérialisme US et des collabos arabes

abeer

Ô, Arabes ! , de Kathim Al-Sahir
   
Frère arabe
Je suis déconcerté
Comment l'épée des révolutionnaires a-t-elle pu se transformer en bâton?
Comment la langue arabe a-t-elle pu dégénérer en langue de bois ?
Ô, peuple à moi ! Ô, Irak
Même pendant le pire des désastres, jamais nous n’avons vendu les arabes
Salut, frères

Salut, amis
La vérité est l'antidote des larmes
Nous n'avons ni pain ni médicaments
Nous sommes affamés et blessés
Mais nous portons nos blessures avec la patience des prophètes
Grâce à Dieu

Qui nous a donné la patience en ces temps d'hypocrisie
Béni soit-tu pour toujours
Informez les Nations Unies, elles pourraient m'entendre avec leur nouveau radar. Peut-être détecteraient-elles l'amour
Et la voix de mon père lorsqu’il prie :

Dieu est grand, Dieu est grand, Dieu est grand
Et la voix de ma mère lorsqu’elle prie :

Dieu est grand, Dieu est grand, Dieu est grand
Et il pourrait entrer dans l'école

Et envelopper la voix de mon fils quand il chante :

Ô, Mohamed! Ô, Christ !
Où est l'humanité dans la nouvelle langue de l'univers ?
Le sang des enfants d'Irak est dans la tombe d’al-Amiriya [1]
Dormez en paix, mes bien-aimés
Contre un inconnu qui observe les juges de l'arabisme
Si nous demandions à l'UNICEF les documents de la cause, nous verrions que la justice est un chèque bancaire
Dormez en paix, mes bien-aimés

Note :

1) Dans la nuit du 13 février 1991, la force aérienne US a lancé deux missiles contre le refuge d'al-Amiriya. C'était le vingtième huitième jour de la guerre, alors qu’il restait encore 16 jours jusqu'à la date de la fin du cessez-le-feu. 403 personnes, dont 142 mineurs de dix ans sont mortes lors l'attaque. Le refuge abritait chaque nuit des familles irakiennes du quartier, mais aussi d’autres familles jordaniennes, syriennes et égyptiennes. En cet hiver froid de la guerre, dans une ville sans approvisionnement depuis presqu'un mois, ces familles venaient chercher dans ces abris, de la chaleur, de la lumière et de l’eau potable plus encore qu’une protection contre les bombardements alliés. Un premier missile perforant avait traversé le plafond au seul point vulnérable de la construction, son système de ventilation, dont la position précise avait été fournie à l'aviation US par l'entreprise finlandaise qui avait construit le refuge quelques années en arrière. Un instant plus tard, un second missile pénétrait par la brèche ouverte par le premier, produisant une boule de feu de 4.000 degrés brûlant ses occupants, et ne laissant de la majorité d’entre eux seulement leur silhouette imprégnée par la chaleur sur les plafonds et contre les murs - comme à Hiroshima et à Nagasaki –. [Voir l’article complet à : http://www.nodo50.org/csca/iraq/al-amiriya/al-amiriya.html ]

Voir aussi Alba Rico, Santiago, Iraq, un cuento para niños (Irak, un conte pour enfants). Un texte édifiant sur l’horreur de l'attaque d'al-Amiriya, disponible à : http://www.nodo50.org/csca/iraq/alba_26-02-02.pdf

Traduction: Esteban

ENGLISH, ESPAÑOL, ITALIANO
Saja, Ana Atienza, Mary Rizzo

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Saja, Ana Atienza, Mary Rizzo et Esteban font partie de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique.
URLTlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/detail_artistes.asp?lg=&reference=331

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HONDURAS : LES PARASITES DU PEUPLE

Jorge_Majfud
AUTEUR:  Jorge MAJFUD

Hier, dimanche 28 juin au matin, les militaires du Honduras ont encerclé le Président et, pointant leurs armes sur lui, ils lui ont demandé pourquoi il n'avait pas obéi aux ordres du général Romeo Vásquez. Comme le président pensait que c’était à lui de donner les ordres à ses subordonnés, ceux-ci l’ont invité à quitter le Palais  du Gouvernement. De là dans une voiture puis dans un avion des forces aériennes jusqu'au Costa Rica.

zelaya_president_hondurasSimultanément, tous les médias du pays ont été réquisitionnés et on leur a suggéré par la force de ne transmettre aucune information qui ne soit directement contrôlée par le processus démocratique qui était en cours. Aussitôt que nous avons pu écouter les déclarations du président destitué qui avait atterri au Costa Rica, quelques journalistes ont «illégalement» informé le monde de ce qui passait et quelques Honduriens nous ont tenus informés par voie électronique.

Selon les Forces Armées du Honduras, tout ce processus a été organisé pour défendre la légalité et la Constitution. Les militaires se sont justifiés en disant qu'ils recevaient des ordres de la Cour Suprême. En dépit de la Constitution hondurienne qui n’a pas prévu ce mécanisme pour ôter l’autorité d’un Président légal et légitime, il était donc nécessaire de trouver une excuse pour les idiots. La déclaration démontre qu’au Honduras il s’agit clairement d’un coup d'État dans tous les sens du terme ; au nom de la « légalité », des militaires et des juges ont passé outre la Constitution elle-même.

Si par le passé ce genre de travail de gorilles était réservé aux hauts chefs militaires, aujourd’hui nous pouvons voir que la même illégalité est soutenue, encouragée et justifiée par le pouvoir judicaire d’un pays. La complicité du Parlement confirme cette pratique : les lois ne sont respectées que si elles servent les intérêts des secteurs les plus puissants d’une société.

Toute Constitution dans tout pays digne de ce nom et démocratique prévoit la destitution d'un président. Mais ce processus se fait sous certaines conditions avec des étapes légales spécifiques qui garantissent leur validité. Autant que je m’en souvienne, dans aucune Constitution démocratique il n’est prévu que le président puisse être destitué par la force militaire, kidnappé et expulsé de son propre pays. Encore moins au nom de la légalité. Encore moins sur ordre d’une poignée de juges. Encore moins avec la complicité du chef d'un Parlement qui en outre est l'adversaire politique du Président.

Tout cela démontre jusqu'à quelle profondeur la culture putschiste se maintient encore dans les classes dirigeantes du Honduras. Et pas seulement au Honduras, et cela, soit dit en passant, doit servir  à rester vigilants face aux résidus de l'histoire latino-américaine.

Défendre aujourd'hui le président Zelaya n'est pas défendre sa politique ni même sa personne. Aujourd'hui, le défendre, même contre les institutions (confisquées) du Honduras, signifie défendre la démocratie et tout État de droit dans une quelconque partie du monde qui soit basé sur le respect des lois et de la Constitution et pas seulement quand cela convient. Car dans une démocratie les lois et la Constitution ne se corrigent pas en les brisant, mais plutôt en les changeant. C’était précisément ce que prétendait faire le président qui a été destitué par la force.

Je le déplore mais, je dois terminer cette brève chronique de rejet profond avec les dernières lignes par lesquelles j'ai terminé la chronique précédant le coup d’État : aujourd'hui le Honduras se débat face au défi latino-américain : affronter un quelconque changement politique vers l’égal-liberté, vers son destin d’indépendance et sa dignité, ou revenir aux temps misérables où nos pays étaient définis comme des « républiquettes » ou des républiques bananières.

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Le général Romeo Vásquez, chef d'État-Major

Traduction : Esteban

Révision : Fausto Giudice

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Source :
Los parásitos del pueblo
Article original publié le 29/6/2009
Sur l’auteur
Esteban et Fausto Giudice rédacteur du blog Basta ! Journal de marche zapatiste sont tous deux sont membres de Tlaxcala.
URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=7992&lg=fr

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ISRAËL : ARRÊTÉS PAR L'APARTHEID

La ligne droite qui va de Soweto à Gaza

Henning_Mankell
Auteur : Henning MANKELL

Israël, en mai 2009

Cette année, à la fin du mois de mai je me suis rendu en Israël et en Palestine. J'y suis allé avec une délégation d’écrivains qui représentaient plusieurs continents. Nous devions participer à une conférence littéraire palestinienne. L’inauguration était prévue au Théâtre National Palestinien de Jérusalem. Mais juste au moment où nous allions nous réunir, des soldats et des policiers israéliens bien armés sont arrivés et nous ont dit qu'ils venaient nous en empêcher. Nous leur avons demandé quelle était la raison. Leur réponse fut celle-ci: « Vous êtes un risque pour la sécurité ».

Évidemment, prétendre qu'à cet instant-là nous étions une menace pour la sécurité d'Israël n'avait aucun sens. Mais, en même temps, ils avaient raison quelque part. Quiconque vient en Israël pour dire ce qu'il pense de l'oppression israélienne contre le peuple palestinien constitue une menace. Ce n’est pas plus étrange que la menace que moi et de milliers d’autres constituions dans le temps pour le système d'apartheid en Afrique du Sud. Les mots sont dangereux.

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Henning Mankell au festival de littérature palestinienne qui a eu lieu du 23 au 28 mai 2009.
Photo Raoof Haj Yahia


C’est aussi ce que j’ai dit lorsque les organisateurs de l'événement ont pu obtenir le transfert de l’inauguration au Centre culturel français, qui a bien voulu nous accueillir :

« Ce qui se passe ici aujourd’hui est une copie exacte du méprisable système d'apartheid qui traitait les Africains et les gens de couleur comme des citoyens de seconde classe sur leur propre terre. Mais n'oublions pas que ce système d’apartheid n'existe plus maintenant. Au début des années quatre-vingt-dix la force des êtres humains l’a envoyé dans les poubelles de l’histoire. Il y a une ligne directe qui unit Soweto et Sharpeville avec les derniers événements à Gaza ».

Au cours des trois jours suivants nous avons visité Hébron, Bethléem, Jénine et Ramallah. Un jour nous sommes allés nous promener dans les montagnes avec l'écrivain palestinien Raja Shebadeh, qui nous a montré comment les colonies israéliennes se multiplient, confisquant la terre palestinienne, détruisant des routes et en construisant d’autres réservés aux seuls colons. Le harcèlement n'a pas tardé aux postes de contrôle. Il va sans dire que pour ma femme Eva et moi cela a été beaucoup plus facile de les passer. Mais pour les personnes de la délégation qui avaient un passeport syrien ou qui étaient d'origine palestinienne, le passage à été plus difficile. Ils devaient décharger leur valise de l'autobus, la déballer, la recharger, pour à nouveau la décharger…

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Scène de la vie quotidienne à Hébron.
Poto: AP

Mais même en enfer il y a des degrés. Le pire, c’est Hébron: au milieu d'une ville de 40.000 palestiniens, 400 colons juifs vivent dans une partie du centre-ville qu’ils ont confisqué. Ils sont brutaux, ils n’hésitent pas à agresser leurs voisins palestiniens à tout moment. Pourquoi ne pas leur pisser sur la tête par la fenêtre lorsqu’ils passent dans la rue ? Nous avons vu un documentaire, entre autres, dans lequel des femmes colons et leurs enfants donnaient des coups de pieds et frappaient des femmes palestiniennes sans que les militaires interviennent. C’est la raison pour laquelle, à Hébron, il y a des gens qui, au nom de la solidarité, accompagnent volontairement les enfants palestiniens de leur maison jusqu’à l'école et les ramènent ensuite à leur maison. Ces 400 colons sont protégés vingt-quatre heures sur vingt quatre et sept jours sur sept par 1500 soldats israéliens. Chaque colon a quatre ou cinq gardes du corps. De plus, les colons sont autorisés à porter des armes. Lorsque nous avons visité un des pires carrefours d’Hébron, un colon très agressif nous a filmés. S'il apercevait quelque signe palestinien - un bracelet ou un pin’s- Il courait immédiatement en informer les soldats.

Il est bien évident que, rien de ce que avons vécu durant ces jours ne pourrait être comparé avec la situation vécue par les Palestiniens. Nous les avons rencontrés dans des taxis et dans la rue, dans des séances de lecture, dans des universités et dans des théâtres. Nous avons parlé avec eux et pu entendre les abus auxquels ils étaient soumis.

Qu’y a t-il- de surprenant si certains d’entre eux, désespérés, décident de devenir des kamikazes puisqu’ils ne voient aucune autre issue ? On peut le comprendre. Le plus surprenant c’est qu'il n'y en ait pas davantage qui prennent cette décision.

Le mur qui aujourd’hui divise le pays, empêchera de futures attaques à court terme. Mais c’est une preuve trop claire de l’exaspération du pouvoir militaire israélien. Au final, il aura le même sort que le mur qui divisait Berlin.

La situation dont j'ai été témoin pendant le voyage est très claire : l’État d’ Israël dans sa forme actuelle na aucun avenir. En outre, ceux qui propagent la solution de deux États sont dans l’erreur.

En 1948, année de ma naissance, l'État d'Israël a proclamé son indépendance sur des territoires occupés. Il n’y a aucune raison pour affirmer que ce fut un acte légitime du point de vue du droit International. On a simplement occupé le territoire palestinien. Et le territoire qu'ils occupent n'a pas cessé de s’étendre, après la guerre de 1967 et, aujourd’hui, par l’extension constante des colonies. De temps en temps on démantèle une de ces colonies pour la galerie. Mais elle est immédiatement installée ailleurs. La solution de deux États ne signifie pas que l'occupation historique sera terminée.

Israël finira de la même manière que l'Afrique du Sud de l'apartheid. La seule question qui reste à élucider est si les Israéliens seront capables d'écouter la voix de la raison et d'accepter volontairement le démantèlement de l'État de l'apartheid ou s’il faudra le leur imposer.

Personne ne peut dire quand cela arrivera. Le soulèvement final commencera de l'intérieur. Mais des changements politiques inopinés en Syrie ou en Égypte pourront y contribuer.

Il faut aussi tenir compte que, dans très peu de temps, l’Usamérique ne pourra plus payer cette monstrueuse machine de guerre qui empêche que les enfants grandissent en liberté et qui les pousse à lancer des pierres.

Quand ces changements auront lieu, chaque Israélien, homme ou femme, devra décider s'il est préparé pour renoncer à ses privilèges et à vivre dans un État palestinien. Je n'ai été témoin d'aucun antisémitisme pendant le voyage, seulement d’une haine parfaitement normale contre les occupants. Il est vital de maintenir cette distinction.

Le dernier soir nous avions l'intention de clôturer l'événement de la même façon dont nous l’avions commencé à Jérusalem. Mais le théâtre a été fermé de nouveau par les militaires et l’événement a dû se dérouler ailleurs.

L'État d'Israël ne peut s’attendre qu’à une défaite, c’est le destin de toute puissance occupante.

Les Israéliens détruisent des vies, mais ils ne peuvent pas détruire des rêves. La chute de ce méprisable système d'apartheid est la seule solution pensable puisque nécessaire.

La question n’est donc pas si mais quand elle aura lieu. Et de quelle façon.

Traduction : Esteban

Révision : Fausto Giudice

SVENSKA, DEUSTCH, ESPAÑOL, ENGLISH

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Source :
Aftonbladet- Stoppad av apartheid
Article original publié le 2/6/2009
Sur l’auteur
Esteban et Fausto Giudice rédacteur du blog Basta ! Journal de marche zapatiste sont tous deux sont membres de Tlaxcala.
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COLOMBIE : URIBE N'EST PAS LE BIENVENU AU CANADA

Action et solidarité pour la Colombie (ASOCOLOM)COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Sur la journée du 10 juin 2009 à Montréal

ASOCOLOM & APCAL

uribe_asesino

En tant que Colombiennes/iens vivant au Canada, nous tenons à exprimer notre indignation au sujet de la présence en ce pays, avec l’aval du gouvernement canadien, du président de la Colombie, Alvaro Uribe Velez.  Nous considérons la visite d’Uribe comme un affront à la défense et à la protection universelle des droits humains et rappelons que la majorité des Colombiennes/iens résidant au Canada ont été forcés d’émigrer au cours des dernières années, chassés par la violence, la pauvreté et la persécution politique dont le gouvernement d’Uribe est responsable.

Nous considérons, par conséquent, que le peuple canadien, dans le respect de sa tradition démocratique particulièrement en ce qui a trait aux droits de la personne, ne peut donner son aval à la présence au Canada d’un chef d’État directement responsable de crimes contre l'humanité :

1) En raison de son implication directe dans les persécutions et le harcèlement contre le système judiciaire visant à empêcher que les membres de sa famille ainsi que les députés et les sénateurs qui sont ses alliés politiques et ont appuyé sa campagne présidentielle et sa réélection ne soient l’objet d’enquêtes et ne soient traduits en justice pour avoir été impliqués dans la création, l’appui et le financement des groupes paramilitaires et pour avoir été co-responsables de crimes contre l'humanité en Colombie.

2) En raison de son intérêt à garder dans leurs fonctions d’État et à des postes de direction d’agences gouvernementales des membres de son parti et des amis personnels tout en ayant connaissance de leur implication dans des crimes commis par les paramilitaires.  Tel a été le cas de l’ancien directeur du DAS (Département administratif de sécurité), Jorge Noguera, actuellement en prison pour avoir été trouvé coupable de co-responsabilité avec les paramilitaires de l’assassinat de syndicalistes et de dirigeants de mouvements sociaux et de gauche : Uribe a nommé Noguera consul à Milan, alors que ce dernier était sous enquête judiciaire, faisant ainsi fi du système de justice colombien. 

Un autre cas connu est celui de Salvador Arana, ancien gouverneur de Sucre, membre du parti d’Uribe et ami personnel de celui-ci, responsable de l'assassinat d'Eudaldo Diaz, maire de la municipalité de Roble.  Avant d'être assassiné, Diaz avait dénoncé, en présence d'Uribe, les menaces de mort qu'il avait reçues.  On a retrouvé Dias assassiné et, quelques jours après, Arana a été récompensé par le président, qui l'a nommé consul au Chili.  Ultérieurement, Arana a été arrêté par l'Interpol et condamné à une peine de prison pour assassinat, complicité et co-responsabilité dans des crimes perpétrés conjointement avec les groupes paramilitaires, dont le massacre de Chengue.

3) En raison de l’implication directe de sa famille, nommément de son cousin Mario Uribe et de son frère Santiago Uribe, dans les assassinats commis para les paramilitaires, dont le massacre de l’Aro, dans le département d’Antioquia.  Récemment, Enrique Villalba, auteur direct et témoin principal de ces massacres, ainsi que prête-nom et responsable de vols de terres, ordonnés par Mario Uribe, vient d’être assassiné en Colombie.  Des enquêtes à son sujet sont menées aujourd’hui par la «Fiscalia General», la plus haute instance en matière d’enquêtes judiciaires.   

4) De par sa responsabilité directe à titre de commandant en chef des Forces armées de la Colombie dans les actes criminels prouvés par la justice colombienne et commis par le haut commandement militaire, ainsi que par sa participation et complicité dans les massacres et les assassinats de civils connus sous le nom de «faux positifs» (personnes tués par des militaires et présentées par ceux-ci comme des membres de la guérilla pour toucher la récompense promise par le gouvernement Uribe pour tout guérilléro tué en combat).   

5) De par sa responsabilité directe dans le maintien de l’impunité sur les crimes contre l'humanité perpétrés par les chefs des groupes paramilitaires en Colombie lorsqu’il a permis leur extradition aux États-Unis pour trafic de drogues.   

6) Pour avoir choisi la politique de l’indifférence face aux attaques des groupes paramilitaires, qui ne se sont pas démobilisés, et qui, selon leurs propres communiqués, ont l’intention de s'emparer du pays par la terreur.      

7) De par les liens directs de la maison présidentielle lorsqu'elle a ordonné la filature et l'écoute téléphonique par le DAS (Département administratif de sécurité) de magistrats de la Cour suprême de justice, de dirigeants syndicaux et de journalistes, dans le but de continuer la persécution politique contre ces derniers.

8) De par sa responsabilité directe dans le maintien d’une politique de guerre, faussement qualifiée de "sécurité démocratique", dirigée particulièrement contre les paysans, les populations autochtones et d'origine africaine, politique qui plonge de plus en plus notre pays dans une grave crise humanitaire et dans la misère absolue, comme l’ont confirmé les plus récents rapports d’Amnistie Internationale, de la Fédération internationale des droits de la personne, du Haut commissaire des Nations Unies et de l'Organisation des États américains (OEA).

Pour toutes ces raisons, nous demandons la mise sur pied, avant la fin 2009, d’un comité de vérification sur les droits de la personne en Colombie, qui serait composé de membres de la société civile du Canada et de la Colombie, de syndicalistes, de dirigeants politiques et de personnalités de la Colombie.

Pour le respect des droits et de la dignité du peuple colombien.

Non à la réélection d'Uribe

asocolom@hotmail.com

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FACE À L'HÔTEL HILTON BONAVENTURE, COLOMBIENS, SYNDICATS CANADIENS ET ORGANISATIONS SOCIALES ONT MANIFESTÉ AUJOURD'HUI (10 juin) CONTRE DE LA PRÉSENCE DU PRÉSIDENT URIBE VÉLEZ À MONTRÉAL. ILS ONT EXPRIMÉ LEUR OPPOSITION À LA RATIFICATION DU TRAITÉ DE LIBRE ÉCHANGE  CANADA-COLOMBIE.

apcal_manif_contre_uribe
APCAL
Agence de presse Canada-Amérique latine
5430, av. Trans-Island, Montréal (Québec) Canada H3W 3A5

apcal.agencedepresse@gmail.com - (514) 737-7817 - (438) 888-9345

À partir de 8h30 du matin, environ deux cent personnes ont occupé la rue devant l'Hôtel Hilton, à Montréal, où se déroule le Forum Économique des Amériques.

C’est avec des marionnettes et des caricatures artistiques qu’ils ont illustré les raisons pour lesquelles ils considèrent non grata la présence du président colombien. Pendant ce temps Álvaro Uribe Vélez, exposait dans l'enceinte du Forum des Amériques, les raisons pour lesquelles son gouvernement espérait la ratification du traité de libre échange avec le Canada, il s’est vu obligé de défendre son gouvernement contre les accusations de violation des droits humains, dont les assassinats de syndicalistes, en tentant de démontrer combien la Colombie dépensait pour assurer la sécurité personnelle des syndicalistes et des leaders de gauche.

Cependant le groupe de pression des syndicats, des Colombiens et des organisations sociales canadiennes conduits par des députés de partis politiques comme le Nouveau Parti Démocratique NPD et le Bloc Québecois, sont parvenus à faire reporter les discussions du Traité au Parlement canadien jusqu'à l’automne prochain.

Hier au cours d’une conférence de presse, un front uni des principaux syndicats canadiens a exposé, chiffres en main, l'augmentation des assassinats de syndicalistes et la détérioration des conditions de sécurité et du droit syndical en Colombie. Auparavant, le Secrétaire Général de la Confédération Syndicale Internationale, Guy Ryder, invité au Forum, avait exposé à la presse qu’en Colombie, 49 syndicalistes ont été assassinés en un an seulement et qu’à peine 1,2% des travailleurs colombiens peuvent disposer de la protection de leurs droits à travers une convention collective. La Confédération Syndicale Internationale compte 170 millions d’adhérents dans 150 pays.

D'autre part, le président de la Fédération des travailleurs du Québec, Michel Arsenault, a exposé que tandis que « le gouvernement colombien, Álvaro Uribe Vélez en tête, vient dire qu'ils sont en train de faire de grands efforts en matière de sécurité pour les syndicalistes et les dirigeants de gauche, les assassinats continuent, et ce fait démontre au moins l'attitude permissive de l'actuel gouvernement qui favorise la violation du droit à la syndicalisation, un droit fondamental, ceci se voit par l'augmentation de 25 % des assassinats de syndicalistes au cours de l'an passé».

Pour les Colombiens qui aujourd'hui ont protesté devant l'hôtel Hilton, la journée a été ternie par les manœuvres peu démocratiques par lesquelles les organisateurs du Forum et le consulat colombien ont traité la libre expression. Selon les déclarations d'ASOCOLOM, Action et Solidarité pour la Colombie, un des assistants à la conférence d'Uribe, syndicaliste de la Confédération Nationale des Syndicats, CSN, a été arrêté alors qu’il tentait d’intervenir après que le président colombien eut terminé son discours. Le syndicaliste canadien Marc de Sève n’a pas été autorisé à placer un seul mot puisque dès qu'il a levé la main pour demander la parole, les forces de sécurité l’ont arrêté, puis sorti de force de l'enceinte et détenu pendant plusieurs heures.

De même la journaliste colombienne Adriana Petro s’est vue retirer son accréditation de presse, que les organisateurs eux-mêmes lui avaient accordée pour couvrir l'événement. Elle lui a ensuite été retirée sans aucune sorte d’explication par Marie Dupont, Directrice de la Conférence de Montréal-Forum des Amériques, comme  l’a indiqué la directrice d'ASOCOLOM, Martha Ligia Nino,

Devant la presse canadienne, Uribe avait également dépeint les manifestants à Montréal comme des alliés des FARC ou des parents de Raúl Reyes, exilés au Canada. Toutefois lorsque les journalistes lui ont demandé si le gouvernement colombien avait connaissance de ce que le Canada acceptait comme réfugiés des ex-guérilleros ou paramilitaires, le président Uribe n'a pas voulu répondre.

Les lois canadiennes ne permettent pas que des personnes accusées de terrorisme ou de crimes contre l'humanité soient acceptées comme réfugiés dans ce pays.

Ces faits répressifs ont terni la visite du président Uribe car ils ont été filmés par la presse canadienne.

APCAL mercredi 10 juin 09, adrianapress2003@yahoo.com.mx

Traduction : Esteban

Révision : Fausto Giudice

URL Articles sur Tlaxcala

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Brutalités policières, durant la visite d'Uribe, président de la Colombie, le 10 juin à Montréal, par des agents de la GRC contre un syndicaliste de la CSN qui voulait poser au président une question sur les droits de la personne en Colombie lors de la Conférence de Montréal.

Voici une vidéo  http://www.youtube.com/watch?v=n6YmdP0g8ks  , tournée le 10 juin, lors de la visite du président Uribe au Canada.

La vidéo montre, en partie, le traitement brutal infligé par les agents de la Gendarmerie royale du Canada en civil contre Marc-Aser de Sève, militant syndical de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), durant la Conférence de Montréal.

D'autres vidéos des émissions de Radio-Canada montrent le moment où le syndicaliste a levé la main, comme ce dernier l'a expliqué, pour soulever la question des droits de la personne en Colombie au président Uribe à la Conférence de Montréal.  Il a immédiatement été encerclé, menotté, traîné hors de la salle et maintenu en détention pendant plus d'une heure.

Il a été cité à comparaître le 25 juin prochain à la Cour municipale de Montréal au 775 Gosford à 9h00 située dans le Vieux-Montréal.  Il est accusé d'avoir "troublé la paix et résisté à son arrestation".

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Canada : plus qu'un traité de libre-échange

POUR LA PREMIÈRE FOIS DANS SON HISTOIRE, le Comité de commerce international du Parlement canadien a écouté le témoignage d'un chef d'État.

Pendant 100 minutes, le président Uribe a répondu aux questions du Comité, plusieurs d'entre elles difficiles, d'autres ouvertement hostiles, sur les droits de la personne et la démocratie dans son pays.  Bien que le chef d'État colombien se soit retenu plus que d'habitude, n'élevant la voix et ne frappant sur la table que de temps en temps, il est difficile de conclure qu'il y ait eu une “évolution positive” quand au Traité de libre échange avec le Canada au cours de sa visite.

Après le blocage du Traité de libre-échange avec les États-Unis, cet accord s'est transformé en une épreuve de feu cruciale pour le gouvernement en matière de politique internationale.  Jusqu'à il n'y a pas longtemps, la ratification du traité semblait imminente.  Non seulement cet accord était fortement appuyé par le premier ministre et les membres de son parti au Parlement, mais un grand nombre de libéraux avaient appuyé le libre-échange et la nécessité de montrer clairement au monde l'opposition du Canada au protectionnisme.  Mais à quelques semaines de la visite d'Uribe, les conservateurs ont retiré de l'ordre du jour législatif le projet de loi qui aurait donné le feu vert au Traité de libre-échange, et n'ont pas donné le moindre indice de leur intension de redemander le vote.

Le bloc qui s'oppose au Traité de libre échange est considérable : il est loin de pouvoir être décrit comme se réduisant à une poignée de “compatriotes” ou de “guérilléros déguisés en militants d'ONG”, qui, comme l'a insinué le président Uribe, ne voudraient que discréditer les efforts du gouvernement.  Il comprend de nombreux groupes de la société civile canadienne et colombienne, des professeurs d'université, deux partis de l'opposition au Parlement et un secteur de libéraux.  Leur principale exigence est que le Traité de libre-échange avec la Colombie comporte des garanties que cet accord ne détériorera pas davantage la situation déjà si déplorable des droits de la personne et qu'il contribuera à renforcer la démocratie au lieu de l'affaiblir.  Pour cela, et avant de le ratifier, ce secteur exige qu'une étude indépendante sur les droits de la personne en Colombie et sur les conséquences possibles du Traité soit réalisée.

Le désespoir du gouvernement Uribe, que la visite du président au Parlement canadien a rendu évident, vient de la reconnaissance du fait que son image internationale se détériore.  Il sait, comme le devinent également les opposants au Traité, que la ratification du Traité de libre-échange entre la Colombie et le Canada, un des leaders mondiaux en matière de droits de la personne, constituerait une reconnaissance implicite de sa légitimité, et que, s'il était ratifié, il serait difficile pour les autres gouvernements, y compris celui de Barack Obama, de refuser de signer de futurs accords avec le pays.

En résumé, la situation comporte un plus grand nombre d'enjeux que le seul traité de libre-échange, autant pour le gouvernement d'Álvaro Uribe que pour le Canada.  Il est révélateur que le quotidien conservateur «Toronto Star», dans son éditorial du 14 juin, ait affirmé qu'il s'agit d'une décision qui met en jeu la réputation de ce pays, raison pour laquelle celle-ci ne peut être prise à la hâte.  C'est-à-dire que cette question se poursuivra et que, contrairement à ce qu'affirme le gouvernement, pour l'instant elle ne se présente nullement bien.

Auteure : Arlene B. Tickner
* Professeure titulaire du Département des sciences politiques de l'Universidad de los Andes, Colombie.

Traduction : APCAL - Agence de presse Canada-Amérique latine

ESPAÑOL, ENGLISH

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MEXIQUE : LE GOUVERNEUR D'OAXACA ULISES ORTIZ COMMANDITE L'ASSASSINAT D'UN DIRIGEANT DU CODEP

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Auteur : CODEP-APPO

Depuis plusieurs semaines, une intense campagne de diffamation, de harcèlement et de persécution à l’échelle de l’État d’Oaxaca a été orchestrée et s’est déchaînée contre le Comité de Défense des Droits du Peuple (CODEP-APPO) à partir des hautes sphères du gouvernement d'Ulises Ruiz Ortiz [gouverneur d’Oaxaca]. La première conséquence  de cette campagne a été le meurtre de Sergio Martínez Vásquez, membre du Conseil du CODEP au niveau de l’État. Il convient de mentionner que ce fourbe assassinat a été précédé d’une surveillance de nos bureaux et de filatures policières, de menaces voilées et ouvertes envers divers membres du CODEP.

Le camarade Sergio travaillait comme chauffeur de taxi et selon les premières informations, le 7 juin, il avait effectué une course à l'agence de Pino Suarez, dans le district de Juxtlahuaca, à Oaxaca. Il a été assassiné dans la nuit avec des armes de forte puissance. Son corps ayant été découvert aujourd'hui, 8 juin, vers 7 heures du matin. Vu la façon d'opérer et certaines informations collectées, tout semble confirmer que les auteurs de ce meurtre ont été les groupes paramilitaires qu’Ulises Ruiz entretient dans la région.

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Carlos Latuff, 2006

Il est clair que la campagne orchestrée par le gouvernement et réalisée par divers personnages et groupes de l'État contre le CODEP, vise à détruire une des organisations les plus anciennes et les plus importantes de l'État (cette année nous atteignons 28 ans d’existence), composée par des communautés indigènes mixtèques, triquis, zapotèques et mazatèques ; d’autant plus que nous avons dénoncé les groupes qui, de manière ouverte ou dissimulée, se sont mis au service des intérêts du gouvernement de l’État et fédéral, en divisant les mouvements, en les médiatisant ou en les achetant en échange de bénéfices et de vies dorées personnelles ou pour le groupe. La situation s’est aggravée suite au travail que le CODEP réalise contre les mines avec les communautés de la Vallée d'Ocotlán, d’Oaxaca,et qui a été étendu à d'autres régions de l'État, en s’associant avec d'autres luttes pour l’environnement au niveau national.

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6 mai 2009: opération militaro-policière contre la mine canadienne de San José del Progreso, occupée depuis plusieurs mois par des habitants d' Ocotlán exigeant sa fermeture pour cause de pollution des cours d'eau et aquifères de la zone.  Photo Octavio Vélez/LA JORNADA

Il convient de mentionner que dans la continuité des agressions contre le CODEP, pendant l’évacuation de la mine de San José del Progreso, à Ocotlán et après avoir presque fait tuer notre camarade Agustín Ríos en le rouant de coups - les séquelles du lynchage commencent à apparaître -, le gouvernement a donné l’ordre d'appréhender ce camarade ainsi que plusieurs autres camarades, y compris ceux qui ne se trouvent pas sur le territoire de l'État, comme la professeure Jaquelina López Almazán, ce qui démontre la manipulation arbitraire et perverse des lois que se permet URO [Ulises Ruiz Ortiz].

Face à l’assassinat du camarade Sergio Martínez Vásquez, et aux attaques et attentats par lesquels ils espèrent isoler et anéantir le CODEP, nous appelons à la plus large solidarité, les organisations et les personnalités nationales et internationales, en diffusant et en participant avec générosité aux dénonciations et à l'information sur les actions que nous aurons à mener prochainement.

NOUS EXIGEONS EN CONSÉQUENCE :

1. QUE LA LUMIERE SOIT FAITE IMMÉDIATEMENT SUR L’ASSASSINAT DU CAMARADE SEGIO MARTINEZ VASQUEZ.

2. L’ARRÊT DES AGRESSIONS ET DU HARCÈLEMENT DÉCHAÎNÉ CONTRE LE CODEP.

3. LA PRISON POUR ULISES RUIZ ORTIZ, POUR LES CRIMES COMMIS CONTRE LE PEUPLE D'OAXACA.

• NOUS RENDONS RESPONSABLE LE GOUVERNEMENT D'ULISES RUIZ ORTIZ DE CE QUI PEUT ARRIVER AUX MEMBRES DU CODEP.
• NOUS REFUSONS LA DIFFAMATION, LE HARCÈLEMENT ET LES AGRESSIONS CONTRE LE CODEP

À TROIS ANS DE LA TENTATIVE D’ÉVACUATION,
POUR NOS MORTS DISPARUS ET NOS PRISONNIERS POLITIQUES,
NI PARDON, NI OUBLI!
COMITÉ DE DÉFENSE DES DROITS DU PEUPLE - ASSEMBLÉE POPULAIRE DES PEUPLES D'OAXACA
CODEP-APPO

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VOUS POUVEZ NOUS CONTACTER À : codep_cnpp_oax@yahoo.com.mx

Traduction : Esteban

Révision : Fausto Giudice

ESPAÑOL, ENGLISH

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Source : CODEP-
EN OAXACA, ULISES RUIZ MANDA ASESINAR A DIRIGENTE DEL CODEP
Article original publié le 8/6/2009
Sur l’auteur
Esteban et Fausto Giudice rédacteur du blog Basta ! Journal de marche zapatiste sont tous deux sont membres de Tlaxcala.
URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=7819&lg=fr

Posté par LE TACLE à 19:05 - Mexique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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