LE TACLE

LA CONSCIENCE VAUT MILLE TÉMOINS

27 octobre 2007

CUBA: Conférence de presse de Felipe Pérez, ministre des affaires étrangères de Cuba face aux menaces de Bush.

Felipe_P_rezConférence de presse à la Havane du Ministre des Affaires étrangères de Cuba en réponse aux menaces de Bush. Texte complet de la conférence.

Des versions sténographiques (Conseil d'État)
Karina Soto (Modératrice)

Très bon après-midi à tous

Nous avons ici la présence de tous les médias de la presse nationale et de 61 correspondants de 45 médias de presse de 17 pays… sans plus…

Felipe Pérez: -Bon après-midi,

Nous adressons nos remerciements à tous les correpondants de la presse nationale et de la presse étrangère accréditée ici à la Havane, de leur présence.
Nous les avons convoqués pour leur faire connaître la réponse, au nom du gouvernement et du peuple de Cuba, aux déclarations faites par le président Bush, il y a à peine deux heures.

Nous pensons que les paroles du président des Etats-Unis annoncent une escalade sans précédent dans la politique d’agression du gouvernement des Etats-Unis contre Cuba, plus de blocus, plus de subversion, encore plus de volonté d’isoler Cuba, et de nouveau, les efforts renouvelés pour tenter de réduire par la faim et la maladie le peuple cubain.

Nous pensons que les paroles du président sont une confirmation de ce que la politique en vigueur, sous le régime de Bush, est le changement de régime à Cuba, y compris par la force. Ses paroles en sont la confirmation.

Ce que le président des Etats-Unis a appelé « l’accélération de la période de transition », est équivalent – et je veux me souvenir ici des paroles de Fidel il y a à peine deux jours- à la reconquête de Cuba par la force. Tel est le plan qu’il a décidé aujourd’hui d’exposer et  qu’il a dévoilé devant l’opinion publique.

Je veux extraire une phrase du discours du président des Etats-Unis, il dit : « la parole à l’ordre du jour pour nous dans l’avenir de Cuba n’est pas stabilité, la parole à l’ordre du jour est liberté ».

Cuba comprend ces paroles comme un acte irresponsable, qui donne une idée du niveau de frustration, de désespoir et de haine personnelle du président Bush contre Cuba, une incitation à la violence, un  appel, y compris par la force pour détruire la Révolution cubaine et imposer ses volontés à Cuba.
Cuba repousse catégoriquement  les incitations à la violence, l’évocation, y compris, de l’usage de la force, qui donne encore plus raison à l’alerte de Fidel à la communauté internationale, à l’opinion publique, qui peut vérifier notre bon droit et la vérité de nos paroles, quand nous nous préparions continuellement à renforcer notre défense, à préparer notre peuple à affronter les plans les plus retors et les plus dangereux de ce régime.

Le président, en plus, dans un langage menaçant et hautain, dessine y compris la possibilité d’user de la force, le scénario de la déstabilisation à Cuba pour ouvrir le passage à ce qu’il appelle « la liberté », qui est un changement de régime, qui est la destruction de la Révolution et la reconquête de Cuba par la force, pour aboutir à ses fins , le président des Etats-Unis envisage plusieurs options,  il y aurait le résultat d’un hypothétique et fantaisiste soulèvement interne à Cuba que les Etats-Unis appuieraient, soulèvement interne que toute  personne moyennement bien informée et avec deux doigts de bon sens sait qu’il est politiquement impossible car la Révolution Cubaine jouit d’un appui considérable et majoritaire du peuple ; mais il envisage aussi l’idée d’une déstabilisation obtenue de l’extérieur, avec une nouvelle guerre d’annexion et de conquête, comme il l’a lancé contre l’Irak, et comme il menace de la lancer contre plus de 60 lieux obscurs de la planète, parmi lesquels, évidemment, Cuba.

Nous devons avertir qu'un scénario de ce type ne signifiera pas seulement la déstabilisation de Cuba, mais également la déstabilisation des Etats-Unis, et fera peser un péril sur le peuple nord-américain, dont les fils seront envoyés pour tuer et mourir dans une guerre à Cuba qui durera cent ans, et qui ne se terminera qu’avec la victoire de notre peuple, avec un coût logique et effrayant, en matière de vie de ses enfants, de destruction matérielle; mais dont l’unique résultat possible sera la préservation de l’indépendance et de la souveraineté de Cuba. Je dois dire qu'ici la réaction est sereine et ferme.

La parole à l’ordre du jour à Cuba n’est ni la stabilité, ni rien de tout ça, la parole à l’ordre du jour à Cuba est : “Courage!" et c’est notre réponse; sérénité absolue et confiance en notre force et en la solidarité que le monde offre aujourd’hui à Cuba, et en l'admiration que la résistance cubaine suscite dans le monde.

Ainsi si le but des paroles du président des Etats-Unis est d’intimider le peuple, faire peur à ses dirigeants, nous devons dire que ces menaces contre Cuba rencontrent alors un échec total en ce moment: mais il y a, et nous en prenons note, une montée du ton et de l’agressivité dans le langage contre Cuba.

En janvier 2004, le président Bush avait dit qu’il “travaillait pour une transition rapide et pacifique à Cuba”, ceci était en janvier 2004. En février 2004, il a répété une autre fois que le but de sa politique était “la transition rapide et pacifique en une démocratie”. En mai 2004 il parlait “d’accélérer” , il ne s’agissait plus d’espérer ou de travailler, mais “d’accélérer le jour où Cuba serait un pays libre” a-t-il dit. En octobre 2004, il a dit que “le peuple cubain devrait être libéré”, chose que personne ici ne lui demandait, ni allait le lui demander, mais il y a évolution de l’idée, il ne s’agit plus d’espérer ou de désirer, il est dit que le peuple “devra être libéré”.

En août 2006, en promettant la future “libération” de Cuba, il assurait que ceci arrivera “les Cubano-américains en auront terminé avec la confiscation de leurs propriétés”, disait-il “il pourront alors, une fois que nous aurons libéré Cuba, entreprendre de récupérer leurs anciennes propriétés”. Les batitistes, les tortionnaires, les assassins, les propriétaires terriens liés à la dictature de Batista, pourront retourner ici pour récupérer les propriétés, ce qui est chaque fois le leimotiv de toute cette politique.

Cependant, en juin 2007, il disait :” Nous continuerons à faire pression pour la liberté de Cuba”. En juin 2007, à une question improvisée lors d’une rencontre avec des militaires nord-américains, il a dit :” Certains diront que le problème est la stabilité à Cuba. je pense que nous devons durcir la pression pour la démocratie”. Cette phrase fut celle de l’étape où il expliquait l’idée que la stabilité n’était pas le plus important.

Bon, il a continué son torrent de menaces et de phrases contre Cuba, qui a débouché aujourd’hui sur ce nouveau pas, qu’il ne s’agit plus d’espérer, de désirer, mais bien d’assurer que la parole à l’ordre du jour, maintenant, n’est plus la stabilité, que la parole est, liberté.

Nous sommes clairs sur ce que signifie “la liberté” que le président Bush promet aux Cubains,et nous prenons au sérieux l’évocation de nouveaux efforts renouvelés du gouvernement des Etats-Unis pour accomplir sa politique de changement de régime à Cuba, qui est, pourtant, illégal; c’est une politique de violation du droit international. le président des Etats-unis n’a pas l’autorité morale, ni le pouvoir légal pour se proposer de changer l’ordre juridique, politique, que les autres peuples de la terre, souverainement, ont décidé de se donner. c’est une violation de nos droits comme peuple indépendant, comme nation souveraine. C’est une violation de notre droit à la libre autodétermination.

Nous savons  ce qui se profile derrière “la liberté” tiré par des bombardements et les armes de l’armée des États-Unis, les groupes terroristes;  assoifés de sang, qui en ce moment même s’entraînent en Floride avec une totale impunité, autorisée et tolérée par le gouvernement des Etats-Unis, et avec lesquels, se réunit un certain président Bush à Miami, pour les encourager et discuter avec eux sur les podiums, et pour leur rappeler qu’il leur a promis que “lui, résoudra la question de Cuba”, car lui le sait, dit-il, comment la résoudre; un des porte-parole de ces groupes, a dit que l’unique chose qu’ils réclameraient au président en ce moment serait trois jour de licence pour tuer à Cuba.  Mais, bon, il faut savoir qu’ils ne vont pas rencontrer ici un peuple qui tendra l’autre joue ; il faut qu’ils sachent qu’ils rencontreront des millions de combattants, armés et entraînés et un peuple préparé et préparé au feu depuis un demi siècle de Révolution victorieuse, prêt à défendre ses conquêtes et son droit à la liberté et à l’indépendance.

Alors, en plus de cette annonce, en prélude d’une escalade à plus de blocus, à ces menaces, de surcroît, le président fait une description mensongère et ridicule de la situation à Cuba. jamais on a vu un politique distiller plus de haine et plus de frustration. C’est pathologique. Il a fait une description de Cuba que seul l’aveuglement de la haine et de l’impuissance peut mener à de telles extremités.
Je ne veux pas, bien sûr, employer mon temps à refuter les mensonges, mais seulement à titre d’exemple, en commenter quelques uns.
Il dit qu’à Cuba il est illégal de se réunir à plus de trois personnes sans autorisation, nous qui avons vu plus d’un million se réunir sur la place, de sa propre volonté, pour réclamer l’extradition et le jugement au Venezuela du terroriste Luis Posado Carriles, ou  la libération de nos cinq héros, ou la fin du blocus contre Cuba. Il a dit qu’il était illégal à Cuba de changer de travail, qu’il était illégal de changer de maison.

Je ne sais pas qui lui a préparé ses discours, ces paragraphes, j’imagine que ce sont les vieux dinosaures de Miami qui jamais plus n’ont eu aucun contact avec la réalité cubaine?

Il a dit que les Etats-Unis sont les meilleurs pourvoyeurs de l’aide humanitaire à Cuba et que l’année passé ils ont donné 270 millions de dollars; que c’est le pays, dit-il, qui aide le plus Cuba.

C’est le comble de l’hypocrisie, le défaut du plus élementaire respect de la vérité, réellement ça vous laisse sans voix. C’est un nouveau record, nous devons le dire, dans l’impudence.

Examinons, par curiosité, les 270 millions… L’année passée à Cuba il est entré depuis les Etats-Unis 5 millions de dollars en matériel, donations, ordinateurs usagés, omnibus usagés, ce qu’ont amenés les Pasteurs pour la paix, les groupes religieux des Etats-Unis, les organisations non gouvernementales, en défiant ouvertement les interdictions et les persécutions du régime de Bush. C’est ce que beaucoup des meilleurs enfants du peuple nord-américain, au risque de subir des peines de prison, des amendes, la persécution de leur propre gouvernement, a pu apporter par des chemins détournés, à Cuba ; 5 millions, que nous apprécions comme un symbole et l’expression des meilleures valeurs du peuple nord-américain.

Le président des Etats-Unis dit que, l’année passée, c’est son gouvernement qui a le plus aidé Cuba; dans une année précisemment où plus de blocus, plus de persécutions sont intervenues, quand les groupes religieux qui viennent à Cuba ont été pourchassés , quand ils ont porté leur persécution jusqu’au point de schizophrénie.

Ce sont quelques unes de ses paroles qui décrivent la réalité cubaine, comme j’avais déjà dit, un discours qui provoque réellement de l’aversion simplement en écoutant ces phrases.

Vous avez fait d’autre part, un appel désespéré à d’autres pays pour se rallier au blocus et à la subversion contre Cuba, pour se joindre à cette politique qui a failli et que personne au monde ne veut partager.

Cuba considère que les paroles d’aujourd’hui démontrent explicitement que le gouvernement des Etats-Unis se retrouve seul face à sa politique contre Cuba. Il y a eu un appel réitéré et désespéré afin que d’autres gouvernements vous rejoignent ; vous avez dicté également les “dix commandements” que devraient appliquer, à votre avis, ces pays et leur Embassade à La Havane. C’est la preuve que vous n’avez aucun appui ni aucune reconnaissance dans le monde, et je dois rappeler ici, que l’on peut être le plus puissant mais pas le plus respecté ; que l’on peut avoir la capacité de détruire un pays avec une attaque nucléaire et de ne soulever aucune sympathie ; de même que l’on peut être craint ce qui ne signifie pas que l’on soit aimé ou appuyé. Et ce qui arrive, c’est que le Président des Etats-Unis choque avec le fait que la Communauté Internationale ne suive pas sa politique, qu’il y a un rejet quasi universel du blocus génocidaire qu’il impose au peuple de Cuba et que l’admiration et la reconnaissance de Cuba s’accroît de plus en plus.

J’ai ici une information d’aujourd’hui, seulement une. Pendant que le Président des États-Unis lisait la diatribe anti-cubaine qu’il lui a été préparé, Cuba a été élu à Paris, membre du Conseil Exécutif de l’UNESCO, avec 157 voix sur les 175 possibles ; le pays qui a réuni le plus de voix de tout le Tiers Monde afin d’intégrer le Conseil Exécutif de l’UNESCO ; le pays qui a obtenu le plus de voix dans l’Hémisphère Occidental, y compris plus de voix que les Etats-Unis ; la même expression de reconnaissance de Cuba lorsqu’il fut élu membre de Conseil des Droits Humains avec plus des deux tiers des voix, lors de la même élection à laquelle le gouvernement des Etats-Unis n’était pas engagé par crainte de ne pas être élu ; le pays qui préside le Mouvement des Pays Non Alignés et dont la bataille, l’an passé, fut appuyé aux Nations Unies avec rien moins de 183 membres des 192 qui composent les Nations Unies.

Le Président des Etats-Unis est seul. Il est furieux, il est désespéré. Cela est compréhensible, il avait promis à ces mafias cubaines à Miami, de résoudre la situation d’un trait de plume, ces mafias qui l’ont porté à la présidence de manière frauduleuse, celles qui ont appliqué les mêmes tactiques qu’elles avaient instauré ici [à Cuba] avant le triomphe de la Révolution, et qui avaient permis, après une élection controversée et polémique, étalant aux yeux du monde pendant un mois ce spectacle désolant, qu’il fut finalement élu avec une différence d’une voix à la Cour Suprême.

Avec quelle autorité vous vous érigez en juge des droits humains et de démocratie dans les autres pays ?
Monsieur le Président vous n’avez aucune autorité morale ; vous n’avez aucune crédibilité. Les deux tiers des américains ont honte de vous. Vous avez à peine moins de 25% de soutien de l’opinion publique de votre pays. Vous êtes - comme l’a dit ces derniers jours notre compagnon Alarcón – en train de faire les valises pour partir. Nous ne vous sous-estimons pas, bien entendu, vous êtes dangereux, vous détenez le pouvoir, mais vous n’avez pas de soutien, vous n’avez pas de crédibilité, vous n’avez pas d’autorité, notre peuple le sait, de plus il a lutté [le peuple], avant vous, avec neuf autres présidents des Etats-Unis et il est là et continuera d’être là.

De plus, Il y a dans les paroles du Président des Etats-Unis, une frustration très claire. Le fait que Cuba a déjoué tous ses projets, ses plans annoncés cette année, toutes ses initiatives, et que la Révolution continue ici, droite et solide, cela l’obsessionne. Nous sommes devant un Président qui a une obsession : le drapeau qui flotte ici victorieux qu’ils n’ont pu amener et qu’ils n’arriveront pas à le faire.

L’économie cubaine se renforce, les efforts de notre peuple fructifient. Maintenant la Révolution est plus forte, notre peuple a résisté avec une maturité politique et une unité exemplaires pendant les dures années de la période spéciale qu’il a du vivre.

Le blocus est isolé, pour nous il est plus clair que jamais que cette politique est insoutenable et que ce n’est qu’une question de temps ; de plus, c’est une politique qui ne soulève aucune sympathie à l’intérieur de États-Unis dont les citoyens sont également victimes de toute cette politique de persécution et d’agression contre Cuba.

L’unité de notre peuple est en train de grandir ; mais en plus nous venons d’avoir une preuve : des élections exemplaires dans sa transparence et son organisation, dans la participation massive populaire sans que le vote soit obligatoire. Plus de 95% de participation avec plus de 8.100.000cubains dans ces élections est une démonstration exemplaire de civisme, de culture politique, où il n’y a eu aucun scandale, rien à voir avec ce qui s’est déroulé à Miami lorsque vous avez été élu frauduleusement président. Des élections que n’importe quel observateur honnête doit reconnaître qu’elles se sont déroulées dans un climat de normalité avec une bonne participation populaire ; au milieu d’un débat populaire exemplaire sur nos difficultés à Cuba, et sur nos problèmes, stimulés par la Direction de notre Parti à partir de la discussion du discours de Raúl le 26 juillet dernier.

Nous estimons aujourd’hui cette réaction comme étant le fruit de cette désespérance. Le Président voit que son mandat s’achève, qu’il ne peut accomplir sa promesse et cela, assurément, ne le rend pas moins dangereux. Mais aujourd’hui, en plus, il y a dans son discours une intention vaine et ridicule ,de rassembler, afin de poursuivre sa politique contre Cuba, les militaires cubains, ceux qui constituent nos Forces Armées Révolutionnaires du Ministère de l’Intérieur. Il leur promet de les pardonner en leur laissant la vie sauve après qu’il ait prit le contrôle de Cuba, s’ils se repentissent, à temps, de servir leur peuple en défendant la Révolution.

Écoutez ! J’ai un message pour le Président de Etats-Unis : Vous délirez, vous êtes en train de délirer. Vous êtes en train de parler à une armée libératrice. Vous oubliez qu’à Cuba l’armée est le peuple en uniforme. Vous oubliez que plus de 350.000 cubains ont revêtu volontairement cet uniforme pour aller affronter le régime de l’apartheid que les Etats-Unis et d’autres pays occidentaux ont soutenu, qui avec leur victoire ont rendu possible la libération de la Namibie, la préservation territoriale de l’Angola, la libération de Mandela, la légalisation de l’ANC, l’éclosion d’une Afrique du Sud sans apartheid. Vous oubliez cela.

Vous promettez aux combattants de la sécurité cubaine que s’ils ne répriment pas le soulèvement que vous dites qu’il y aurait à Cuba, vous leur pardonnerez pour le futur. Vous oubliez que ces hommes et ces femmes luttent depuis un demi siècle contre plus de 600 de vos plans que vous avez organisé pour assassiner Fidel, qu’ils et qu’elles combattent la sale guerre et les bandes armées que vous avez crée et ravitaillé dans les montagnes de Cuba, qu’ils et qu’elles ont déjoué les plans de terrorisme contre Cuba. Vous oubliez que les hommes et les femmes qui portent cet uniforme sont le peuple au pouvoir parce qu’ici il y a une Révolution victorieuse que vous autres n’avez pas pu vaincre. Vous vous trompez.

Vous leur proposez, vous promettez aux fonctionnaires du gouvernement que s’ils trahissent leur peuple et qu’ils changent de camps en se présentant là devant vous, vous leur pardonnerez la vie dans le futur. Vous vous trompez, vous ne connaissez pas ce peuple. Vous croyez que ces gens du peuple sont des gens à l’image de ces mercenaires que vous autres payez, ici.

C’est certain, que ces mercenaires payés ici par les services spéciaux et le gouvernement des Etats-Unis, sont ceux à qui vous avez dégagé 9 millions $ l’an passé, mais cette année vous allez leur donner 45 millions de dollars, ceux-là mêmes qui étaient dans la Section des Intérêts nord-américains de la Havane, assistant sur place aux côtés des diplomates nord-américains, le discours du président Bush et applaudissant - je peux imaginer – les menaces proférées contre leur peuple. C’est pour cela qu’aujourd’hui, ici, nous revendiquons le droit à la Révolution de se défendre et d’employer tous les moyens à sa disposition, au respect de nos lois, à notre éthique pour défendre notre patrie.

D’autre part, dans ce discours il a eu la tentative de justifier votre politique contre Cuba par une supposée défense de la démocratie, des droits humains, et nous nous répondons que le président Bush n’a pas d’autorité morale pour dicter aux cubains ce qu’ils doivent faire. Vous n’êtes pas un libérateur, monsieur Bush, vous êtes un brutal envahisseur. Votre régime a envahi, a massacré, a torturé au nom de la liberté. Vous faites honte à vos compatriotes.

Vous avez autorisé l’existence de prisons secrètes, de vols clandestins. Vous avez légalisé envers les prisonniers l’usage de la torture, de la vexation. Vous maintenez le centre de torture dans la Base Navale de Guantánamo qui a été mondialement désavoué. Vous avez donné le feu vert à l’invasion et à l’occupation de l’Irak qui a coûté la vie à plus d’un demi million de civils innocents. Avec quelle moralité pouvez-vous venir dicter aux cubains les lignes de conduite sur leur futur, leur concept de respect des droits humains ou son système démocratique ?

Le Président a annoncé trois nouvelles initiatives sur cuba, preuve qu’il n’y a presque plus rien à essayer contre Cuba ni pratiquement plus rien à tenter. Il a dit qu’il était disposé à considérer l’octroi de licences à des organisations non gouvernementales et à des groupes religieux pour qu’ils fournissent des ordinateurs aux jeunes cubains, au peuple cubain ainsi que l’accès à Internet dans la mesure où le gouvernement cubain leur permette l’accès. Un communiqué ridicule qui ferait rire s’il n’était pas inséré dans cette recrudescence de la politique contre Cuba, dans un pays qui en dépit du blocus et des interdictions, en faisant d’énormes efforts - parce que l’on ne peut acheter des ordinateurs qui ont des composants nord-américains ou d’origine nord- américaine dans le marché international pour Cuba - , il y a déjà plus de 500.000 ordinateurs installés, et l’an prochain seront installés 150.000 autres. À partir de l’an prochain l’on pourra aussi assembler et produire , ici, dans notre pays 120.000 ordinateurs par an ; un pays où 602 Joven Club qui fonctionnent avec plus de 7000 ordinateurs qui donnent accès gratuitement à Internet à plus de 2 millions de cubains par an, qui a ces dernières années diplômé 1.300.000 jeunes cubains, qui accorde 32 types distincts de cours gratuits d’informatique, fonctionnant 24 h sur 24, qui incluent des programmes spéciaux pour permettre l’accès à l’informatique aux aveugles, aux personnes handicapées et aux anciens. Et vous, vous offrez des ordinateurs qui seraient apportés par des ONG organisations paravents du gouvernement des États-Unis. Notre pays refuse logiquement cette offre ridicule, qu’il ne prend pas au sérieux.

Vous avez annoncé, de plus, d’inviter des jeunes cubains, fils de vos contre-révolutionnaires et vos mercenaires de Cuba à un programme de bourses qui a été mis en œuvre pour l’Amérique Latine pour trois ans ; À un pays qui a 65 universités, dans lesquelles il est accordé 99 carrières universitaires où étudient 730.000 jeunes cubains qui représentent 69% de jeunes cubains qui ont l’âge d’aller à l’université, le taux le plus haut des les pays du Tiers Monde qui est favorablement concurrentiel et, attention que nous ne soyons pas le pays qui ait la plus grande proportion de jeunes âgés de 18 à 24 ans qui peuvent aller à l’université. Un pays qui a en ce moment, 30.000 jeunes de 120 pays du Tiers Monde gratuitement dans ses universités, 23.000 d’entre eux étudiant la Médecine.

Parler de quelques bourses a un pays dans lequel étudient aujourd’hui 70.000 jeunes cubains entièrement boursiers dans les universités, et pas seulement ces jeunes des autres pays mais également plus de 40.000 jeunes cubains qui bénéficient de l’alimentation, du logement, de rémunération, de livres, de soins médicaux gratuits ; un pays qui a universalisé l’accès à l’éducation, qui a aujourd’hui 3 millions d’étudiants, dont les succès en la matière sont reconnus dans le monde entier.

Le Président semble annoncer un minuscule programme pour former les cadres de la contre révolution et des groupes de mercenaires que vous payez. Inclus, les familiers de ces mercenaires que vous payez à Cuba pour qu’ils soutiennent votre politique, pour qu’ils vous aident à appliquer le blocus, n’ont pas d’obstacle à l’accès à l’éducation ni à la santé ni aux services que Cuba garantit à tous les citoyens. Personne ne leur refuse l’entrée même en étant des gens qui ne partagent pas les idées de la Révolution, les rêves de justice et la liberté de son peuple.

Il a annoncé la création d’un Fond International pour la liberté de Cuba qui dit que cela aiderait à chercher on ne sait quels crédits pour Cuba, afin que Cuba paye on ne sait quelle dette, et surtout, dans l’intention que d’autres pays mette de l’argent, parce que lui il veut démanteler la Révolution avec l’argent des autres, et en passant, il profite pour “passer la brosse” comme on dit à Cuba, et obtenir l’apport d’argent des autres comme on l’a vu dans sa guerre en Irak et dans d’autres guerres.

Ce sont les trois mesures concrètes qu’il a avancé mais il a annoncé que le temps est venu, qu’il est déjà en train d’approcher et que lui va venir libérer les cubains.

J’aimerais, finalement, expliquer ce que nous autres croyons réellement. Que le président Bush devrait se proposer en tant qu’agenda pour Cuba, et je vais maintenant énumérer les douze points pour cet agenda :

Premièrement : Le gouvernement des Etats-Unis doit respecter les droits à l’indépendance et la souveraineté des cubains, le droit à la libre détermination des cubains. On doit respecter le droit des cubains à avoir leurs institutions, leur système politique, leurs lois. Ce n’est pas de la compétence du gouvernement des Etats-Unis, si puissant soit-il.

Deuxièmement : Le gouvernement des Etats-Unis doit cesser immédiatement sa politique d’agressions et de menaces contre Cuba, qui de plus sont inutiles. Ils butent contre notre courage et notre détermination à être un peuple libre.

Troisièmement : Il doit arrêter d’intervenir grossièrement dans les affaires intérieures de Cuba. Il doit renoncer à l’idée qui a échoué de fabriquer une opposition interne à Cuba avec l’argent des États-Unis. Le gouvernement des États-Unis doit arrêter de financer ses groupes de mercenaires à Cuba.

Quatrièmement : le régime de Bush doit mettre fin aux actions subversives contre Cuba et à la guerre radiale et télévisé contre notre pays. Il doit démanteler les radio et télévision nommées “Marti” qui sont une offense au peuple cubain, qui salissent le nom de l’Héros National de Cuba avec des émissions de radio et télévision qui encouragent la violence, l’assassinat politique, et le sabotage économique.

Cinquièmement : le président des États-Unis doit lever immédiatement et sans condition le blocus génocidaire contre Cuba, et pour lequel il doit déroger à quelques lois et doit encourager le congrès à le faire ; car il faut rappeler que malgré qu’il ait parlé qu’il pouvait prendre des mesures pour lever le blocus à Cuba le jour où il aura vaincu la révolution, selon la loi nord américaine et parce que tout le blocus est codifié, les président des États-Unis ne pourront lever le blocus à Cuba, et le congrès ne les autorisera pas tant que toutes les propriétés ne seront pas rendues, non seulement celles qui étaient aux nord-américains, mais en plus celles des fervents de Batista, les bourreaux et les voleurs qui sont partis ensuite et qui devenus citoyens nord américains. Il doit abolir la loi Helms-Burton, il doit abolir la loi Torricelli et toutes les autres lois de ce genre qui maintiennent le blocus des États-Unis contre Cuba.

Sixièmement : il doit ôter l’interdiction des voyages à Cuba des nord américains qui est la violation d’un droit façonné dans sa constitution, il doit lever les interdictions de visites des familles aux cubains qui vivent là-bas, et auxquels, vous-même, monsieur le président, les empêchez de venir voir leur famille sur l’île, en violant ainsi leurs propres droits.

Septièmement : le gouvernement des États-Unis doit arrêter d’encourager l’émigration illégale depuis Cuba. Il doit éliminer la Loi criminelle Ajuste Cubano et la politique “pies secos pies mojados” qui encourage le trafic de personnes, la perpétuation d’actes violents avec pour but de pousser à émigrer.

Vous, monsieur le président, vous êtes responsable de ceux qui meurent encore en pleine mer, y compris des enfants, des femmes, qui essaient d’émigrer illégalement depuis Cuba. Vous êtes le responsable du trafic de personnes. Vous devez honorer les accords migratoires. Vous devez respecter le nombre de visas pour que les gens puissent émigrer légalement à Cuba, comme vous vous étiez engagé et que n’avez pas respecté cette année. Et vous devez aussi respecter votre engagement de faire revenir les gens à Cuba, ceux-là mêmes que vous interceptez en mer afin de ne pas encourager ces pratiques

Huitièmement : Le gouvernement des États-Unis doit cesser les campagnes agressives de sale propagande, de mensonges contre Cuba, au travers de ces moyens importants, qui avant, n’ont jamais été utilisés à cette fin.

Neuvièmement : vous devez libérer les cinq compagnons combattants, antiterroristes cubains, et qui sont prisonniers politiques dans les prisons nord américaines. Et je m’arrête un instant pour souligner que nous avons inviqué ici, aujourd’hui, spécialement à la chancellerie, la compagne Elisabeth Palmeiro Casado, épouse de Ramón Labañino Salazar notre compagnon et héros de la république de Cuba, prisonnier politique dans les prisons des États-Unis, condamné à perpétuité et à 18 ans d’emprisonnement pour avoir lutté contre le terrorisme aux États-Unis. Élisabeth nous te disons ” bienvenue “. Nous te réitérons tout notre appui et notre sympathie.

Il y a aussi notre compagne Magali Llort Ruiz, mère de Fernando González Llort notre compagnon, Héros de la République de Cuba, prisonnier politique dans les prisons des États-Unis, condamné à 19 ans de prison dont le seul délit a été de lutter contre le terrorisme, déjouer des plans qui s’ils avaient abouti auraient aussi assassiné des citoyens nord américains et des citoyens d’autres pays.

Avec nous il y a aussi le compagnon Cándido René González Castillo, père du compagnon René González Sehwerert, héros de la République de Cuba, condamné à 15 ans de prison, prisonnier politique dans les prisons des États-Unis.

Nous n’oublions pas en cet instant Olga Salanueva, l’épouse de René, qui est empêchée de rendre visite à son mari depuis plus de neuf ans, et à qui il lui a été interdit la possibilité même de le voir durant ces longues, dures et cruelles années de captivité.

Il y a avec nous aussi le compagnon Roberto González Sehwerert, frère de René, occupé comme les autres familles à faire prendre conscience sur la bataille pour la libération et le retour à leur patrie de nos cinq héros.

Et également avec nous la compagne Isabel Hernández Nordelo, la soeur de Gerardo Hernández Nordelo, Héros de la République de Cuba, prisonnier politique dans les prisons des États-Unis, condamné deux fois à perpétuité et à 15 ans d’emprisonnement.

Nous rappelons maintenant la compagne Adriana Pérez O’Connor, épouse de Gerardo, à laquelle le régime de Bush l’empêche de voir son époux depuis 1998, et auxquels ils empêchent également de concevoir un enfant, fruit de leur union.

Nous rappelons également Antonio Guerrero Rodríguez, Héros de la République de Cuba, prisonnier politique dans les prisons des États-Unis et condamné à perpétuité et à dix ans d’emprisonnement.

Nous leur donnons à tous, un message d’encouragement, de solidarité et notre certitude qu’ils reviendront et que toute la haine qui a été déversée sur eux ne fera pas fléchir leur volonté ni la notre jusqu’à ce que justice soit faite.

Dixièmement : le président Bush doit extrader au Venezuela, ou instruire un procès aux États-Unis contre le terroriste Luis Posada Carriles, qui est libre aujourd’hui grâce à des machinations des plus hautes autorités de l’État nord américain ; il se promène libre dans les rues de Miami, portant sur sa conscience de la mort de dizaines et de dizaines de civils innocents cubains et d’autres pays ; il est l’acteur principal intellectuel de l’explosion en plein vol de l’avion cubain, associé à un autre terroriste Orlando Bosch, qui a été pardonné et laissé libre également aux États-Unis grâce au père de l’actuel président, les deux personnages, anciens agents de la C. I. A, terroristes entraînés par la C. I. A durant les années dont le père de l’actuel président des États-Unis était directeur de cette agence. Le gouvernement des États-Unis protège ces terroristes parce qu’il craint qu’ils ne révèlent les secrets qu’ils connaissent sur les plans contre Cuba et contre d’autres pays, et surtout sur ce qui a été fait avec l’Opération Condor.

Le président doit éradiquer l’impunité des groupes terroristes qui se montrent encore aujourd’hui dans les chaînes de télévision de Miami, en s’entraînant avec des armes lourdes pour le jour où ils viendront à Cuba avec les troupes nord américaines, ou pour menacer avec des actes terroristes.

Onzièmement : le président des États-Unis doit fermer immédiatement le centre de torture qu’il a créé dans la base navale de Guantánamo dont l’existence est encore maintenue malgré le refus mondial. Le lieu où l’on exécute les pratiques de torture contre les prisonniers, qui sont interdites par les Conventions Internationales, exemple : les interrogatoires des prisonniers soumis à de hautes et à de basses températures, la simulation d’étouffement, les châtiments, les traitements cruels, inhumains et dégradants.

Au nom de quels droits humains parlez-vous, quand tout le monde sait que vous avez sur vos épaules la mort et la torture de prisonniers innocents ? Vous devez rendre à Cuba le territoire que vous occupez illégalement contre notre volonté avec la base navale de Guantánamo.

Douzièmement : vous devez arrêter avec les pressions contre la communauté internationale pour qu’elle soutienne la politique de votre régime contre Cuba. Vous échouerez, vous n’aurez pas l’appui de la communauté internationale. Vous pouvez trouver quelques rares alliés qui, par intérêt ou pour manque de valeur vous seconderont ; mais vous n’avez aucun soutien pour cette politique et vous allez échouer, nous vous le disons aujourd’hui, vous n’arriverez pas à vos desseins de détruire la révolution cubaine et à reconquérir Cuba. Comme Fidel a dit : ” vous autres vous n’aurez jamais Cuba ! ” ; vous devrez exterminer un peuple entier. Cela est prouvé en Irak, et cela a été prouvé au Vietnam, qu’aucune armée n’est invincible lorsque elle se bat contre un de peuple disposé à défendre sa souveraineté et qui a des causes et des raisons fondées pour lutter pour sa patrie.

Vos plans vont se briser. Monsieur le président, Cuba ne négocie pas sa souveraineté ; Cuba ne s’agenouillera pas. Vous ne parviendrez pas à nous soumettre avec votre blocus et votre tentative de nous vaincre par la faim et les maladies. Vous vous brisez contre notre courage.

Cuba ne pourra pas être amadoué, et notre unité ne sera jamais vulnérable. Notre peuple s’unit d’autant plus devant la menace et la superpuissance de l’Empire qui n’a pas pu le faire plier.

Nous avons aussi un message pour le peuple des Etats-Unis. Pour le peuple des Etats-Unis nous avons un message de respect et d’amitié. Nous ne vous accusons pas à vous, peuple américain, de la souffrance qui est causée à notre peuple et dont vous-mêmes souffrez.

Nous sommes sûr qu’un jour le blocus sera levé, qu’un jour vous pourrez avoir des relations normales avec un petit peuple voisin, dont les médecins étaient disposés à venir chez vous à l’époque de l’ouragan Katrina, afin de soulager et guérir les malades, les damnés. Et ce même régime qui maintenant menace une nouvelle fois Cuba, les avaient empêché de venir, en condamnant ces gens, parce qu’ils étaient Noirs et pauvres, à mourir là-bas sans assistance médicale. Un jour cela n’arrivera plus.

Notre message est aussi d’encouragement, de condoléances aux citoyens de Californie qui en ce moment souffrent des incendies de forêts. À l’avenir lorsqu’il se produira un nouveau désastre naturel dans un pays quelconque, un milieu de coopération s’imposera, comme a toujours agit le peuple cubain qui s’est rendu sur n’importe lieu où ses efforts et son aide ont été nécessaires. Mais aujourd’hui le régime qui gouverne les Etats-Unis empêche cela.

Nous adressons un message d’amitié au peuple des Etats-Unis. Nous ne nous trompons pas, nous sommes un peuple avec de la culture politique, nous sommes un peuple avec des principes, du respect et nous savons que vous aussi êtes victimes comme nous autres de cette politique, et nous savons que vous aussi un jour, vous allez vous affranchir de cette tyrannie qui vous a été imposé, qui envoie vos enfants, parce qu’ils sont pauvres, se battre dans des terres lointaines, pour tuer et pour mourir, pour piller les ressources naturelles à d’autres pays pour favoriser les intérêts mesquins d’une oligarchie ou d’une coupe d’intérêts derrière le pétrole et les ressources naturelles. Nous réagissons avec indignation mais avec sérénité. Nous ne menaçons pas, nous nous préparons. Nous ne paradons pas, nous ne nous vantons pas, nous maintenons notre cap. Il n’y a dans ce monde – et je le répète aujourd’hui ici – aucune force humaine ni naturelle capable de faire renoncer les cubains à leurs rêves de justice, de liberté et d’indépendance. Nous sommes une Révolution victorieuse, on doit nous respecter, nous avons gagné le respect du monde.

En ces jours où l’on commémore les 45 ans de la crise d’Octobre, et que nous sommes à quelques jours du vote à l’Assemblée Générale des Nations Unies sur le blocus des Etats-Unis contre Cuba, je veux souligner qu’il y a en ce moment dans le peuple cubain, la même sérénité, la même intégrité, le même sentiment d’unité nationale et d’orgueil patriotique que dans ces jours lumineux et tristes, comme les appelait le Che, et que le peuple cubain était prêt à affronter, de même, qu’un holocauste nucléaire, plutôt que de renoncer à ses principes et à sa souveraineté. C’est cela la détermination qu’il y a aujourd’hui à Cuba.

La Révolution cubaine ne pourra pas être vaincue, et nous le disons ici au Président de l’Empire qui menace Cuba, nous avons le soutien du peuple qui sait bien ce qui se joue en ces heures cruciales de son histoire et il ne pourra être ni trompé, ni soudoyé, ni menacé, ni soumis.

Ainsi nous réfutons, une par une, chaque parole de menace, de chantage contre Cuba, chaque phrase emplie de haine, et nous le répétons au Président des Etats-Unis, que ce qui est en train d’arriver c’est le jour où le peuple des États-Unis et le monde seront débarrassé de lui. Et ce qui est aussi en train d’arriver c’est le jour où nous obtiendrons la levée du blocus, et que ses [le président] menaces ne nous sortirons pas de notre chemin pour la construction d’une société plus juste dans ce pays, plus humaine, plus libre, avec plus de socialisme et plus de Révolution.

C’est ce message que nous avons pour le Président de l’empire qui menace avec des guerres dans lesquelles, lui, il ne participe pas, qui menace avec des invasions qu’il ordonne depuis l’arrière garde dans son refuge confortable. Mais si le moment doit arriver pour nous, c’est en première ligne que nous l’affronterons avec notre peuple.

Merci beaucoup. (applaudissements)

Parties essentielles du discours de Bush
http://www.granma.cubaweb.cu/2007/10/25/nacional/artic05.html

Traduction Danielle Bleitrach et Esteban

Posté par LE TACLE à 11:32 - Cuba - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

FAIRE CONNAITRE LA VERITE

...Celle qui n'est pas dans les médias laquais et menteurs aux ordres. Dire et redire toujours que les ennemis de Cuba et de l'Amérique latine en lutte sont également NOS ENNEMIS.
Bravo pour ton combat opiniatre et toute mon entière solidarité!
Tzigane

Posté par TZ., 16 novembre 2007 à 19:04

Merci...

Merci cher Tzigane,

Mon combat pour le peuple cubain ansi que pour les peuples des Amériques, est seulement un combat pour les aider à faire connaître leurs façon de voir les choses et leurs façons de procéder.

J'essaie de transcrire à leur demande leur aspiration au mieux vivre et au chemin qu'ils essaient d'entreprendre afin d'obtenir une société humaniste.

Le bloc impérialiste Américain et occidental veut par tous les moyrns empêcher qu'une autre forme de société puisse naître. Ce bloc assassin ne rechigne devant rien pour arriver à ses fins y compris d'affamer les peuples (Cuba certes avec le blocus indigne) mais également tous les autres peuples d'afrique qu'il étreint de sa poigne d'acier.

Nous autres européens sommes également de lâches et continuons d'agir en colonisateurs suçant la moelle de ces pays pourtant riches mais que nous pillons.

J'aide également des associations humanitaires qui me demandent de colporter et de dénoncer dans ma langue de naissance ce qu'ils dénoncent des atrocités sur les êtres humains, femmes, enfants, hommes de notre planète.

Cher Tzigane voilà ce qui m'anime et que je ferais toujours et toujours jusqu'à ma dernière goutte de sang. faire connaître ces traductions que l'on me demande au plus grand nombre.

Il n'y a pas de commentaires, c'est vrai, ce n'est pas le plus important; le plus important Tzigane c'est que mes textes sont envoyés à ceux qui me l'ont demandé et sont répercutés dans le monde entier, ensuite mon blog qui est petit ne contient qu'une partie de mon aide mais je peux t'assurer qu'il est visité de nombreux coins de la planète.

Merci cher Tzigane pour ton message d'encouragement, cela me réchauffe le coeur de savoir que d'autres personnes font de même à leur façon et avec d'autres moyens comme toi je suppose.

Amicalement,

Esteban

Posté par Esteban, 17 novembre 2007 à 11:13

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