16 juillet 2008
NICARAGUA : DANIEL ORTEGA SOUTIENT RAFAEL CORREA
Daniel Ortega soutient la décision de l’Équateur
de ne pas renouer les relations avec la Colombie
Le Président du Nicaragua, Daniel Ortega, qui s’est rendu à Quito ce lundi afin de rencontrer son homologue équatorien, Rafael Correa, a manifesté son appui à la décision du Gouvernement de l’Équateur de ne pas renouer les relations diplomatiques avec la Colombie. Devant rester moins de 24 heures dans le pays sud-américain, il a annoncé: « Nous soutenons entièrement la décision du Gouvernement équatorien de ne pas rétablir les relations avec la Colombie et, si pour cette raison, le Gouvernement de la Colombie décide de rompre les relations diplomatiques avec le Nicaragua, ainsi soit-il ».
Après l’arrivée de l’avion présidentiel à la base aérienne de Mariscal Sucre, le président nicaraguayen est allé immédiatement au Palais de Carondelet (siège de la Présidence) pour s’entretenir avec Rafael Correa qui l’avait invité.
Le leader sandiniste, qui arrivait du Venezuela où il avait assisté au Vè Sommet de Petrocaribe durant toute la fin de la semaine dernière, s’est solidarisé avec l’Équateur face à la violation de la souveraineté que ce pays avait du pâtir le 1er mars dernier. Cette opération dirigée par les militaires colombiens a été qualifiée par Ortega comme un acte de « terrorisme d’État » et avec l’aide logistique des Etats-Unis, contre un campement clandestin des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), dans la zone équatorienne de Angostura.
« Cette arrogance du Gouvernement colombien nous a énormément indigné, car au travers d’un typique acte de terrorisme d’État, il a bombardé sur le sol équatorien, un campement des FARC qui étaient en train de travailler à la paix », avait signalé le président nicaraguayen. L’attaque a laissé 25 morts, et parmi eux, un équatorien, quatre étudiants mexicains et le chef guérilléro Raúl Reyes, qui officiait comme médiateur afin de parvenir à un accord humanitaire ; de même qu’une autre mexicaine et deux colombiennes ont été blessées. Les trois femmes qui ont survécu au bombardement sont réfugiées au Nicaragua.
Le Président Ortega a exprimé sa “solidarité inconditionnelle” à Rafael Correa, dans ce qu’il a nommé la « bataille de la révolution » en ajoutant qu’il soutenait toute décision démocratique qui va en faveur du peuple et non de l’oligarchie.
Les Présidents acclamés par la foule
Pour accueillir le Président Ortega, dès midi, des milliers de personnes ont investi la Plaza de la Independencia, en face du Palais présidentiel de Carondelet. Là, le leader sandiniste a averti devant son auditoire qu’il fallait se méfier de ce que disaient les medias de communication parce que « la plupart d’entre-eux représentent des entreprises ».
Avant d’entrer dans le bureau présidentiel pour parler en aparté, les deux présidents ont salué la foule présente et ont entonné quelques chansons révolutionnaires. Ortega vient donc appuyer deux jours après, la déclaration de Correa, dans laquelle il insistait qu’il ne renouera pas les relations diplomatiques avec la Colombie (rompues depuis le 3 mars après l’agression militaire colombienne) tant que Uribe sera en charge de l’État.
Le 11 juillet dernier, depuis le Venezuela, le président Álvaro Uribe avait renouvelé son désir de « reconstruire » le plus rapidement possible les relations avec l’Équateur, après avoir tranché la crise diplomatique avec le Gouvernement de son homologue vénézuélien, Hugo Chávez.
D’autre part, la présence de Daniel Ortega à Quito se révèle 24 heures avant la venue du chef d’État du Venezuela, Hugo Chávez, à la province équatorienne de Manabí, lequel participera à côté du président Correa à la cérémonie d’ouverture de la construction du complexe de raffinerie-pétrochimique du Pacifique.
TeleSUR
Traduction: Esteban
Commentaires
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=351880&pid=9945781
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :
