LE TACLE

LA CONSCIENCE VAUT MILLE TÉMOINS

02 octobre 2009

CUBA : L'HISTOIRE DES CINQ CUBAINS TELLE QU'ON NE VOUS L'A JAMAIS RACONTÉE - Ricardo Alarcón De Quesada

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Auteur : Ricardo Alarcón De Quesada

SÉRIE SUR LES CINQ CUBAINS ÉCRITE PAR RICARDO ALARCÓN ET PUBLIÉE SUR CounterPunch . CLIQUEZ SUR LES TITRES POUR VOIR LES ARTICLES TRADUIS EN FRANÇAIS SUR HASTA SIEMPRE!:

Première Partie : LES HÉROS INTERDITS (I)

Vous souvenez-vous d’Elián ?
L’affaire Elián González, un garçon de six ans, retenu par la force par des inconnus contre la volonté de son père, dans un défi ouvert à la loi US et à la décence, avait été largement rapportée par les médias dans le monde entier. Miami, le lieu de la séquestration, s’était transformée en une sorte de ville sécessionniste US, lorsque le maire, le chef de la police, les politiques, tous les quotidiens et les commentateurs de radios et de télévisions, de concert avec les institutions religieuses et patronales, s’étaient unis avec certains groupes violents des plus notoires obéissant aux ordres des groupes terroristes et violents pour s’opposer à l’ordre des tribunaux et du gouvernement de libérer le garçon.
Il avait fallu envoyer une équipe des forces spéciales de Washington DC, pour lancer une opération secrète et rapide afin d’occuper plusieurs maisons, désarmer les individus qui étaient fortement armés et cachés dans le quartier, sauver le garçon et restaurer la loi. Tout le monde avait suivi l’information. Jour après jour.
Mais presque personne ne savait, qu’au même moment, exactement au même endroit – à Miami- cinq autres jeunes Cubains avaient été arbitrairement privés de leur liberté et subissaient une grande injustice. (...) (lire la suite sur HASTA SIEMPRE !)

Deuxième Partie : LA JUSTICE AU PAYS DES MERVEILLES (II)

(...) Les médias locaux ne se sont pas contentés de couvrir intensivement l’affaire , mais ils y sont également intervenus, comme s’ils avaient fait partie de l’accusation. Les Cinq avaient été condamnés par les médias avant même d’être accusés.
Le samedi 12 septembre 1998, très tôt le matin, tous les médias de Miami diffusaient sans discontinuer des flashes sur la capture de « terrifiants » agents cubains, « prêts à détruire les USA » (c’était la phrase que le Procureur adorait et qu’il a répété maintes et maintes fois durant tout le procès). Ce matin-là, le titre de Une fut : « Des espions parmi nous ». Simultanément, et fort à propos, le chef du FBI à Miami recontrait Lincoln Díaz Balart et Ileana Ros-Lehtinen, les représentants de la vieille garde de Batista au Congrès.
Une campagne de propagande sans précédent fut lancée contre cinq individus qui ne pouvaient pas se défendre, car ils étaient totalement isolés du monde extérieur, jour et nuit, pendant un an et demi, dans ce qu’on appelle dans l’argot de la prison « le trou ». (...) (Lire la suite sur HASTA SIEMPRE !)

Troisième partie : LE VISAGE DE L'IMPUNITÉ (III)

Quand les membres du jury se sont assis la première fois dans la salle du tribunal pour effectuer leur devoir de citoyens, ils ont du être probablement étonnés. Ils avaient, là, devant eux, les « célébrités de Miami » qu’ils avaient l’habitude de voir, jour et nuit, à la télévision locale. Et ils étaient tous ensemble, parfois ils souriaient et s'embrassaient, comme de vieux acolytes. Les kidnappeurs et les personnes chargées de « faire appliquer la loi » en connivence avec les procureurs (ces personnes courageuses qui jamais ne sont apparues lorsqu’un petit garçon était molesté par les médias).
(...) Les membres du jury les ont écoutés expliquer en détail leurs exploits criminels et en répéter plusieurs fois qu'ils ne parlaient pas du passé. Ça a été un étrange défilé d'individus qui comparaissaient devant Cour pénale, en reconnaissant leurs actions violentes contre Cuba. Des actions qu’ils avaient planifiées, préparées et entreprises à partir leur propre quartier.
Ils étaient là, à faire des discours, en exigeant la sanction la plus dure, en diffamant et en menaçant les avocats de la défense. (...) (Lire la suite sur HASTA SIEMPRE !)

Quatrième partie : LA MISE EN INCAPACITÉ DES CINQ CUBAINS (IV)

Les périodes d'emprisonnement disproportionnées imposées aux Cinq - Gerardo Hernández Nordelo (deux condamnations à perpétuité plus 15 ans), Ramón Labañino Salazar (une condamnation à perpétuité plus 18 ans), Antonio Guerrero Rodríguez (une condamnation à perpétuité plus 10 ans), Fernando González Llort (19 ans), et René González Seheweret (15 ans) - contrastent grandement avec celles qui ont été appliquées durant ces dernières années aux USA à d'autres personnes accusées d'exercer réellement de l'espionnage, certains à des échelles inhabituelles, et dans d'autres cas, ceux impliqués dans des actions armées violentes contre les USA. Aucun d'eux n’a jamais été condamné à perpétuité ; tous ont reçu des peines inférieures à celles des Cinq. Certains, ont même déjà accompli leurs condamnations et sont en liberté, et d'autres, qui étaient condamnés pour espionnage, ont été graciés et libérés par l'administration d'Obama.
En octobre 2011 René González aura fini de purger sa peine si la défense ne parvient pas à le faire libérer avant. En tout cas, il sera en liberté conditionnelle sous la mandature de l’administration actuelle. Est-ce que le président Obama tentera de le « mettre en incapacité » ? Interdira-t-on à René de faire quoi que ce soit qui puisse gêner les terroristes là où il voudrait que « l’on apprenne l’endroit où ils sont ou qu’ils fréquentent » ? (...) (Lire la suite sur HASTA SIEMPRE !)

Cinquième partie : LES HÉROS OUBLIÉS : DES ESPIONS SANS ESPIONNAGE (V)

La Cour n'a accusé aucun d'eux d'espionnage en tant que tel pour une raison très simple : rien de tel n’a existé et par conséquent une telle accusation ne pourrait jamais être prouvée. Les magistrats sont allés encore plus loin. Dans leur déclaration initiale ils ont averti le jury de ne pas espérer qu'ils révèlent un quelconque secret ni rien de ce style. La seule chose que devait faire la Cour était de « convaincre » les membres du jury que les accusés étaient des personnes vraiment dangereuses capables de fomenter une tentative de mettre en danger la sécurité nationale des USA à n’importe quel moment dans un futur imprévu. Ils ont également fait valoir, que les accusés devaient recevoir la peine la plus sévère possible, car ils étaient des types vraiment mauvais qui perturbaient la paix et la tranquillité de Miami. Vous rappelez-vous d’Elián ?
Pour atteindre ce but, malgré le contenu de leurs propres accusations, les magistrats ont fait, au cours du procès, des déclarations très violentes, accusant les Cinq cubains d’agir rien de moins que pour « détruire les USA » et en rappelant aux membres effrayés du jury que s'ils ne les condamnaient pas ils « trahiraient la communauté ».
À eux Cinq, les jeunes cubains ont reçu, quatre peines de prison à perpétuité plus 77 ans. Eux ne travaillaient pas à la Maison Blanche, ni au Pentagone, ni au Département d'État. Ils n'ont jamais pu ni essayé d’accéder à une quelconque information secrète. Mais ils ont fait quelque chose d’impardonnable. Ils ont combattu contre le terrorisme anti cubain et ils l'ont fait à Miami. (...) (Lire la suite sur HASTA SIEMPRE !)

Sixième partie : ACCUSATION À LA CARTE (VI)

Plus de sept mois après avoir arrêté et inculpé les Cinq cubains, le gouvernement US a présenté une nouvelle charge. La première fois, la charge était la « conspiration », mais cette fois c’était pour tentative d’homicide au premier degré qui visait, spécialement, l’un des Cinq, Gerardo Hernández Nordelo.(...)
La supposée « conspiration » était en elle-même une stupidité monumentale, incompréhensible pour tout esprit rationnel. On supposait que le gouvernement cubain avait décidé de provoquer une guerre totale contre les USA, un affrontement militaire qui, évidemment, avait donné lieu à un coup terrible non seulement pour le gouvernement cubain, mais pour toute la nation et son peuple. (...)
Quelque soit le délit, le mobile est toujours un facteur clé. Décisif. Quel aurait pu être le mobile de Cuba, pour provoquer un événement, précisément en cette période de 1996, la plus dangereuse pour la survie de notre pays sans allié ou ami dans un monde et un continent sous contrôle total des USA ? (...) (Lire la suite sur HASTA SIEMPRE !)

septième partie : Ç'EST ARRIVÉ À MIAMI (VII)

Le Tribunal Fédéral de première instance du sud de la Floride n'est pas un tribunal international, ni un organisme de l'ONU ayant compétence sur les questions qui concernent les relations entre les nations. Il a une tâche bien spécifique, qui consiste à déterminer si un accusé en particulier est coupable ou non d'un délit concret.(...)
(...) Le délit n’a jamais eu lieu. Pendant les sept mois du jugement, les procureurs n'ont présenté aucune preuve susceptible d’impliquer Gerardo dans l'événement tragique du 24 février 1996, de même qu’ils ne pouvaient pas démontrer, « au-delà d'un doute raisonnable », le lieu précis de l'incident – une chose que les experts du Bureau de l'Aéronautique Civile Internationale (OACI) n'avaient pas pu déterminer.(...)
Ç'est arrivé à Miami. À Miami c’est normal de kidnapper impunément un enfant de six ans, alors pour quelle raison serait-il si difficile de condamner un jeune pour un « crime » qu’il n’a jamais commis ? (...Lire la suite sur HASTA SIEMPRE !)

Huitième partie : LE JUGEMENT DE PRYOR (VIII)

Lorsque la décision historique unanime fut révoquée à la demande du Procureur Général de W. Bush (Voir 1ère partie de cette série), le même panel des trois juges devaient entendre les thèmes restants autres que celui de la localisation du procès, qui était le point sur lequel ils s’étaient appuyés pour exprimer leur avis mémorable. Cependant, entretemps, un des juges, le plus âgé et le plus libéral, avait pris se retraite et un autre avait été désigné pour le remplacer. Celui choisi pour cette fonction, William H. Pryor,  avait été nommé par Bush pendant une période d’interruption de séances du Sénat, et sa nomination, décrite comme « une des plus controversées de l'histoire récente », avait jeté un grand trouble au Sénat, qui l'avait confirmé avec l'opposition de 45 sénateurs [sur 100]. (lire à ce sujet Pryor Unrestraint, par Jeffrey St. Clair, CounterPunch, 14/6/2003.)(...)
(...) Pryor a été critiqué par certains des principaux quotidiens US, et a été décrit comme étant un « fanatique de droite incompétent pour juger ». Résumant son pedigree, Jeffrey St.Clair écrivait : « Lui, il va beaucoup, beaucoup plus loin que beaucoup d’idéologues extrémistes de son parti » (Pryor Unrestraint)(...)
(...) Cela aurait été le cas avec un « jury raisonnable » n’importe où ailleurs. Mais pas à Miami, dans la salle du tribunal, où les jurés apeurés étaient entourés par une bande d'individus qui vantaient leurs prouesses terroristes et qui avaient été capables de kidnapper Elián González, en totale impunité, et faisaient  écho aux procureurs pour demander la pire punition pour Gerardo. Cela aurait pu être compris par tout juge raisonnable. Mais pas par un « fanatique de droite qui n'est pas formé pour juger ».(...) (Lire la suite sur HASTA SIEMPRE !...)

Neuvième partie : L'APPEL IGNORÉ (IX)

(...) La décision unanime de l’ensemble des juges de la Cour d'Appel, après avoir examiné tous les aspects du cas pendant plusieurs années, d'annuler toutes les condamnations et d’ordonner un nouveau jugement, a été unique en elle-même, de même que le document de 93 pages qui expliquait l’acte. La décision du gouvernement, prise au plus haut niveau, d’exiger de la Cour en séance plénière d’annuler la décision a été très exceptionnelle de même qu’il a été très rare qu'on obtienne de la Cour l’acceptation à une requête si inhabituelle.
(...) En 2005, avant la décision de la Cour d'Appel, une décision très importante et unique avait aussi été adoptée de façon unanime par le Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations Unies. Ce groupe est une entité entièrement indépendante, et non un organisme intergouvernemental, il est composé de cinq juges - un pour chaque continent - qui ne représentent aucun État membre des Nations Unies et qui agissent exclusivement à titre personnel.
(...) Le groupe déclara: « le procès n'a pas eu lieu dans le climat d'objectivité et d’impartialité requis » et « le gouvernement [US] n'a pas nié qu’à Miami, le climat polarisé et préjudiciable contre les accusés a persisté et a contribué à présenter les accusés comme coupables dès le début. Le gouvernement n'a pas contesté le fait qu'un an plus tard, il avait admis lui-même que Miami n'était pas le lieu adéquat pour le déroulement d’un procès où il était prouvé que c’était presqu'impossible de choisir un jury impartial dans une affaire ayant un lien avec Cuba. » (...) Lire la suite sur HASTA SIEMPRE !...

Dixième partie : UNE INSULTE À L'HUMANITÉ (X)

(...) Le 6 mars 2009 douze mémorandums d’amicus curiae [amis de la cour, personnes extérieures au procès qui signalent à l‘attention de la cour des points de droit qu’elles considèrent comme pertinents, NdE] ont été présentés séparément à la Cour Suprême en soutien à la demande de révision des Cinq Cubains.
(...) Un groupe d'avocats usaméricains s’était porté volontaire pour préparer ces documents (comme le requiert la loi) en consultant et en coordonnant les nombreuses personnes impliquées, en présentant les documents en date et heure dans le respect formel des paramètres techniques et autres que la Cour avait établi.
(...) Nous ne saurons jamais ce que les juges ou leurs greffiers ont pensé, s’ils ont pensé quelque chose, de ces documents, Personne ne sait si, au moins, ils leur ont jeté un coup d’œil. Les amis de la cour n'ont obtenu aucune réponse ni entendu aucun commentaire, ni même reçu un accusé de réception d'un greffier.
(...) Un célèbre poète mexicain avait défini une fois l'attitude impériale des USA avec deux mots : arrogance et ignorance. La Cour, de toute apparence, incarne les deux, de manière…suprême. Lire la suite sur HASTA SIEMPRE ! ...

Onzième partie MISSION IMPOSSIBLE (XI)

Le 14 juin dernier, la Cour Suprême a tout simplement rejoint les deux autres branches du gouvernement dans la démonstration d’hostilité envers le peuple cubain. Pendant les années 90, l’état d’esprit officiel avait parmi ses caractéristiques principales une complicité avec la campagne terroriste qui a coûté des vies, de la souffrance humaine et des dégâts matériels, que les USA, au lieu d’ empêcher - comme c’était leur obligation - ont toléré et encouragé.
(...) C’est alors que M. Basulto et ses partisans ont multiplié leurs incursions aériennes. Basulto a été très franc en expliquant ses intentions. La supposée nature « humanitaire » de ses vols antérieurs – c'est-à-dire, aider des Cubains sans papiers à entrer aux USA - avait disparu depuis le 2 mai 1995 avec la nouvelle politique usaméricaine consistant à les renvoyer sur l'île. À partir de ce jour, comme l’a reconnu M. Basulto, les vols ont continué et se sont multipliés avec des objectifs de subversion.(...)
(...) nous avions réussi à obtenir un engagement très spécifique de la part du Président Clinton que ces provocations ne se reproduiraient plus jamais.(...) Mais dans cette ville particulière [Miami] (vous vous rappelez le cas Elián ?) on n’obéit pas toujours aux ordres du Commandant en Chef US. Aussitôt que la mafia de Miami a connu les instructions du Président, les provocateurs ont organisé leur dernière violation. C’est cette véritable conspiration, et elle seule, qui a mené aux événements tragiques du 24 février 1996.(...) Lire la suite sur HASTA SIEMPRE !...

JUSTICE_ET_LIBERT_

Voir les récits complets sur HASTA SIEMPRE!
Traduit en Français EG. Moncada
Révision : FG.
Tlaxcala-http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8413&lg=fr

Esteban

Posté par LE TACLE à 12:00 - Cuba - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

PETITE FLAMME...

Face au mensonge éhonté et à la manipulation de l'information par l'Empire et ses courtisans médiatiques, ces articles ouvrent les yeux de ceux qui sont pas encore atteints de cécité, d'amnésie.

CONTINUE DE TOUTES TES FORCES LE CHEMIN DE LA VERITE.
MERCI POUR TOUS LES OPPRIMES DE CETTE TERRE!

Fraternellement,
TZ.

Posté par TZ., 20 septembre 2009 à 14:09

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