Les envoyés ont décrit une scène éloignée des crimes contre l’humanité pour lesquels le Tribunal Pénal International enquête sur Mouammar Kadhafi.


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Le Grand Soir

La question n’est pas de savoir si la commission européenne a été roulée dans la farine par l’admnistration Kadhafi, mais de se demander comment il se fait que ce soit sur un site d’Amérique Latine que nous trouvions cette info... La publication de ce lien sur facebook a provoqué un tollé d’indignation. Il semblerait que le bon sens veuille qu’il soit désormais politiquement incorrect de publier une seul phrase qui ne dise pas que Kadhafi soit un monstre sanguinaire. Il ne s’agit plus d’une censure officielle mais de celle des internautes qui trouvent dans le conflit Libyen un défouloir à leur propre frustration et impuissance, dans le personnage ambiguë de Kadhafi un monstre symbole de tous les maux. C’est aussi sur cela, entre autre, que s’appuie la propagande de guerre.
Maryvonne Leray.

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Les supposés bombardement en Libye : Une science fiction

La mission d’experts envoyée par l’Union européenne (UE) à Tripoli Libye (capitale) pour obtenir des informations de première main sur la crise dans le pays, n’a pas pu corroborer l’existence de signes de combats ou de bombardements dans la capitale . En ce sens, le groupe a appelé au déploiement d’une équipe indépendante pour évaluer la situation et déterminer les responsabilités, ont déclaré les hauts fonctionnaires.

Les envoyés ont décrit une scène éloignée des crimes contre l’humanité pour lesquels le Tribunal Pénal International enquête sur Mouammar Kadhafi.

La mission, ordonnée par le chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, est retourné à Bruxelles et a annoncé mardi que la visite, qui a été limité à une partie de la ville, se passa sans incident et sans avoir reçu "aucune menace".

Un des fonctionnaires a souligné que l’atmosphère était "assez tranquille", avec du trafic et "des enfants jouant" dans les rues, et qu’il n’a pas observé de signes des bombardements et qu’il n’a à aucun moment entendu des coups de feu même si son impression de la situation a été d’un "calme avant la tempête."

La Cour pénale internationale enquête sur Mouammar Kadhafi, pour crimes contre l’humanité, après des plaintes constantes des États-Unis et ses alliés.

La première réunion de la mission européenne a eu lieu dans le ministère libyen des Affaires étrangères, où les fonctionnaires ont expliqué le but de sa visite au titulaire de ce portefeuille, Jarrod Ahmed, avec qui ils ont eu une conversation.

Le représentant de la Libye a insisté sur le retour des ambassadeurs européens, qui ont quitté le pays depuis le début de la crise, Il s’est engagé à les protéger et à faciliter le départ de ces citoyens européens et ceux d’autres nationalités qui veulent quitter le pays.

Un des points de la mission a été de recenser les citoyens européens qui restent en Libye, identifier ceux qui désirent partir et qu’elle est la situation des travailleurs étrangers.

Selon des diplomates, entre 100 et 300 citoyens européens sont encore dans le pays et environ 200 désirent partir, ils ont cherché à estimer ce qui peut être fait dans les prochains jours.

Des sources de la mission européenne ont déclaré qu’ils étaient préoccupés par la situation des droits humains en Libye, mais ont soutenu qu’ils ne peuvent pas prendre position sur les personnes responsables des violations alléguées car ils n’ont pas d’informations de première main. Ce que l’on sait vient de témoins ou des médias.

Malgré les déclarations de la mission envoyée par Ashton et dirigée par Agostino Miozzo, porte-parole en chef de la politique étrangère de l’UE, Michael Mann, a déclaré que "rien ne change" la position de l’UE que "e régime de Kadhafi devait partir".

Le leader de la Révolution libyenne a exhorté la communauté internationale de venir dans le pays et vérifier les faits. À cet égard, Mouammar Al-Kadhafi a rejeté la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies (ONU) qui sanctionne le pays pour violences sur la base des rapports des médias.

Le président a condamné le fait que l’organisme se soit basé sur les rapports de presse pour prendre une décision sans avoir ouvert d’enquête.

Il critique le fait que "les amis de la Libye" aient soutenu cette décision de l’ONU, sans avoir d’abord enquêté sur la situation que vit la nation et a averti que de telles résolutions sont susceptibles de menacer la souveraineté de nombreux pays.

Traduction : Maryvonne Leray

Source : Le Grand Soir

Article original sur Kaosenlared.net : "La delegación de la Unión Europea desmiente bombardeos en Trípoli"