Informations depuis la Libye 18/08

Ces derniers jours la "réalité" a été "magnifiée" par les multinationales de la presse -monopole du capital- pour laisser croire que les rebelles –mercenaires de l’OTAN- avaient intensifié les combats, fait des avancées importantes et qu’ils contrôlaient une grande majorité de villes dans toute la Libye. Cependant ces informations partiales font partie, une nouvelle fois, de la stratégie de désinformation de l’Organisation guerrière et meurtrière OTAN.

- Tripoli : À aujourd’hui la capitale vit presque normalement malgré les bombardements fréquents qu’elle a du subir. Les commerces sont ouverts et les gens se rendent normalement à leur travail.

- Zaouïa est entièrement calme et sous contrôle du gouvernement libyen.

- Les bombardements de L’OTAN sur Sabratha et Surman, ayant empêchés l’armée Libyenne d’avancer pour sécuriser les villes, devaient permettre l’entrée à des groupes de mercenaires (entre 20 et 30 véhicules), mais à Sabratha, la population qui aujourd’hui est armée a défendu sa ville et affronté ces petits groupes de criminels de l’OTAN qui venaient détruire et tuer. Il faut comprendre qu’il ne s’agit pas d’un affrontement entre deux armées mais d’un affrontement contre des petits groupes se déplaçant en véhicule et semant la panique. Selon les sources depuis Tripoli, les médias ont "magnifié " ce qui s’est passé à Sabratha car jamais ces mercenaires n’ont contrôlé quoi que ce soit de cette ville, et pour cause, partout dans le pays, ils ont le gros problème de n’avoir aucun soutien de la population. La majorité d’entre eux n'est même pas libyenne.

- Le passage entre la Tunisie et Tripoli est toujours ouvert mais depuis une semaine il n’est pas sans danger à cause des incursions des mercenaires qui visent les véhicules officiels. C’est une route qui est encore beaucoup fréquentée mais pour leur sécurité les convois officiels sont priés de ne pas l’emprunter.

- Benghazi : Des résidents nous racontent qu’il y a deux niveaux de train de vie. Le groupe qui dirige les "rebelles armés de l’OTAN" qui vivent dans le luxe et le reste de la population qui n’a plus d’argent car les banques sont vides. Il n’y a plus de gaz et les habitants se plaignent qu’ils n’ont plus rien et qu'une importante corruption s’est installée dans la ville. Des groupes armés pillent les maisons dont ils soupçonnent les propriétaires de soutenir le gouvernement libyen.

- Des affrontements ont lieu entre islamistes extrémistes et dirigeants des "rebelles armés".

- Beaucoup d’embrouille et de nombreux affrontements au sein même de la tribu de Younès.

- Il semblerait que ce soit Mustapha Abdul jalil et ses partisans qui aient tué Abdel Fattah Younès et qui maintenant veulent en finir avec Khalifa Hafter parce que lui aussi aurait trop pris de pouvoir, c’est pour cela qu’ils utilisent leur bras armé Al Qaïda. C’est la guerre entre ceux que l’occident considère comme le gouvernement légitime libyen (sic). Pour tous les libyens, il est clair que ces "rebelles" ne sont que des traitres désunis et corrompus, animés seulement par des intérêts particuliers.

- L’OTAN a tenté de récupérer Misratah après que l’armée libyenne en ait pris le contrôle.

- Pour cela, l’OTAN a transporté quelques 300 mercenaires par bateau et les a héliportés jusqu’à Misratah via Tawerga. Mais la défense de l’armée libyenne a été assez efficace pour garder le contrôle de la ville de Misratah.

- La ville de Tawerga a beaucoup souffert car l’OTAN l’a utilisée pour préparer l’attaque de Misratah.

- Dans les montagnes à l’ouest (les monts Nafusa) les mercenaires, dont parlent les médias aux ordres, ne sont que des petits groupes de mercenaires armés par l’OTAN qui ne contrôlent rien du tout mais qui tentent d’entrer dans les villes comme celle de Gharyan. Au pourtour de cette ville des affrontements ont lieu entre les mercenaires et l’armée libyenne appuyée par les citoyens qui prennent part au combat. Il n’y a pas de front, il s’agit de combats contre les mercenaires qui lancent des attaques sporadiques dans les rues.

- Gamal nous dit que " les rebelles ne sont pas une véritable force et que les gens sont contre eux. Ils ne peuvent pas contrôler les villes car ils n’ont pas le soutien des populations ".

- Tous les habitants de la ville d’Al Assabah défendent leurs maisons contre les "rebelles" qui tentent de créer le chaos…

Trad : Esteban

Source : "Desde libia...18/08"

Source vkontakteru (Pavel)

situationvilleslibye180811
En vert, les villes sous contrôle du gouvernement libyen
En rouge, celles où il y a des affrontements
En marron, occupées par les "rebelles de l'OTAN"


Les libyens n'acceptent ni ingérence, ni soumission. Les massacres de leurs bébés, leurs enfants, leur femme et leurs ainés ne sont pas monayables, pas tolérables. Face à l'adversité le peuple libyen s'unit et se soude encore plus fort, l'Occident l'ignorait, maintenant il le sait. Toutes les tribus du pays se sont engagées dans la défense organisée par le gouvernement libyen, les populations armées dans toutes les villes y compris à l'est du pays sont passées à l'offensive contre les mercenaires armés de l'OTAN. Si la coalition veut poursuivre avec sa conquête de l'Afrique, avec le pillage des dernières ressources que les libyens ne lui laissent pas contrôler, il va falloir, et elle en est capable,  qu'elle massacre 90% de ce peuple Libyen qui soutien ses dirigeants. Les peuples du monde vont-ils regarder et laisser faire ?...

Esteban