18 juillet 2008
COLOMBIE : LES FARC-EP, COMMUNIQUÉ DU COMMANDANT EN CHEF ALFONSO CANO
COMMUNIQUÉ DU SECRÉTARIAT
MESSAGE DU COMMANDANT EN CHEF
Aux combattants et à ceux qui luttent pour la Patria Grande et le socialisme. Alfonso Cano
Camarades de l’État Major Central, des États Majors des Blocs et des Fronts, des groupes commandos, des commandements des réseaux urbains, des colonnes, des compagnies, des guérillas, des escadres et des commissions, guérilléras et guérilléros, des commandements et miliciens bolivariens, militants du Parti Communiste Clandestin et membre du Mouvement Bolivarien : Recevez notre salut révolutionnaire que nous étendons à tous ceux qui travaillent à nos côtés pour une Nouvelle Colombie.
Durant toute la dernière semaine du mois de mai, nous avons reçu des messages de solidarité de toutes les unités fariennes, dans lesquels il est souligné la gigantesque dimension politique et militaire du Commandant Manuel Marulanda Vélez comme un des plus grands révolutionnaires de notre histoire, réaffirmant également sa loyauté absolue à son héritage, à notre engagement, à nos objectifs de transformation révolutionnaire et en offrant un appui total aux décisions prises dans cette conjoncture par la direction des FARC.
Le 27 mars, après le décès du Camarade Manuel, nous avions convenu que seulement à partir du 23 mai nous informerions de cela, les commandements et les guérilléros, les amis et les connaissances ainsi que l’opinion, tout en occupant cette période pour décider de ce qui était nécessaire de faire afin de garantir la continuité des plans en cours, comme effectivement cela s’est passé.
Nous avons réorganisé les fonctions au sein du Secrétariat et nous l’avons réajusté à identique de l’État Major Central, nous avons renforcé les États Majors des Blocs où il fut nécessaire de le faire, nous avons passé en revue la situation de l’organisation et le travail des masses, tout cela au milieu de la confrontation permanente et protégés avec l’indestructible cuirasse du secret des centaines de guérilléros avertis du décès de notre commandant en chef.
Ainsi, nous avons désigné, entre autres décisions, le camarade Pablo Catatumbo comme le nouveau chef du Mouvement Bolivarien pour la Nouvelle Colombie.
Notre échange d’opinions s’est avéré riche face à la situation actuelle, il nous a permis de ratifier, avec en tête sa propre direction, l’engagement révolutionnaire sacré des FARC-EP de maintenir ferme et bien haut les drapeaux de la Nouvelle Colombie, de la Patria Grande bolivarienne et du socialisme ; de réaffirmer la justesse de tous nos pans politico-militaires et notre capacité de combattants de la paix démocratique, c'est-à-dire de la paix avec la justice sociale, débarrassée de la faim, avec de l’emploi, un abri, la santé et l’éducation pour tous, avec une souveraineté nationale et assurée d’une véritable démocratie politique dénuée de violence et de corruption administrative.
Il est bon de rappeler que les FARC sont nées, il y a 44 ans, comme une riposte populaire et révolutionnaire à la terreur institutionnelle et para-institutionnelle de l’État, à l’ingérence honteuse yankee dans nos affaires intérieures, à la spoliation des terres et à son croissant monopole entre les mains d’un cercle réduit, aux profondes injustices sociales existantes et à la corruption vorace de l’oligarchie, toutes ces réalités qui actuellement s’amplifient au grand malheur de notre peuple.
En tant que révolutionnaires nous voulons et nous nous battons pour la réconciliation de la famille colombienne et pour la construction d’un nouveau tissu social juste, mais cette maudite oligarchie qui est un mélange de fortunes privilégiées et d’immenses propriétés, bercée d’or et de pouvoir politique, n’a pas voulu et ne veut pas partager un seul pouce de ses privilèges avec la majorité du pays. C’est pour cela qu’elle rejette toute réelle possibilité d’accords de paix.
Camarades: nous insisterons autant de fois qu’il sera nécessaire sur notre volonté de concrétiser un accord humanitaire qui fixe des règles claires quant à la [protection de la] population civile environnante et l’application obligatoire de cet accord de la part des deux parties, et qui avant tout, donne la priorité à la liberté des camarades extradés Sonia, Simón, Iván Vargas et de tous les prisonniers de guerre qu’ils soient d’un côté ou d’un autre.
Cependant, et ce n’est pas un secret, ce gouvernement n’a eu aucun intérêt à concrétiser tout cela, tout simplement parce qu'il reconnaîtrait de facto, le statut de belligérant à la guérilla révolutionnaire qu’il veut étiqueter de terroriste. C’est pour cela qu’il trouve tant d’excuses, de théories absurdes, des scénarios improvisés, de faux clichés et des actions de secours téméraires qui mettent en jeu la vie des prisonniers servant la satisfaction des délires de grandeur présidentiels.
Le Gouvernement a peut-être imaginé que les décisions unilatérales des FARC-EP de libérer les 6 prisonniers au début de cette année, étaient de la faiblesse, au lieu de penser qu’elles étaient des démonstrations indéniables de la volonté qui nous accompagne.
En dépit de cela, notre proposition de rencontrer le gouvernement afin de préciser les termes d’un accord reste toujours actuelle, de même que la générosité de plusieurs gouvernements amis grâce à leur décision de maintenir la communication et de redoubler les efforts afin de trouver des solutions politiques, puissent finalement parvenir à faire entendre au régime colombien, que nier ce conflit, déformer ses proportions et cacher son déchirement réel, ne solutionne rien mais au contraire aggrave et augmente les haines et les distances.
Nous persisterons dans nos efforts afin de parvenir à la paix démocratique par les voies civilisées du dialogue tel que nous l’avons toujours fait depuis 44 ans, c’est notre conception de la révolution, et tels sont nos principes.
Le soulèvement armé, la guerre par les guérillas, la clandestinité et l’activité conspiratrice répondent basiquement à la violence institutionnelle qui depuis la mort de Libérateur Simón Bolívar, est exercée par les puissants contre les majorités qui ont lutté pour la liberté, pour la terre, pour le travail, la justice, pour la démocratie et la souveraineté.
Nous ne faiblirons jamais dans la recherche de ces objectifs. Nous appuyons notre parole avec la pratique au jour le jour, dans le creuset du combat quotidien. C’est ainsi que nous l’ont enseigné Bolívar, Manuel, Jacobo et tous les personnages illustres et héros de l’histoire de la patrie. Nous avons engagé notre honneur et notre vie dans cet acharnement parce que nous sommes certains de la justesse et de la possibilité réelle de matérialiser le rêve d’une Nouvelle Colombie. Les difficultés ne nous effrayent pas, les menaces de l’oligarchie que nous avons entendu toute la vie ne nous font pas peur, nous ne croyons pas aux appels à la reddition et à la non dignité, pas même les judas n’acceptent les monnaies de leur opposant parce qu'avec cette morale jamais l’on pourra construire un pays meilleur, ni une société vigoureuse ni une famille solidaire. La valeur à construire comme pièce angulaire doit être le bien commun qui puisse s’appuyer sur une éthique transparente.
Camarades: Les chemins qui mènent à l’amplification de la lutte populaire dans ses formes les plus variées et à la conquête du pouvoir, n’ont jamais été faciles, ni dans notre pays ni dans aucune autre partie du monde, ni aujourd’hui ni avant. Seule la conviction profonde en la victoire, dans la justesse, dans la validité et la vigueur de nos principes et objectifs ainsi qu’un effort collectif monolithique, garantiront le triomphe. Nous informons les réactionnaires qui se font des films avec les FARC, que l’intensité de la confrontation nous a renforcé, nous avons resserré les liens avec les communautés, leurs organisations et les luttes populaires, nous avons élevé la discipline et le respect envers la population civile et enrichi notre expérience et notre apprentissage. Des guérilléros sont tombés parce que la lutte est ainsi faite, mais leur sang généreux répandu est également l’évidence de notre engagement total avec le peuple, d’autres camarades ont déjà recouvert les tranchées et beaucoup d’autres par groupe nous rejoignent , c’est aussi ainsi qu’ont été réalisés l’exploit de notre indépendance et tous les processus de libération de l’humanité où se sont déchaînés les démons de la guerre.
Nous sommes une force révolutionnaire avec suffisamment d’histoire, de force et de consistance pour surmonter la mort de notre Commandant en chef car lui-même nous a instruit et a participé à l’effort collectif de notre renforcement politique et militaire. Le Secrétariat, l’État Major Central, les États Majors des Blocs et des Fronts, les commandos à tous les niveaux, les commandements et les combattants des FARC-EP, nous garantirons le triomphe.
Nous poursuivons le combat afin de respecter tous les plans approuvés, en maintenant à fond la pratique de la guerre par les guérillas mobiles ; en amplifiant nos liens avec la population civile et avec le mouvement des masses qui résiste à l’offensive du grand capital et des propriétaires terriens, en intensifiant l’échange d’opinion avec toutes les forces réellement intéressées dans l’issue du conflit par la voie politique et pour arriver vers un grand accord démocratique et patriotique, devant la déliquescence d’une institution fracturée irréversiblement par le narcoparamilitarisme, l’autoritarisme totalitaire et l’agenouillement devant la Maison Blanche.
Nous devons inviter les communautés à dénoncer l’agression militaire du gouvernement, qui après le massacre dans la confrontation avec la guérilla, le massacre de civils présentés comme des guérilléros, la destruction des cultures, des champs et des réserves forestières avec les bombardements, génère le déplacement qui permet la spoliation des terres et terrorise au moyen de la menace directe, l’agression et le crime, celui qui tenterait de protester.
Nous devons faire plus d’efforts pour informer sur les centaines de combats journaliers qui sont livrés dans les campagnes et les villes parce que le régime occulte cette terrible réalité de guerre fratricide, de ses pertes et de ses revers, afin de diffuser que l’environnement peut se passer d’un contrôle officiel du territoire national.
Nous devons également rejeter le mensonge autour des supposés ordinateurs et des archives du Commandant Raúl Reyes, comme étant une manœuvre et une macabre manipulation pour une réélection [d’Uribe] qui cherche à tailler ceux qui ne partagent pas la stratégie présidentielle de la fameuse sécurité démocratique derrière laquelle se cache le rôle de la « tête de pont » assigné à notre pays par le Pentagone dans ses plans d’agression militaire contre les peuples d’Amérique Latine en cherchant à refaire son hégémonie impériale déjà détériorée.
La décision scandaleuse d’ériger une base militaire nord-américaine en Colombie, les prétentions d’une nouvelle réélection, le cancer de la narco para politique qui ont plongé les institutions dans un état final et les propositions consignées dans la Plateforme Bolivarienne doivent être des thèmes de rencontre et d’unité qui encouragent les colombiens à la convergence pour la construction collective et décidée de la paix.
Camarades: l’épée de Bolívar reste toujours dégainée et dans les mains de tous ceux qui comme nous, ne nous reposerons pas, tant que nous ne parviendrons pas à la justice sociale, à la démocratie et à la souveraineté, qui sont les véritables supports de la cohabitation. Cohabitation qui est le rêve de tous les colombiens.
À tous, une forte poignée de mains
Par le Secrétariat, Alfonso Cano.
(Juin 2008)
Traduction: Esteban
[NB: Certaine traduction littéralement baclée et complètement incohérente et incompréhensible circule au travers du net, comme on est jamais mieux servi que par soi-même, celle-ci est plus proche de ce que disent les FARC.]
17 juillet 2008
COLOMBIE : COMMUNIQUÉ DES FARC AU PRÉSIDENT NICARAGUAYEN DANIEL ORTEGA
Communiqué du Secrétariat Central des FARC
« Nous désirerions discuter personnellement avec vous ou avec votre délégué, au sujet de la guerre et de la paix »
Lettre au Président:
Commandant
DANIEL ORTEGA
Président du Nicaragua
Managua
"Je suis fils de Bolívar " (Augusto Cesar Sandino)
Nous vous saluons fraternellement depuis les montagnes d’où nous luttons pour la Nouvelle Colombie, La Patria Grande et le Socialisme. Les milliers de guérilléros des FARC vous adressent la même accolade, que celle, l’éternelle de Bolívar et Sandino. Nous étendons ce sentiment à la militance révolutionnaire du Front Sandiniste de Libération Nationale et au peuple héroïque du Commandant Carlos Fonseca Amador.
Merci pour votre indéfectible solidarité
De nos jours où l’on prétend reléguer ce principe distinctif des révolutionnaires à des niveaux non transcendants, nous avons ressenti avec force votre affinité et votre encouragement. Merci Commandant Daniel pour votre fraternité dans les moments si difficiles pour notre organisation, comme les assassinats de Raúl et Iván Ríos, et la mort de notre Commandant en Chef, Manuel Marulanda Vélez, devant lequel nous avons juré de vaincre, et nous vaincrons.
Votre décision d’accepter l’asile politique aux combattantes Susana et Diana, a été très courageuse, elles sont nos deux survivantes de l’attaque vicieuse de Bogotá et de Washington sur le campement de transit de Raúl, pendant que la politique hypocrite antiterroriste de l’empire tentait d’abuser de la décence de gouvernements indépendants et de sataniser les luttes de nos peuples.
Notre soulèvement armé est sous la tutelle du Droit Universel, il est pleinement justifié comme réponse légitime à la violence de l’État. Le Libérateur Simón Bolívar nous a inculqué que « l’insurrection se prononce avec l’esprit de paix, elle résiste contre le despotisme parce que celui-ci détruit la paix, et elle ne prend les armes seulement que pour obliger ses ennemis à la paix ». Il nous dit également « même si les conséquences de la résistance au pouvoir sont alarmantes, il n'est pas moins certain qu'un droit inaliénable existe dans la nature de l'homme social, tel qui puisse légitimer l'insurrection ».
Nos frères sandinistes savent très bien puisqu’ils ont affronté la barbarie de Somoza, que les révolutionnaires ne choisissons pas la forme de lutte, mais que c’est l’ennemi qui l’impose. L’État colombien est fils de Santander, faux héros national conspirateur avec le Secrétariat d’État des Etats-Unis, qui a tué Bolívar et a détruit son projet de construction d’une grande nation de républiques dans cet hémisphère. L’actuel régime des oligarchies descend de Santander qui en 1928 a massacré plus de 1500 travailleurs bananiers pour défendre les intérêts économiques de la United Fruit Company. Cette oligarchie libérale conservatrice a déchaîné dans les années 50 la violence partidaire qui a dévasté les campagnes et les villes en provoquant la mort de 300.000 colombiens ; elle a anéanti toute une génération de révolutionnaires en balayant à la mitraille l’Union Patriotique, un mouvement politique alternatif, auquel, dans les années 80, 5000 de ses dirigeants et militants ont été assassinés ; cette oligarchie a systématiquement tiré contre les dirigeants syndicaux et la population, elle a adopté le para militarisme comme stratégie contre les opposants et les insurgés à l’État en exécutant d’épouvantables massacres de citoyens et en provoquant au moyen de la terreur le déplacement forcé de plus de 4 millions de colombiens.
Les FARC sont nées après l’attaque militaire a Marquetalia en 1964. Elles sont une réponse populaire légitime à toutes les violences de l’État. Tant que les causes politiques, économiques et sociales qui l’ont généré se maintiendront, jamais la lutte armée ne perdra sa vigueur et sa validité. Nous nous érigeons en armes pour la paix et une justice sociale, et nous triompherons. Il y aura un nouveau pouvoir, une Nouvelle Colombie, la Patria Grande et le Socialisme.
Nous avons toujours envisagé la réalisation de l’accord d’échange humanitaire comme un premier pas vers la construction d’un environnement propice pour parler de la paix, mais il a été prouvé jusqu’à la nausée que les yankees n’ont pas programmé Uribe ni pour l’échange ni pour la paix. Seul un nouveau gouvernement, véritablement démocratique, issu d’un Grand Accord National, pourrait reprendre la voie de la recherche d’une solution politique au conflit social et armé que la Colombie est toujours en train de vivre.
Nous désirerions discuter personnellement avec vous, ou avec votre délégué, au sujet de la guerre et de la paix.
Avec nos sentiments de considération et d’estime compatriotes,
Le Secrétariat de l’État Major Central des FARC-EP
26 juin 2008
ESPAÑOL
Traduction : Esteban
12 juillet 2008
COLOMBIE : DECLARATION DES FARC-EP
ÉCLAIRCISSEMENTS SUR LA FUITE DES 15 PRISONNIERS DE GUERRE
Communiqué DES FARC-EP
1. La fuite des 15 prisonniers de guerre, du mercredi 2 juillet, a été la conséquence directe de la conduite méprisable de Cesar et Enrique qui ont trahi leur engagement révolutionnaire et la confiance qui aurait du les habiter.
2. Indépendamment de l’épisode tel qu’il s’est déroulé, malgré les victoires et les revers inhérents à la confrontation politique et militaire, nous maintenons en vigueur notre politique qui pourrait concrétiser des accords humanitaires afin d’aboutir à des échanges et qui protègent la population civile des effets du conflit.
À vouloir persister dans le "sauvetage vicieux" comme la seule et unique issue, le gouvernement devra assumer les conséquences de sa décision téméraire et aventurière.
3. La lutte pour libérer nos combattants politiques toujours prisonniers, sera toujours à l’ordre du jour dans l’ensemble des unités "farianas", tout spécialement dans son encadrement. Nous gardons tous nos compagnons dans notre esprit et dans notre cœur, .
4. Le chemin pour parvenir aux transformations révolutionnaires, n’a été facile dans aucune partie du monde et à aucun moment de l’histoire, au contraire, c’est pour cela que notre engagement se renforcera devant chaque nouveau défi ou difficulté.
5. La paix dont a besoin la Colombie doit être le résultat d’accords que doivent bénéficier les majorités, ce ne sera pas la paix des sépulcres soutenue sur la corruption, la terreur de l’État, la félonie et la trahison. Les causes pour lesquelles luttent les FARC-EP restent vivantes, le présent est à la lutte et le futur est à nous.
Secrétariat de l’État Major Central des FARC-EP
Montañas de Colombia, 5 juillet 2008.
Envoyé par Nikolas Stolpkin
traduction: Esteban
11 juillet 2008
COLOMBIE : SOLIDARITÉ AUX FARC-EP du PARTI COMMUNISTE BRÉSILIEN
[À
tous les intellectuels de pacotille soi-disant révolutionnaires qui se
mettent bien en rang derrière les déclarations dans l'air du temps,
conditionnées et aseptisées des autres anciens grands révolutionnaires
INFAILLIBLES, oui à tous ceux-là qui attendent et emboitent les
déclarations de leur icône, perdant alors toute leur fougue et toute
leur capacité d'opinion lorsque celui-ci a parlé, qu'ils prennent
exemple sur le PCB qui n'a pas besoin de polycopies pour s'exprimer en
conscience. Le PARTI COMMUNISTE BRÉSILIEN qui soutient les véritables
combattants est digne de porter le nom COMMUNISTE.
Ces intellectuels-guignols desservent les seuls véritables foyers de lutte contre l'impérialisme.
Que ces intellectuels rouillés et usagés reprennent les réflexes
sains, est du domaine de l'impossible, ils en sont incapables. À
force de s'auto-congratuler en vase clos, de se servir au même endroit et d'anônner des réflexions, ils sont devenus des abrutis. Ils gênent, QU'ILS PARTENT TOUS !] ......Esteban
ANNONCE DU PARTI COMMUNISTE BRÉSILIEN
Jamais, dans toute leur histoire, les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie-Armée du Peuple (FARC-EP) n’ont eu autant besoin de la solidarité des internationalistes du monde entier.
L’offensive médiatique et idéologique de l’impérialisme est en train de produire son effet.
Chaque jour, la gauche réformiste cherche à se démarquer de l’organisation insurgée colombienne, afin de ne perdre aucune voix, ni de terrain dans les medias, ni dans l’appareil institutionnel.
D’autre part, les raisons d’État ont amené bon nombre de leaders révolutionnaires latino-américains à faire des concessions qui contribuent à isoler les FARC, en soutenant objectivement une campagne de satanisation, agitée sans pitié par l’empire. Ils pratiquent une diplomatie à court terme, habités par l’illusion qu’avec la disparition de la guérilla, l’insatiable agressivité de cet empire diminuera, et qu’il sera de plus en plus conciliant.
Certains parviennent au point de ne plus critiquer le terrorisme d’État, qui a donné cause à la survie du mouvement guérillero de Colombie. Ils n’osent pas démentir la stigmatisation, même en sachant parfaitement que les FARC-EP ne sont qu’une organisation politique révolutionnaire, et non pas une organisation de narcotrafiquants et terroriste.
D’autres échafaudent des théories sur les formes et les méthodes de luttes, en déshumanisant les FARC, en comparant des processus révolutionnaires différents. Il ne leur vient pas à l’idée, dans leur discours humanitaire à sens unique, de se soucier de l’assassinat massif de milliers de combattants révolutionnaires ordonné par les véritables terroristes Bush et Uribe, dans le cas de la démilitarisation unilatérale de la guérilla, comme cela s’est produit il y a peu de temps. Ils en oublient même jusqu’à revendiquer des négociations de paix !
Mais, le plus triste c’est qu’ils ne pensent même pas à prendre en compte la nécessaire contrepartie aux véritables actions humanitaires que les FARC viennent d’accomplir :
LIBERTÉ POUR TOUS LES DÉTENU(E)S POLITIQUES COLOMBIENS!

PCB - Parti Communiste Brésilien-
PORTUGUÊS
ESPAÑOL
Traduction: Esteban
09 juillet 2008
COLOMBIE : POUR QUI LES FARC-EP SONT-ELLES UNE MENACE ?
Par Níkolas Stolpkin
La symphonie propagandiste d’Uribe s’étend de manière accélérée, après la « brillante » opération « Jaque » (Échec). Beaucoup de monde s’y associe sans même s’apercevoir qu’ils renforcent l’orchestre de la bourgeoisie capitaliste. Beaucoup de personnes claironnent, et de manière gratuite, leurs désirs particuliers d’en finir avec la violence armée qui se déroule en Colombie. Cependant, beaucoup oublient (soit par méconnaissance soit par ingénuité) le rôle qu’a joué l’État colombien au cours de ces 50 dernières années.
Il n’est pas surprenant, d’entendre ces humbles et savantes personnes cataloguer nos Forces Armées Révolutionnaires de Colombie de « terroristes », « bandits », « narcotrafiquants », « criminels », « groupes mafieux », « brigands ». Ces humbles et savantes personnes sont bombardées jour après jour par la machine propagandiste de l’État bourgeois colombien avec l’appui de l’impérialisme nord-américain. On ne peut donc pas s’étonner du relais propagandiste de ces mensonges dans la bouche de ces humbles et érudits. Il est hallucinant de voir la forte influence que peuvent exercer les medias de « communication » massifs au niveau mondial.
Il est très facile d’exprimer des désirs de « paix » ou des désirs comme « déposer les armes » ou « arrêter la violence » ou l’arrêt des « séquestrations », certes cela est concevable. Mais qui ne désire pas la paix? Qui ne désire pas vivre tranquille? C’est très facile d’exprimer tous ces désirs à partir d’une position qui ignore, dans sa propre chair, la violence qu’exerce l’État contre son peuple colombien. C’est très facile d’exprimer tous ces désirs à partir d’une position qui ignore, dans sa propre chair ce qu’est la faim, l'environnement, la violation, la torture, les menaces. Mais il faut d’abord voir d’où sortent tant de « désirs », et quelle est la matrice.
Cela peut paraître ironique, mais c’est de la machine propagandiste de l’État d’où sortent en premier tous ces « désirs ». Ensuite, ceux qui relayent ces « désirs » sont ceux qui aiment entretenir ou orienter les masses (Que l’on peut appeler des icônes publics du spectacle ou de la politique), et qui ont des liens profonds avec l’appareil bourgeois qui les nourrit. C’est certain qu’il est très facile d’exprimer des « désirs » de paix à partir de positions de servitude passive. Ensuite, parce que c’est la mode de figurer dans les medias, il y a ceux qui, avec un ravalement d’image, s’associent à ces « désirs » universels à cause de la pression internationale. Ce qui fait mal et qui gêne beaucoup d’autres, c’est que cette diffusion se fasse sans que soit dénoncé le rôle joué par l’État colombien.
Pourquoi devons-nous pointer du doigt dans la seule direction des FARC-EP ? Pourquoi devons-nous diaboliser les FARC-EP ? Pourquoi, ne parle t-on pas ou n’est-il pas dénoncé avec la même fougue le terrorisme d’État qui est appliqué en Colombie ? Évidemment, on le doit à la « perfection » du travail propagandiste de la bourgeoisie capitaliste qui a focalisé toutes les responsabilités sur les FARC-EP et, sans aucune pudeur sur le Para militarisme (organe crée par l’État colombien afin d’exécuter le « sale travail » d’éliminer toute résistance politique et militaire qui menace les intérêts de l’État bourgeois colombien !!!).
Je me demande et beaucoup d’entre-nous, nous nous questionnons : quelle menace, les FARC-EP, font-elles peser sur leur peuple ? Sont-elles une menace pour le peuple colombien ou pour l’élite du Pouvoir de la Colombie ? Sont-elles une menace pour le peuple ou pour les intérêts nord-américains ?
Lorsqu’il s’agit de détentions légitimes, de quels « civils » nous parle-t-on ? Doivent-ils être nommés des « civils » ceux qui représentent les pouvoirs politiques, économiques et militaires de Colombie ou de n’importe quel État étranger qui peuvent avoir des intérêts économiques dans la région ? Méritent-ils d’être désignés comme « civils » ceux-là mêmes qui font fonctionner la machine de l’État terroriste et capitaliste ?
C’est certain, que se sont les FARC-EP qui assassinent les dirigeants syndicaux ; se sont les FARC-EP qui ont assassiné dans les années 80 plus de 5000 compañeros de l’UP (Union Patriotique) pour avoir choisi la voie politique pour lutter contre l’État oppresseur ; se sont les FARC-EP qui ont obligé des millions de personnes à émigrer ; se sont encore les FARC-EP qui sont les responsables des millions de disparitions forcées !!!
C’est très surprenant le degré d’ignorance qui existe au sujet des violations de l’État terroriste colombien. La cécité est si importante que l’on peut même élire comme président un homme lié au narcotrafic et au para-militarisme ; un homme qui a ses mains tachées de sang pour avoir participé financièrement et par idéologie avec son frère Santiago Uribe au massacre de El Aro, à la fin des années 90 (précisément en 1997), quand cette figure de séminariste était le gouverneur du département de Antioquia. Quinze paysans sans défense avaient été cruellement assassinés ! Mais cela n’est rien à côté des autres trois mille paysans assassinés dont la responsabilité est attribuée à Álvaro Uribe par sa participation idéologique et financière !!!
Aujourd’hui cet assassin, collaborateur des narcotrafiquants et lié avec son frère au para-militarisme est le président de la Colombie : Álvaro Uribe. Mais qui s’en inquiète aujourd’hui. Félicitons-le pour la grande et « brillante » opération « Jaque ». Félicitons-le pour être parvenu à « sauver » « notre » « héroïne » Ingrid Betancourt.
Beaucoup de nos compañeros n’ont pas besoin d’être devins pour savoir comment agit l’État Capitaliste bourgeois lorsque ses intérêts sont menacés. Il n’est pas nécessaire d’être à l’intérieur du conflit pour connaître la nature de l’État Capitaliste lorsque ses intérêts sont menacés. L’Amérique Latine l’a vécu dans sa chair.
Les Escadrons de la Mort, au Salvador n’ont pas été une invention ; la Contra, au Nicaragua n’a pas été une invention de même que la Garde Nationale ; le Para-militarisme en Colombie N’EST PAS UNE INVENTION. Tous ont été financés par l’Impérialisme Nord-américain afin de freiner LES AVANCÉES de notre peuple en matière politique et organisatrice !!!
Je conseillerais à tous ceux qui rabâchent cette propagande créée au bénéfice de la bourgeoisie qu’ils aillent dans les zones de conflit et qu’ils vivent, en chair et en os, ce que c'est que d’être en proie aux atrocités de l’État contre le peuple colombien. C’est très facile de parler depuis des lieux où les balles ne sifflent pas.
Compañeros, les FARC-EP ne sont issues d’aucun caprice. Les FARC-EP sont une réponse légitime à la violence exercée par l’État bourgeois contre le peuple colombien. Ceux qui sont dans la jungle n’y sont pas pour « l’aventure-tourisme », ils résistent à tous prix contre le terrorisme d’État ; ils résistent à tous prix contre l’aide terroriste impériale des Etats-Unis qui s’affichent devant le monde avec l’excuse de combattre le narcotrafic et le terrorisme !!!
Dédicace
Cet article est dédié à tous ceux qui paraissent avoir oublié nos utiles « tables d’opérations ». À ceux-là, je leur conseille de s'en retourner réviser les classiques « tables d’opérations ».
Il n’est pas possible que les supposés combattants contre le capitalisme et contre l’impérialisme puissent déclarer au monde ou à leur peuple que 2 plus 2 font 5 ou que 2 fois 5 font 20. Appliquons les « mathématiques » comme il se doit. Les « mathématiques » ne sont qu’UN seulement.
VIVE LES FARC-EP !!!
SOCIALISME OU LA MORT !!!
stolpkin@yahoo.es
ESPAÑOL
Traduction: Esteban
07 juillet 2008
COLOMBIE : POURQUOI CE CHANGEMENT ?
En 2001 Ingrid Betancourt accusait Uribe d’avoir des relations avec les paramilitaires
Le livre " Le Pouvoir pour qui " montre qu’avant sa séquestration, la libérée accusait le président de la Colombie d’aujourd’hui, de représenter le « le grand pouvoir d’une extrême-droite de grands propriétaires terriens dont la fin justifie les moyens ». Mais aujourd’hui, voila qu’elle défend sa réélection et le présente comme un « grand président ».
Le jour de sa libération, l’ex-candidate à la présidence Ingrid Betancourt n’a pas cessé de couvrir d’éloges Álvaro Uribe, y compris en défendant l’importance de sa réélection présidentielle, entachée plus tard de la révélation que certains parlementaires furent soudoyés afin de voter en faveur de la Réforme Constitutionnelle qui avait permit cette même réélection. Betancourt avait justifié les opérations militaires colombiennes controversées au cours desquelles les droits humains avaient été violés un nombre de fois incalculable, elle avait aussi appelé l’Équateur à rétablir les relations avec la Colombie juste après les faits du 1 mars, lorsque fut perpétré le massacre de Sucumbíos suite à l’invasion illégale, qui se concrétisa pas l’assassinat de 25 personnes et dont de nombreuses irrégularités furent commises.
L’embrassade de Betancourt au général Mario Montoya, commandant de l’Armée colombienne, et à Juan Manuel Santos le ministre de la Défense tant décrié, a soulevé des polémiques et des suspicions.
Avant son enlèvement, Betancourt n’était pourtant pas aussi aimable avec le leader colombien. La journaliste Marialcira Matute avait compilé quelques phrases de la candidate, reprises dans le livre « Le Pouvoir pour qui » du journaliste colombien Oscar Collazos, imprimé à Bogotá par l’éditeur Aguilar en novembre 2001. Le livre réuni les entrevues réalisées avec les candidats à la présidentielle, Serpa, Sanín, Uribe, Garzón et Betancourt.
« Il faut en finir avec la politique selon laquelle la fin justifie les moyens, dont le candidat Álvaro Uribe est un des porte-paroles », avait dit Betancourt.
À la page 48 nous pouvons lire:
« …Un État qui négocie pour la paix ne peut continuer d’admettre des vases communicants tels qu’ils existent entre les forces militaires et le para militarisme. De la même manière que nous ne pouvons négocier sans avoir fait auparavant un pacte de dénarcotisation de l’État colombien. L’État ne peut s’asseoir a une table de négociations tant qu’il a des liens, même qu’ils soient isolés et individuels avec le para militarisme ».
À la page 50:
« … Il faut en finir avec la politique selon laquelle la fin justifie les moyens, dont le candidat Álvaro Uribe est un des porte-paroles. Cette politique veut dire que pour défendre la Constitution il faut tuer, alors on tue. Si le para militarisme a existé en Colombie, et cela tout le monde le sait, c’est parce qu’il a eu une absence de l’État ».
À la page 55:
« Pour moi, Noemí Sanín, Serpa et Álvaro Uribe sont trois pieds de la même table » … « trois facettes du même établissement décadent ». Álvaro Uribe Vélez est le « grand pouvoir d’une extrême droite des grands propriétaires terriens dont la fin justifie les moyens ».
Collazos qui commente en pointant Betancourt: « …Rien n’a figuré dans la presse, même pas son implication dans un autre scandale comme celui quelques mois avant où elle s’affichait à Barranquilla aux côtés du candidat Uribe Vélez, qu’elle avait accusé d’avoir des liens avec le para militarisme ».
Betancourt avait été dans le même parti Libéral dans lequel avait milité Álvaro Uribe, c’est de là qu’elle a du connaître beaucoup de détails sur lui. Ensuite elle l’a laissé pour former son propre parti, le parti Vert Oxygène.
Autres phrases de la famille de Betancourt:
« En Colombie nous savons que le Président est très impliqué avec les paramilitaires ». C’est la fille d’Ingrid Betancourt qui avait prononcé cette phrase mardi dernier au cours d’une émission de la télévision française. Elle avait dit également « nous savons maintenant que ce ne sont pas les Farc qui avaient posé la bombe dans l’École Militaire mais que c’était l’Armée » et ce fut cette « excuse qui avait été prise pour arrêter les négociations avec les Farc, promises par le Président Uribe ».
Source: www.polodemocratico.net
« Le Président impliqué avec les paramilitaires », Mélanie Delolle Betancourt
Paris, 24-5-07
Yolanda Pulecio avait déclaré qu’elle priait pour que Uribe ne trouve pas sa fille Ingrid Betancourt « J’ai très peur que l’on donne une preuve de vie de ma fille, par peur qu’ils découvrent les personnes, qu’ils sachent où se trouve ma fille et que le président (Uribe) lance des opérations militaires et tue ma fille, justifiant cette guerre et disant que c’était la guérilla qui l’avait tué ».
Source: www.elcomercio.com.pe
« Je prie pour que Uribe Vélez ne retrouve pas ma fille »
Pérou, 9 -12-2007
Le 2 juillet 2008, après avoir été libérée, Ingrid Betancourt avait affirmé aux medias que la médiation des présidents vénézuélien, Hugo Chávez, et équatorien Rafael Correa est très important dans le processus de paix en Colombie, mais sous la condition de « respect à la démocratie colombienne ». Elle a affirmé : « Les colombiens avons élu démocratiquement notre gouvernement, jamais nous n’avons élu les FARC » épaulant ainsi la réélection de Uribe, celui qu’elle avait également nommé « notre grand président ».
Source: Divers medias nationaux et internationaux
Uribe: « notre grand président ».
Ingrid Betancourt , 2 juillet 2008
Luigino Bracci
Yvke Mundial
Traduction: Esteban
22 juin 2008
COLOMBIE: LES FARC APPELLENT LES POLICIERS ET LES SOLDATS COLOMBIENS À VENIR REJOINDRE LEURS TROUPES
Dans un communiqué divulgué ce vendredi, les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) ont appelé les policiers et les soldats de Colombie à venir rejoindre leurs troupes « pour faire face aux fléaux que les gouvernements ont été incapables de résoudre ».
Dans le document signé par le Bloc Oriental du groupe armé, les raisons qui maintiennent la guérilla dans la lutte révolutionnaire y sont énumérées.
Parmi elles, il est souligné que « la classe politique oligarchique et des propriétaires a été incapable de résoudre les conditions de misère et d’inégalité que le pats est en train de vivre ».
Les FARC réaffirment tout autant, leur objectif de « prendre le pouvoir avec le peuple afin de résoudre les problèmes profonds qui affectent de la même façon tous les colombiens ».
Ils sollicitent les policiers et les soldats pour « qu’ils demandent leur démission et se retirent de l’armée qui ne défend seulement que les intérêts de l’impérialisme et les maîtres fortunés du pouvoir ».
Ci-après, le texte complet du communiqué:
Appel aux soldats, aux policiers, aux officiers et sous-officiers patriotes
1- Les guérilleros des FARC-Armée du Peuple [FARC-EP], nous avons prit les armes parce que la classe politique oligarchique et les propriétaires terriens a été incapable de résoudre les conditions de misère et d’inégalité que le pays est en train de vivre et parce qu’ils n’ont pas construit de projet qui unisse le sentiment patriotique, les désirs de souveraineté et de dignité que nous a légué le Libérateur Simón Bolívar.
2- Les libéraux et les conservateurs au pouvoir se sont acharnés à appliquer des doctrines économiques et militaires étrangères imposées par les entreprises nationales et multinationales puissantes qui ne cherchent seulement que leur propre bénéfice et celui des puissances étrangères au détriment des intérêts de développement social et économique du pays.
3- Nous, guérilleros bolivariens, recourons à la tactique de la guérilla mobile, où notre principal allié sont les masses populaires, les montagnes et nos profondes convictions idéologiques. Nous ne reconnaissons pas l’autorité de l’État, nous prélevons un impôt aux riches dont le patrimoine est supérieur au million de dollars et notre objectif stratégique reste clair : la prise du pouvoir avec le peuple afin de résoudre les profonds problèmes qui affectent de la même façon tous les colombiens, y compris les propres familles de soldats et de policiers.
4- Il vous revient, à vous, membres de l’Armée et de la Police Nationale, la tâche ingrate et antipatriotique d’assassiner, de réprimer et de torturer toute personne qui se lève, proteste et s’organise contre l’ordre établi, pendant que les privilégiés et leurs propagandistes profitent des richesses, de l’immunité et de la sécurité.
5- Sous prétexte de la théorie de la Sécurité Nationale ou de « l’ennemi intérieur », l’État vous oblige à tuer vos propres frères : dirigeants populaires, syndicaux, paysans et de gauche, c’est pourquoi ils organisent des groupes de tueurs à gages et de paramilitaires. Ils troquent l’uniforme de campagne du soldat contre l’uniforme noir du paramilitaire pour brouiller et démoraliser le peuple, faisant que tous leurs crimes restent protégés dans l’absolue impunité.
6- Dans nos Statuts et Règlements Internes, il est envisagé le total respect à l’intégrité physique et morale de tout militaire qui est fait prisonnier au combat. Jusqu’à aujourd’hui nous avons délivré unilatéralement plus de 500 soldats et policiers qui ont été fait prisonniers dans divers combats, et au Bloc Oriental nous avons plus de 40 prisonniers, officiers, sous-officiers et représentants de la classe politique corrompue et de l’État, qui espèrent la décision et la volonté politique du gouvernement actuel pour être échangés contre nos combattants qui sont injustement détenus dans les prisons du régime.
7- Soldats et policiers patriotes: abandonnez votre haine et pointez vos armes contre le véritable ennemi, les ennemis de la Nouvelle Colombie. C’est le moment de demander votre démission et de vous retirer de l’Armée qui ne défend seulement que les intérêts de l’impérialisme et celui des maîtres fortunés au pouvoir. C’est l’heure de vous unir à l’autre Colombie, celle qui se dresse avec dignité, celle que les medias de la communication veulent ignorer, celle dont les usurpateurs de la richesse veulent rayer de la carte avec leurs plans de terreur, celle qui déteste les politicards et qui se gausse des généraux. La Colombie qui a faim et soif de justice nous encourage à persister dans cette lutte. Nous vous espérons de notre côté avec vos fusils, avec votre esprit et votre cœur.
Un véritable soldat colombien est celui qui lutte et qui défend son peuple, en capturant ou en exécutant ceux qui ont saigné le peuple colombien ; généraux, politiques corrompus et congressistes au service de la classe d’exploiteurs, paramilitaires et tous ces autres guerriers de pacotille qui depuis leurs chaires et leurs milieux de communication attisent la guerre.
Guérilléros du Bloc Oriental des FARC-EP
Montañas de Colombia
TeleSUR
Traduction : Esteban
25 mai 2008
COLOMBIE : LE SECRÉTARIAT DES FARC CONFIRME LE DÉCÈS DE MANUEL MARULANDA
La chaîne TeleSur informe que "Le membre du secrétariat et le porte-parole des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), Timoleón Jimenez, a confirmé par l’intermédiaire d’une vidéo adressée à TeleSur, la mort du chef et fondateur de ce groupe armé, Manuel Marulanda, également connu sous le nom de « Tirofijo »".
Sur la bande audiovisuelle , le porte-parole a signalé qu’avec « un immense regret ils informent que Manuel Marulanda est décédé le 26 mars d’un infarctus dans les bras de sa compagne, entouré de sa garde personnelle ainsi que de ses compagnons ».
« Nous lui disons au revoir au nom des milliers et des milliers de guérilleros des FARC » (…) et il a ajouté « le grand chef est parti ».
Conforme au communiqué officiel, Jiménez, a déroulé la trajectoire politique de Marulanda et a souligné son « leadership et sa capacité militaire », de même qu’il a réaffirmé que la lutte des FARC continue d’être la « lutte pour le pouvoir politique, la lutte pour une société de justice sociale et la lutte pour le socialisme ».
Le porte-parole a annoncé que Alfonso Cano assumera la charge de Marulanda, de même que Pablo Catatumbo intègre le Secrétariat, Bertulfo Alvarez et Pastor Alape seront leurs suppléants. Il a aussi annoncé que l’organisation a confiance dans leurs principes révolutionnaires « nous continuerons nos tâches en accord avec nos plans » a-t-il souligné.
Par rapport à la position des FARC au sujet des accords humanitaires, il a averti « nos propositions envers les accords humanitaires et la sortie politique restent toujours en vigueur »…« Ils seront le résultat d’une convergence et génèreront des efforts communs afin d’arriver à la paix »
La déclaration s’achève par un salut pour le 44è anniversaire du groupe rebelle avec un « hommage sincère à Manuel Marulanda ».
« Devant l’Autel de la patrie nous jurons de gagner », ainsi se termine le discours, indique TeleSur.
Pour sa part la radio YVKE Mundial diffuse l’information et présente la vidéo de Timoleón Jiménez.
TeleSUR/YVKE Mundial/ANNCOL
ESPAÑOL
Traduction : Esteban
Peut-être que le nacotrafiquant terroriste, Uribe, pensait qu'avec Marulanda et Reyes mort, les FARC allaient renoncer à leur lutte légitime, celle dans laquelle il ont été obligé de s'engager, au regard des assassinats de leurs élus officiels perpétrés par les paramilitaires des autorités gouvernementales.
Une guérilla n'est pas une armée avec des stratégies théoriques, les guérilléros sont formés sur le terrain et sont de véritables combattants. Les FARC qui depuis 44 ans se forment à ces combats ont des cadres qui sont capables à chaque instant de prendre la relève. Uribe va jouer sur un possible affaiblissement des FARC, il en appelle déjà aux guérilléros de déserter cette organisation, cela qui risque d'être contre productif et compliquer encore la sortie politique et humanitaire de ce conflit, avec une aggravation de l'état des otages. Mais que lui importe à ce terroriste d'Uribe, les EEUU sont là pour lui rappeler qu'ils sont les payeurs.
Esteban
09 avril 2008
Les FARC: COMMUNIQUÉ DU 4 AVRIL 2008
Les FARC affirment que la misssion médicale française organisée pour soigner Ingrid Betancourt n’est pas recevable
1. La libération unilatérale de cinq congressistes et d’une ex candidate à la vice présidence, réalisée entre janvier et février, a été avant tout un geste de générosité et de volonté politique des FARC, et non pas une faiblesse ou le résultat d’une pression, comme l’affirme avec équivoque le gouvernement de monsieur Uribe. De telles libérations ont obéit à une décision souveraine du commandement des FARC et encouragée par le travail humanitaire persistant du Président Hugo Chávez et la sénatrice Piedad Córdoba.
2. Depuis la dernière libération unilatérale du 27 février nous sommes restés dans l’attente du décret présidentiel ordonnant le départ des militaires de Pradera et Florida afin de concrétiser là-bas, avec la garantie de la présence de la guérilla, l’accord de l’échange humanitaire. Les guérilléros prisonniers dans les géôles de Colombie et des États-Unis sont notre priorité. Nous réfutons le faux qualificatif de délit politique qui prétend empêcher que les guérilléros soient libérés. Nous ne réclamons à personne le statut de réfugié, synonyme déguisé d’exilé et de l’institutionnalisation d’un délit d’opinion.
3. Nous déplorons profondément que pendant que nous favorisions des faits palpables en direction de l’échange de prisonniers, le Président Uribe planifiait et exécutait l’astucieux assassinat du commandant Raúl Reyes, **tuant l’espérance d'un échange humanitaire et de Paix. Celui qui ordonne à ses généraux le recours militaire à feu et à sang, ne veut pas d’échange. Celui qui offre des millions de dollars en incitant la désertion avec les prisonniers, n’est pas pour l’échange. Çà c’est Uribe : l’obstacle principal et l’ennemi numéro un de l’échange. C’est pourquoi, l’attente du dénouement fatal, est son pari irresponsable.
4. Pour les mêmes raisons exposées au CICR du 17 janvier, la mission médicale française n’est pas recevable et encore moins lorsqu’elle n’est pas le résultat d’une concertation, d’autant plus de la mauvaise foi d’Uribe devant le gouvernement de l’Élysée, et d’une cruelle plaisanterie aux expectatives des familles et des prisonniers. Nous n’agissons pas sous le chantage ni sous l’impulsion de campagnes médiatiques. Si au début de l’année le Président Uribe aurait fait dégager pendant 45 jours Pradera et Florida , autant Ingrid Betancourt que les militaires et les guérilléros prisonniers auraient déjà retrouvé leur liberté, et ce serait la victoire pour tous.
Du Secrétariat de l’État major des FARC-EP
Montañas de Colombia, 4 avril 2008.
ABP
** NdT:littéralement : “blessant mortellement”...
Trad : Esteban
05 avril 2008
COLOMBIE : Dix syndicalistes assassinés depuis le début de l’année
La Confédération Syndicale Internationale vient de constater avec une énorme préoccupation que les assassinats, les attentats et les menaces de mort n’effrayent pas en Colombie et que les autorités ne sont pas saisies pour mener une investigation exhaustive des délits commis presque chaque jour contre le mouvement syndical.
Le climat de harcèlement, de menaces et d’attaques contre les leaders syndicaux est une chose qui est maintenant difficile à supporter. Depuis le début de l’année, ce sont 10 travailleurs et travailleuses qui ont payé de leur vie le fait d’être syndicalistes et de lutter pour améliorer le sort de la classe des travailleurs colombienne. Les syndicalistes assassinés ou menacés font partie de tous les secteurs, l’éducation, les banques, la santé. Le 2 février, pendant l’accomplissement de son travail d’élu au Parque Nacional la Macarena, José Martín Duarte Acero de SINTRAMBIENTE-CGT a reçu une balle à travers l’épaule, décédant quelques minutes après avoir averti sa famille avec son portable.
Rafael Boada, Président du syndicat des employés bancaires UNEB, Seccional Bucaramanga a été victime d’une attaque armée le 7 mars. Deux individus sur une moto ont tiré deux balles traversant le pare brise. Par chance il en est sorti indemne. Il avait déjà reçu plusieurs menaces de mort.
Plusieurs de ces assassinats ont eut lieu étrangement autour de la marche « Pour la Dignité des Victimes » organisée en Colombie le 6 mars 2008 avec l’appui du mouvement syndical en hommage à – et en solidarité avec - toutes les victimes de l’arbitraire et du conflit armé et, évidemment, avec les familles des 2574 syndicalistes assassinés ; avec les plus de quatre millions de déplacés qui en grande partie ont été dépossédé de leurs terres et de leurs biens ; avec les plus de 10.000 disparus ; avec les centaines de personnes séquestrées et avec les milliers d’assassinés dans une centaine de massacres et d’attentats sélectifs. Dans une lettre envoyée au Président Uribe par la CSI, son Secrétaire Général, Guy Ryder l’exhorte à mener au bout une investigation exhaustive de tous les délits commis et le prie en particulier, de déployer les mesures de sécurité nécessaires afin que ces menaces d’assassinats ne soient pas mises à exécution. Les mêmes faits ont été communiqués à l’Office International du Travail (OPI) dans le cadre d’une plainte officielle de la CSI contre le gouvernement colombien pour violations répétées de la liberté syndicale.
“C’est un devoir – dit Guy Ryder – de mettre fin à tous les actes de harcèlement contre les membres des organisations syndicales, identifier les responsables, les traîner devant un tribunal compétent et impartial et leur appliquer les sanctions prévues par la loi dans le but que ces crimes ne tombent dans l’impunité totale et que les travailleurs(ses) colombiens puissent exercer leurs droits librement sans mettre leurs vies en péril ».
La CSI représente 168 millions de travailleuses et de travailleurs dans 155 pays et territoires et compte 311 organisations nationales affiliées.
Español
Trad: Esteban
L'organisateur de cette terreur et de cette tuerie étant Uribe lui-même, il serait malheureusement illusoire de croire qu'il va stopper son action. Seule une véritable condamnation pas seulement syndicale mais également politique internationale pourrait peut-être obliger cet assassin inféodé aux USA de mettre un terme à ces exactions mais nous savons la politique narco paramilitariste instaurée en Colombie par Àlvaro Uribe donc...
Esteban






