LE TACLE

LA CONSCIENCE VAUT MILLE TÉMOINS

30 juin 2009

MEXIQUE : LE GOUVERNEUR D'OAXACA ULISES ORTIZ COMMANDITE L'ASSASSINAT D'UN DIRIGEANT DU CODEP

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Auteur : CODEP-APPO

Depuis plusieurs semaines, une intense campagne de diffamation, de harcèlement et de persécution à l’échelle de l’État d’Oaxaca a été orchestrée et s’est déchaînée contre le Comité de Défense des Droits du Peuple (CODEP-APPO) à partir des hautes sphères du gouvernement d'Ulises Ruiz Ortiz [gouverneur d’Oaxaca]. La première conséquence  de cette campagne a été le meurtre de Sergio Martínez Vásquez, membre du Conseil du CODEP au niveau de l’État. Il convient de mentionner que ce fourbe assassinat a été précédé d’une surveillance de nos bureaux et de filatures policières, de menaces voilées et ouvertes envers divers membres du CODEP.

Le camarade Sergio travaillait comme chauffeur de taxi et selon les premières informations, le 7 juin, il avait effectué une course à l'agence de Pino Suarez, dans le district de Juxtlahuaca, à Oaxaca. Il a été assassiné dans la nuit avec des armes de forte puissance. Son corps ayant été découvert aujourd'hui, 8 juin, vers 7 heures du matin. Vu la façon d'opérer et certaines informations collectées, tout semble confirmer que les auteurs de ce meurtre ont été les groupes paramilitaires qu’Ulises Ruiz entretient dans la région.

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Carlos Latuff, 2006

Il est clair que la campagne orchestrée par le gouvernement et réalisée par divers personnages et groupes de l'État contre le CODEP, vise à détruire une des organisations les plus anciennes et les plus importantes de l'État (cette année nous atteignons 28 ans d’existence), composée par des communautés indigènes mixtèques, triquis, zapotèques et mazatèques ; d’autant plus que nous avons dénoncé les groupes qui, de manière ouverte ou dissimulée, se sont mis au service des intérêts du gouvernement de l’État et fédéral, en divisant les mouvements, en les médiatisant ou en les achetant en échange de bénéfices et de vies dorées personnelles ou pour le groupe. La situation s’est aggravée suite au travail que le CODEP réalise contre les mines avec les communautés de la Vallée d'Ocotlán, d’Oaxaca,et qui a été étendu à d'autres régions de l'État, en s’associant avec d'autres luttes pour l’environnement au niveau national.

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6 mai 2009: opération militaro-policière contre la mine canadienne de San José del Progreso, occupée depuis plusieurs mois par des habitants d' Ocotlán exigeant sa fermeture pour cause de pollution des cours d'eau et aquifères de la zone.  Photo Octavio Vélez/LA JORNADA

Il convient de mentionner que dans la continuité des agressions contre le CODEP, pendant l’évacuation de la mine de San José del Progreso, à Ocotlán et après avoir presque fait tuer notre camarade Agustín Ríos en le rouant de coups - les séquelles du lynchage commencent à apparaître -, le gouvernement a donné l’ordre d'appréhender ce camarade ainsi que plusieurs autres camarades, y compris ceux qui ne se trouvent pas sur le territoire de l'État, comme la professeure Jaquelina López Almazán, ce qui démontre la manipulation arbitraire et perverse des lois que se permet URO [Ulises Ruiz Ortiz].

Face à l’assassinat du camarade Sergio Martínez Vásquez, et aux attaques et attentats par lesquels ils espèrent isoler et anéantir le CODEP, nous appelons à la plus large solidarité, les organisations et les personnalités nationales et internationales, en diffusant et en participant avec générosité aux dénonciations et à l'information sur les actions que nous aurons à mener prochainement.

NOUS EXIGEONS EN CONSÉQUENCE :

1. QUE LA LUMIERE SOIT FAITE IMMÉDIATEMENT SUR L’ASSASSINAT DU CAMARADE SEGIO MARTINEZ VASQUEZ.

2. L’ARRÊT DES AGRESSIONS ET DU HARCÈLEMENT DÉCHAÎNÉ CONTRE LE CODEP.

3. LA PRISON POUR ULISES RUIZ ORTIZ, POUR LES CRIMES COMMIS CONTRE LE PEUPLE D'OAXACA.

• NOUS RENDONS RESPONSABLE LE GOUVERNEMENT D'ULISES RUIZ ORTIZ DE CE QUI PEUT ARRIVER AUX MEMBRES DU CODEP.
• NOUS REFUSONS LA DIFFAMATION, LE HARCÈLEMENT ET LES AGRESSIONS CONTRE LE CODEP

À TROIS ANS DE LA TENTATIVE D’ÉVACUATION,
POUR NOS MORTS DISPARUS ET NOS PRISONNIERS POLITIQUES,
NI PARDON, NI OUBLI!
COMITÉ DE DÉFENSE DES DROITS DU PEUPLE - ASSEMBLÉE POPULAIRE DES PEUPLES D'OAXACA
CODEP-APPO

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VOUS POUVEZ NOUS CONTACTER À : codep_cnpp_oax@yahoo.com.mx

Traduction : Esteban

Révision : Fausto Giudice

ESPAÑOL, ENGLISH

***************
Source : CODEP-
EN OAXACA, ULISES RUIZ MANDA ASESINAR A DIRIGENTE DEL CODEP
Article original publié le 8/6/2009
Sur l’auteur
Esteban et Fausto Giudice rédacteur du blog Basta ! Journal de marche zapatiste sont tous deux sont membres de Tlaxcala.
URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=7819&lg=fr

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28 novembre 2008

MEXIQUE : RÉPRESSION CONTRE LES PRISONNIERS POLITIQUES - APPEL URGENT -

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Photo/Kaosenlared

À toutes les organisations, collectifs et peuple d’Oaxaca, du Mexique et du Monde.
À L'Autre Campagne.
Aux Organismes Nationaux et Internationaux des Droits Humains.
Aux médias.
Aux Membres de l'APPO.
Aux sympathisants de l'APPO au Mexique et dans le monde.

ACTION URGENTE, FACE :

AU TRANSFERT POSSIBLE DES CAMARADES PRISONNIERS POLITIQUES ET DE CONSCIENCE PEDRO CASTILLO ARAGON ET VÍCTOR HUGO MARTINEZ TOLÈDE DU PÉNITENCIER DE SANTA MARÍA IXCOTEL, D’OAXACA. NOUS CRAIGNONS QU'ILS SOIENT TRANSFÉRÉS VERS QUELQUE PRISON DE HAUTE SÉCURITÉ.

Nous sollicitons votre intervention U R G E N T E face au transfert de PEDRO CASTILLO ARAGON et de VÍCTOR HUGO MARTINEZ TOLÈDE, (ainsi qu'à 9 autres prisonniers dont nous ne connaissons pas les noms) de la CENTRALE PÉNITENTIAIRE de SANTA MARÍA IXCOTEL, d’OAXACA vers un lieu inconnu jusqu'à aujourd'hui jeudi 27 novembre 2008.


RÉFÉRENCES :

PEDRO CASTILLO ARAGON est membre du Comité de Défense Citoyenne (CODECI) organisation membre de l'APPO. Il est adhérent à l'Autre Campagne et fait partie du Comité des Prisonniers Politiques de Santa María Ixcotel, d’Oaxaca. Étudiant sur la carrière du juridique à la Faculté de Droit de l'Université Autonome Benito Juarez d'Oaxaca (UABJO).

Il est originaire de San Pedro Ozolotepec, Miahuatlán, Oaxaca. Âgé de 31 ans, il est emprisonné depuis 2002 au regard de son aide et son activisme en tant que conseiller dans le mouvement Indigène à Oaxaca.

VÍCTOR HUGO MARTINEZ TOLÈDE : Membre de l'Assemblée Populaire des Peuples d'Oaxaca (APPO), arrêté depuis le 3 novembre 2006. Participant actif du mouvement populaire d’Oaxaca.

LES FAITS :

Dans une opération policière surprise, coordonnée par des autorités d’états et fédérales, ainsi que leurs polices respectives sous le commandement d’Alan Loren Peña Arqueta, directeur de l'Agence d’État de Recherches d'Oaxaca AEIO, ont effectué très tôt ce matin une opération de recherche dans les installations dudit pénitencier, où se trouvent injustement emprisonnés nos camarades de luttes sociales.

Des médias officiels indiquent que ces 11 personnes ont été transférées dans un avion de la PFP avec le numéro de série XC-OPF. Jusqu'à présent, familles et amis ignorons le lieu où ils ont été menés, les vraies raisons de leur transfert, ainsi que leur état physique et moral.

Les autorités responsables de l’opération n'ont rendu public aucune version officielle qui éclaire les raisons du transfert de nos compagnons ni les noms des autres 9 détenus. Rien non plus n’a été clarifié sur les raisons de cette opération et sur la recherche dans ce pénitencier.

En ce moment où il n’existe aucune information qui clarifie la situation de nos compagnons, nous craignons un possible transfert vers des prisons à haute sécurité.

NOTRE APPEL :

À être attentifs à la situation de nos camarades prisonniers politiques. Il nous est donc clair que cette action répond seulement à des motifs politiques afin de continuer à réprimer et d’user physiquement et moralement le mouvement populaire d'Oaxaca qui exige la justice et la liberté pour ses prisonniers politiques.

Nous sommes sûrs que cette opération répond seulement pour donner un coup au mouvement d'Oaxaca face aux avancées qui se poursuivent dans la construction d'une autre Oaxaca.

Nous demandons respectueusement, à tous ceux qui reçoivent ce message, de se prononcer pour la présentation immédiate de nos prisonniers et contre un quelconque transfert vers des prisons de haute sécurité, ainsi que soient diffusées les véritables raisons politiques de ces faits.

Nous rendons le mauvais gouvernement d'Ulises Ruíz Ortíz, le gouvernement fédéral de Felipe Calderón et les commandements de la police, responsables de l'intégrité de nos camarades. Aucune action ne pourra arrêter la lutte pour la liberté et la justice qu’à commencé le peuple d’Oaxaca.

Nous exigeons l’ARRÊT de la criminalisation des combattants sociaux
qui se trouvent actuellement en prison !


BASTA ! à la répression généralisée contre le mouvement du peuple d'Oaxaca !

Arrêt au terrorisme d'état !


Le Comité des Prisonniers Politiques de Santa María Ixcotel
Le Comité de Défense Citoyenne (CODECI)
La Voix d’Oaxaca Construisant l'Autonomie et la Liberté (VOCAL)


Traduction : Esteban

ESPAÑOL, ENGLISH

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19 novembre 2008

MEXIQUE : LE GOUVERNEMENT MEXICAIN INTIMIDE ET RÉPRIME LES JOURNALISTES ET LES MÉDIAS...

Le gouvernement mexicain intimide et réprime les journalistes et les médias
qui donnent des informations véridiques sur l'entreprise PEMEX
et sur ceux qui profitent de la Réforme énergétique

1_CNEE_logo

AUTEUR:   Comité Nacional de Estudios de la Energía

La réforme énergétique, c'est-à-dire la façon de privatiser les secteurs les plus rentables de l'entreprise d'État Petróleos Mexicanos (PEMEX), a été le principal point à l'ordre du jour du président du Mexique, Felipe Calderón Hinojosa, alors qu'il était secrétaire à l'Énergie au cours du sextennat de Vicente Fox et aujourd'hui, alors qu'il est président du pays.

En janvier 2008, le président Calderón avait nommé Juan Camilo Mouriño Terrazo ministre de l'Intérieur pour qu'il s'occupe de son projet de réforme énergétique.  Le président avait lui-même nommé Mouriño Terrazo en tant que son successeur naturel à la présidence pour 2012.

1_gouvernement_mexicainEn février 2008, quelques semaines avant cette nomination, le magazine mexicain Contralínea, spécialisé en journalisme d’investigation, avait publié un reportage détaillé de Lilia Ana Pérez, qui révélait qu'entre 2001 et 2004, Juan Camilo Mouriño avait signé une série de contrats avec Petróleos Mexicanos   au nom de son entreprise Transportes Especializados Ivancar (Transports spécialisés Ivancar), alors qu'il était à la fois contractant de Pemex et président de la Commission de l'énergie de la Chambre des députés.  Il s'agissait de contrats de transport d'hydrocarbures (essence et turbosine) d'une valeur de 120 millions de pesos [7,23 millions d’€], attribués sans appel d'offres par la filiale Pemex Refinación (Raffinerie Pemex).

Au cours de la semaine où Contralínea avait publié cet article d'enquête, l'ex-candidat présidentiel Andrés Manuel López Obrador avait demandé au magazine les documents en question.  Le 21 mars, lors d'une manifestation contre la privatisation de la Pemex organisée devant la tour de l'entreprise, López Obrador avait montré les documents au public et accusé le ministre de l'Intérieur de «trafic d'influence».

En raison de la remise de ces documents par le magazine Contralínea à des membres du Congrès et à des personnes politiques la journaliste Lilia Ana Pérez et l'éditeur, Miguel Cruz Badillo, avaient été l'objet de harcèlement, de persécution et de menaces de mort.  Parallèlement, des hommes d'affaires liés au président Calderón et au secrétaire Mouriño avaient intenté une série de procès pour dommages moraux contre le magazine, le directeur et la journaliste.

2_gouvernement_mexicain

Juan Camilo Mouriño Terrazo

Ces exemples montrent comment le gouvernement fédéral essaie de punir, de réprimer et de faire disparaître les journalistes et les médias qui ont révélé comment un groupe de fonctionnaires et d'hommes d'affaires se sont illicitement enrichis grâce aux ressources de la principale entreprise d'État.  Ils révèlent clairement, d'autre part, les intérêts qui agissent derrière la réforme que le Congrès mexicain est en train d'approuver en ce moment, au milieu des protestations, d'une part, des experts en la matière - qui connaissent les impacts qu'aura pour le peuple mexicain la privatisation de la principale entreprise du pays - et, d'autre part, de la population en général.

Les journalistes ont reçu des menaces de mort et des intimidations en raison des enquêtes journalistiques qu'ils ont réalisées sur des responsables gouvernementaux et des hommes d'affaires.  Ils désignent ces derniers comme étant responsables du harcèlement et des pressions qui sont exercés contre eux.  Ils croient que leur vie et leur intégrité physique sont en danger, ainsi que celles de leurs familles.

Les faits ont été portés devant les autorités judiciaires et des droits humains : le bureau du procureur général de la République et la Commission nationale des droits humains.  Jusqu'à présent, il n'y a pas eu de réponse.

Nous exigeons le respect de la vie et du travail des journalistes honnêtes!
Journalistes Ana Lilia Pérez et Miguel Badillo Cruz, vous n'êtes pas seuls!


Pour le Comité national d'études sur l'énergie
Ing. Alfredo Hernández Peñaloza         
Arq. Mario Galicia Yepez
C. Francisco Javier Carrillo Soberón
Coordination nationale

Traduction : Antonio Artuso

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Source : El Gobierno en México intimida y reprime a periodistas y medios de comunicación que informan la verdad sobre PEMEX y los beneficiarios de la Reforma Energética.
Article original publié le 1/11/2008
Sur l’auteur
Antonio Artuso est un collaborateur de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.
URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=6365&lg=fr

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29 novembre 2007

Au Mexique, ils appellent à se mobiliser contre le traité avec USA

lopez_cruz  L’entrée en vigueur imminente de l’ouverture des frontières mexicaines aux graines en provenance des États-Unis et du Canada menace 1.400.000 producteurs locaux qui ont décidé  de se mobiliser aujourd'hui contre cette perspective.

Il ne reste plus que 34 jours pour que soit engagé le dégrèvement total des produits agricoles aussi primordiaux pour les mexicains tels que le maïs, le haricot, le sucre et le lait, inclus dans les dispositions du Traité de Libre Commerce (TLC) signé avec les deux pays mentionnés.

La Confédération Nationale Paysanne (CNC) a de nouveau alerté sur le grave danger que cela signifie pour les producteurs mexicains, devant l'entrée d'importations massives de ces aliments à bas prix grâce à la subvention officielle dont ils bénéficient.

Cela ruinera l'économie agricole nationale, au désavantage également, au point vue technique afin de pouvoir concurrencer avec ces deux nations voisines.

Le dirigeant de la CNC Cruz López Aguilar a souligné que le Mexique n'a pas l'obligation d'acheter ce dont il n’a pas la nécessité et a exigé un mécanisme d'autorisation préalable aux importations et exportations de ces produits pour alléger les dommages provoqués par le Traité.

Il a démontré que les prix de ces aliments importés libres de tarif de douane signifieront une catastrophe pour le secteur rural du Mexique en permettant une concurrence déloyale qui favorisera seulement le capital étranger.

« Nous ne sommes pas démobilisés, nous avons démontré que nous avons la capacité de protester » – a t-il dit - et qu’il avait conclut des mobilisations en ce sens vers la mi-décembre avec la participation des différentes organisations
intégrées dans la Confédération.

Prensa Latina
Español

Traduction Esteban

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