LE TACLE

LA CONSCIENCE VAUT MILLE TÉMOINS

07 mai 2009

VENEZUELA : LE CRIME PARFAIT

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Auteur : Les BLOUGH

Pour ceux qui ne connaissent pas les antécédents de cette histoire, Manuel Rosales s’était présenté face au Président Chávez à l’élection présidentielle de 2006, et avait perdu avec une large marge. Pendant un certain temps Rosales fut considéré comme le leader de l'opposition au gouvernement bolivarien. Il avait été activement impliqué dans le coup d'État manqué contre le Président Chávez en avril 2002, mais l’intérêt que lui portait l'opposition durant les dernières années s’est étiolé, le reléguant dans l'arrière-boutique de la vieille garde, dont le coup d'État manqué de 2002 avait éreinté l'opposition. Depuis, « le mouvement estudiantin » soutenu par la CIA et financé par la NED (National Endowment for Democracy) et l'USAID, a occupé la place de la vieille garde.

RosalesAu cours de mes entrevues et de mes conversations avec des membres de l'opposition, l'affaire Manuel Rosales est quelquefois réapparue. Leur réponse typique est de détourner le regard et de rejeter l'affaire d’un geste de la main comme quelque chose d’insignifiant. Il n’y a pas si longtemps, j'ai demandé à l’un d'eux ce qu'il pensait de Rosales et il a répondu simplement : « un loser ». Lorsqu’il a essuyé l’écrasante défaite de 2006, il avait mis de nouveau l'opposition dans une situation embarrassante ; il a donc fini maire de Maracaibo, poste qu’il a du quitter quand il a été accusé de corruption. Il a été gouverneur de l'État de Zulia, véritable vivier de l'opposition, situé à la frontière colombienne. Trait  typique des candidats de l'opposition, la plateforme politique de Rosales s'est basée sur des attaques sans fondement contre le gouvernement, sans rien proposer de positif pour l’avenir du Venezuela.

Au début du mois d'avril de cette année, Salim Lamrani, un éminent universitaire et analyste parisien des affaires latino-américaines, a écrit de Rosales :

« Il est suspecté de corruption et d’enrichissement illicite pendant son mandat en tant que gouverneur de l'État de Zulia entre 2002 et 2004. Rosales, dont le jugement a été transféré à Caracas du fait qu’il était interrogé par quatre juges de l'État de Zulia, est suspecté, entre autres :

- D’avoir offert plus de 300 véhicules appartenant à l'État à sa famille et à ses amis,

- D’avoir crée des entreprises à Miami dont les actifs dépassent les 11 millions de dollars,

- Et d’avoir reçu des pots-de-vin de l'entreprise allemande Siemens pour la construction du métro de Maracaibo. Sans citer de nom, cette entreprise multinationale a reconnu avoir payé certaines sommes d’argent pour obtenir le contrat ».

Le Procureur s'est concentré sur les cas de corruption au sein du gouvernement, et plusieurs fonctionnaires actuels et anciens ont été inculpés pour corruption, ce qui est un problème sérieux au Venezuela, comme dans tous les pays. Parmi les accusés, se trouve Carlos Giménez, qui était politiquement proche du Président Chávez, et a été démis de ses fonctions en 2008. Au lieu de répondre aux accusations devant les tribunaux, Manuel Rosales a pris la fuite au Pérou, où le régime d'Alan García soutenu par les USA lui a donné asile avec le prétexte qu'il est victime d'une campagne pour éliminer les opposants politiques au Président Chávez. Ce qui reçoit évidemment un grand accueil dans la presse de la furieuse opposition vénézuélienne et dans les médias anti-chavistes occidentaux.

Mais à vrai dire, Rosales n'a jamais représenté une réelle menace politique pour le gouvernement élu ni pour le Président Chávez, ni politiquement ni personnellement. Manuel Rosales n’est ni plus ni moins qu'un vulgaire délinquant en col blanc qui s’est fait prendre avec la main dans la poche des contribuables, comme tant de politiciens aux USA.

Rosales doit être jugé et, s'il est condamné, il devrait être emprisonné au Venezuela. Cette histoire en dit autant sur la corruption du régime d'Alan García au Pérou que sur les voleurs qu’il protège. La pierre angulaire du crime parfait c’est d’arriver à s’en sortir impuni. La manière de le faire au Venezuela est de se déclarer persécuté par le gouvernement et de s'échapper au Pérou, où l’asile politique est à vendre. Mais il vaut mieux avoir de l’argent pour l’acheter. Il semble que Manuel Rosales avait au moins 11 million de dollars bien au chaud à Miami justement pour cette occasion.

Traduction : Esteban

Révision : Fausto Giudice

ESPAÑOL, ENGLISH

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Source :
Axis of Logic - The perfect crime in Venezuela
Article original publié le 1/5/2009
Sur l’auteur
Esteban et Fausto Giudice rédacteur du blog Basta ! Journal de marche zapatiste sont tous deux membres de Tlaxcala.
URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=7576&lg=fr

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25 mars 2009

VENEZUELA : DES CENTRES US DE CONSPIRATION ET DE PROPAGANDE

Les American Corners, consulats illégaux des USA au Venezuela

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Auteur: Eva GOLINGER

   Eva Golinger en tournée en France : voir programme ci-dessous

1a_william_brownfieldC’est vers la fin 2005 que l'ambassade des USA au Venezuela, alors dirigée par William Brownfield (aujourd’hui ambassadeur de Washington en Colombie), avait inauguré le premier de ce qui serait les quatre sièges de « consulats virtuels » US au Venezuela, qu’ils appellent « American Corners » (« Coins américains »). Ce ne sont pas des sièges diplomatiques typiques, puisque dans les pays où ils sont situés ils ne disposent d’aucune autorisation de la part du Ministère des Affaires Étrangères, et n’offrent pas de services aux citoyens usaméricains résidant dans ce pays. Des documents du Département d'État récemment déclassés suite à mes recherches, soulignent explicitement que ces « coins américains » ont pour intention de faciliter le dialogue et la relation « sans filtre » entre l'ambassade des USA et le peuple vénézuélien. En violation claire et flagrante de la loi internationale et particulièrement de la Convention de Vienne sur les relations consulaires, Washington essaye d’outrepasser l'autorité du gouvernement vénézuélien pour pouvoir établir des relations bilatérales directes avec des secteurs de la société vénézuélienne.

Depuis l'arrivée au pouvoir en 1998 du Président Chávez et de la Révolution Bolivarienne, Washington a essayé de miner la démocratie vénézuélienne à travers différentes actions déstabilisatrices, y compris avec le coup d’État d'avril 2002, le sabotage économique et pétrolier de 2002-2003, des guarimbas [troubles de rue à visée déstabilisatrice, NdR], des interventions électorales, une guerre médiatique et un flux constant de dollars aux groupes violents et antidémocratiques de l'opposition. Donc, lorsque l'ambassade des USA cherche à établir une relation « sans filtre » avec le peuple vénézuélien, on ne peut voir derrière cela que les mêmes intentions de toujours ; son objectif est de renverser le Président Chávez et de détruire la Révolution Bolivarienne.

Officiellement, les American Corners sont des programmes d'association entre l'ambassade des USA et certaines institutions locales qui créent de petits espaces, ou des « coins », avec accès à l’information sur les USA à travers Internet, des livres et des documentaires produits par le Département d'État (DOS). Le but est de créer une sorte de « consulat virtuel » qui ne soit pas formellement parrainé par le gouvernement des USA mais par une organisation, une association, une école, une bibliothèque ou une institution locales. En réalité, les American Corners constituent un autre instrument de propagande de Washington qui non seulement fonctionne comme rampe de lancement pour la guerre psychologique, mais également pour subvertir et violer les règlementations diplomatiques en établissant des sites d'accès « consulaire » dans un pays, sans l'autorisation du gouvernement hôte.

Les Corners sont supervisés de près par le Département d'État, celui-ci tient un registre sur leur efficacité. Le concept des American Corners a été créé au cours des années 90 et inauguré en Russie. L'idée était de préserver les avancées obtenues et le travail effectué pendant la Guerre Froide et de parvenir à ce que la présence de Washington passe inaperçue en Russie, dans le but de garantir que la propagande usaméricaine puisse continuer à influencer l'opinion publique.

En 2002, le Bureau de la Diplomatie et des Affaires Publiques du Département d'État a étendu le programme des American Corners, et il en existe aujourd'hui plus de deux cents dans le monde. La majorité ont été placés dans des ppays de l'Europe de l’Est, comme la Bulgarie et la Pologne ; en Asie comme l'Ouzbékistan, Kirghizstan, la Turquie, le Pakistan, l'Afghanistan, l'Indonésie et le Bangladesh ; ainsi qu’au Moyen-Orient, y compris Oman, entre autres. Le Venezuela est le premier pays de l'Amérique latine qui ait « bénéficié » fait de ce programme. Le 9 décembre 2005, William Brownfield, l’ambassadeur d’alors, avait inauguré le premier American Corner dans la ville de Barquisimeto, dans l’État du Lara, le siège étant dans le Collège d'Avocats de la région. Durant les six mois suivants, trois autres de ces consulats illégaux on été inaugurés dans les villes de Margarita, Maturín et Lecherías (État. Anzoátegui), presque tous situés dans les Collèges d'Avocats régionaux, sauf à Lecherías, où un espace avait été prêté dans les locaux de la mairie.

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Logo des American Corners au Chili, où il y en a quatre. Actuellement,
il y a 365 American Corners dans le monde, dont 18 en Amérique latine.

D’après les documents récemment déclassés, qui comprennent une série de contrats entre l'ambassade des USA au Venezuela et les hôtes, ainsi que d’autres rapports sur le fonctionnement de ces QG diplomatiques non autorisés, les American Corners au Venezuela reçoivent leur financement de la division des Affaires de l'Hémisphère Occidental du Département d'État et de l'ambassade. De fait, les entités hôtes, comme les collèges d’avocats ou les mairies, ont signé des contrats avec l'ambassade et reçoivent de l'argent du Département d'État. Ce fait les transforme en agents de Washington, financés et supervisés par un gouvernement étranger qui a gardé une position agressive contre le gouvernement vénézuélien pendant la dernière décennie. Les contrats entre l'ambassade et les hôtes vénézuéliens sont d’une durée de dix ans renouvelables et obligent l'hôte à fournir l’espace « pour la parfaite satisfaction» de l'ambassade « afin de donner toute capacité au Corner, y compris pour ses collections de matériels imprimés et électroniques, son accès public à Internet, et autres programmes et activités en liaison… »

Ensuite, le contrat souligne que l'ambassade fournira « … au Corner une collection de base sur les USA imprimée et en CD-ROM … À la discrétion du PAS [la section des affaires publiques de l'Ambassade] et avec l’assistance de la Bibliothèque, le PAS choisira et achètera de nouvelles publications imprimées et électroniques pour les incorporer à la collection du Corner, sur des thèmes en rapport avec : l’économie, la gestion, le commerce, les études américaines, l’enseignement de la langue anglaise, les sciences politiques, le droit et les sociétés démocratiques. Le PAS décide de fournir au Corner de multiples copies des publications produites par le Département d'État conçues pour la distribution publique… » Parmi d’autres choses, le siège « réalisera des programmes avec des conférenciers des USA… [et]… fournira l'information et les matériels sur les programmes, les dons et les opportunités éducatives qu'offre le gouvernement des USA. »

Autrement dit, ces American Corners sont des centres de propagande et des lieux de réunions du gouvernement des USA, établis sans autorisation. Ils sont illégaux. Ils servent d’espaces pour que Washington continue à promouvoir son agenda de déstabilisation du Venezuela sur le dos du gouvernement vénézuélien. Si le Venezuela ouvrait des sièges semblables aux USA sans l'autorisation de ce gouvernement, ils seraient fermés immédiatement et leurs employés usaméricains emprisonnés comme « des agents non autorisés d'un gouvernement étranger ». Alors pourquoi le gouvernement vénézuélien a-t-il laissé opérer ces acteurs et accepté ces lieux illégaux et nuisibles pendant plus de trois ans ? Il n'y a pas de raison pour qu’au Venezuela la porte à la conspiration soit ouverte. Le peuple mérite une meilleure protection contre ces actes qui attentent à sa volonté et minent le dur travail que nous faisons tous pour obtenir la justice sociale.

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Bangalore, Inde, 1995. Photo David H. Wells/CORBIS

   Tournée d'Eva Golinger en France

Mercredi 25 mars, 19h, Montpellier, Salle Pétrarque, Esplanade
Conférence "Vers de nouvelles relations Amérique Latine-USA ?"
(Dans le cadre de la Quinzaine latino-américaine du 23 mars au 4 avril : programme ici)

Jeudi 26 mars, 20h, Cinéma Comoedia, Sète
Projection-débat "Bruxelles-Caracas"

Lundi 30 mars, 20h, Grenoble, maison des Associations, rue Berthe de Boissieux
Conférence : "États-Unis/Amérique latine : les nouvlles formes de l'interventionnisme"

Mercredi 1er avril, 19h, Toulouse
Conférence
http://cercle-venezuela.blogspot.com/

Jeudi 2 avril, 19h, Montpellier, Salle des rencontres de la Mairie
Table ronde : "Femmes latino-américaines et résistances"
(Qunzaine latino-américaine)

Vendredi 3 avril, 19h, Marseille
Conférence

Traduction : Esteban

Révision : Fausto Giudice

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Source :
Los consulados ilegales de EEUU en Venezuela
Article original publié le 18/3/2009
Sur l’auteure
Esteban G. et Fausto Giudice rédacteur du blog Basta ! Journal de marche zapatiste sont tous deux membres de Tlaxcala. URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=7295&lg=fr

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23 mars 2009

VENEZUELA : OPÉRATIONS PSYCHOLOGIQUES CONTRE LE VENEZUELA

Washington et sa guerre contre la révolution bolivarienne

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Auteur : Eva GOLINGER

Eva Golinger en tournée en France : voir programme ci-dessous

Un document secret du Centre national de renseignement de l'armée de terre des USA (U.S. Army National Ground Intelligence Center), qui a été récemment déclassé en partie, en application de la Loi d'accès libre à l'information (FOIA de son sigle anglais) aux USA, confirme que l'équipe des opérations psychologiques la plus puissante du Pentagone déploie ses efforts contre le Venezuela. Le document, de l'année 2006, analyse la situation à la frontière entre la Colombie et le Venezuela. Il a été rédigé par le 4ème Groupe (aéroporté) d’opérations psychologiques de l’US Army (4th POG) et le Centre national de renseignement de l'armée de terre des USA, un fait qui confirme que cette même équipe de guerre psychologique travaille dans la région contre le Venezuela.

La petite partie du texte du document secret qui n’a pas été censurée explique comment le Plan Patriote (connu auparavant comme Plan Colombie) a poussé avec succès les actions des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) vers le territoire vénézuélien. Le document secret souligne explicitement que « … les opérations offensives du Plan Patriote et ses contreparties de l'armée colombienne ont eu un impact important sur les actions du Bloc Oriental [des FARC]…suite à ces succès contre quelques fronts du Bloc Oriental en Colombie, plusieurs fronts du Bloc Oriental mènent davantage de combats et réactivent leurs actions à la frontière colombo-vénézuélienne. Les Mini-Blocs des Llanos et de la zone orientale…ont assumé des rôles stratégiques différents en réponse au Plan Patriote 2B… »

2b_army4thpsyops2La concomitance entre l’arrivée du 4ème Groupe d’opérations psychologiques (4ème GOP) en Colombie durant l'année 2006 et la stratégie consistant à déplacer les FARC et le conflit civil colombien en territoire vénézuélien ne peut pas être considérée comme une coïncidence. Car c’est exactement à ce moment-là que le Département d'État et le Pentagone ont commencé à accuser publiquement le Venezuela de collaborer avec les terroristes, en faisant particulièrement référence à des deals supposé entre le Venezuela et les FARC. C’est au cours du premier semestre 2006 que Washington a placé le Venezuela sur une liste « de pays qui ne collaborent pas suffisamment dans la lutte contre le terrorisme », en imposant dès lors des sanctions contre ce pays sud-américain qui se sont traduites par l'interdiction de ventes d'armes de la part des USA et de toute entreprise internationale utilisant de la technologie usaméricaine. Le rapport du Département d'État de 2006 disait : « la coopération du Venezuela dans la campagne internationale contre le terrorisme a été insignifiante… Jusqu’à quel point le gouvernement du Venezuela a t-il offert son aide matérielle aux terroristes colombiens, et s’il l'a fait, et à quel niveau ? Ce point n’est pas éclairci, … » (Rapport du Département d'État de 2006, disponible en anglais sur http://www.state.gov/ )

Quelques mois plus tard, en juillet 2006, la Sous-commission sur le Terrorisme International et la Non-Prolifération de la Chambre des Représentants US a organisé une audience intitulée « Le Venezuela : centre du terrorisme en Amérique du Sud ?  », où ils ont déclaré : « Le Venezuela, sous le président Hugo Chavez, a toléré les terroristes sur son territoire et a forgé d’étroites relations avec des États officiellement protecteurs du terrorisme tels que Cuba, l'Iran et la Corée du Nord. Les groupes terroristes colombiens utilisent le territoire vénézuélien comme un havre sûr … »

En même temps, la presse internationale a commencé à promouvoir des opinions préconçues en liant le Venezuela au terrorisme. Des articles et des éditoriaux dans le Washington Post, le New York Times, le Washington Times, le Wall Street Journal, El País en Espagne, El Tiempo à Bogota, le Miami Herald, entre autres, répétaient maintes et maintes fois la liaison supposée entre le gouvernement vénézuélien et les FARC, bien qu'ils n'aient jamais présenté de preuve concluante. Toutes les sources citées étaient des sources « anonymes », des « hauts gradés de Washington », et des « analystes », sans citer de noms ni de données ni de faits concrets.

LES GUERRIERS DE LA PROPAGANDE

2c_army4thpsyopsLe 4ème GOP est la seule unité active d’opérations psychologiques dans l'armée. L'unité est composée de 1.300 officiers et constitue 26% de toutes les unités d'opérations psychologiques de l'armée, les autres 74% sont des réservistes. Pour l'année 2011, il est prévu que ses effectifs monteront à quelques 2.300 experts en opérations psychologiques. La mission officielle du 4ème GOP est d’être en mesure de se déployer rapidement dans n’importe quelle partie du monde pour planifier, développer et conduire des opérations psychologiques et des « affaires civiles » (entendez subversion) en appui de forces coalisées et d’ agences gouvernementales de Washington.

Le personnel du 4ème GOP comprend des experts régionaux et des linguistes qui ont une connaissance approfondie des subtilités politiques, culturelles, ethniques et religieuses du public à cibler. Ils sont également experts dans des secteurs techniques comme le journalisme, la propagande radio, la conception graphique, la presse, l’imagerie et les communications tactiques de longue portée.

En 2003, le 4ème GOP a inauguré un complexe d'opérations médiatiques des Forces Spéciales ayant coûté 8,1 millions de dollars. Ce complexe est connu comme le centre de production du Pentagone pour toutes ses opérations psychologiques et ses « produits », comme les tracts, brochures, affiches, flash-infos pour la télévision et la radio, qui visent tous à gagner les esprits et les cœurs de ceux que le Pentagone souhaite attaquer. Par exemple, plus de 150 millions de tracts et brochures - tous produits et imprimés dans le complexe du 4ème GOP - ont été diffusés en Irak et en Afghanistan. Le Colonel James Treadwell, Commandant du 4ème GOP, a souligné que plus de 16.000 heures de messages radio ont été émises par son groupe en Afghanistan, et plus de 4.000 en Irak. L’imprimerie du nouveau complexe a la capacité d'imprimer plus d’un million de tracts par jour.

2d_4pogLes soldats des opérations psychologiques étudient des techniques de « marketing » et de publicité avant de concevoir leurs « produits ». Ils analysent aussi en détail leurs impacts et leurs résultats. Ils sont tous des experts en propagande et sur les meilleures façons d’influencer l'opinion publique afin de promouvoir leur agenda. En 2005, cette unité de « guerriers de la propagande » a été amplifiée avec l'établissement de l'Élément conjoint d'appui aux opérations psychologiques (JPOSE), sous le commandement du Colonel Treadwell. Après son transfert d'Irak au siège du JPOSE à Tampa, en Floride, le Colonel Treadwell a commencé à concentrer ses actions de propagande sur le sud. Dans des déclarations à presse, Treadwell a confirmé que sa nouvelle équipe d’élite des opérations psychologiques orienterait une partie de son travail vers la Bolivie et le Venezuela. Peu après, un contrat (frisant les100 millions de dollars) a été accordé à l'entreprise Science Applications International Corporation (SAIC) pour aider à concevoir les « campagnes » d'opérations psychologiques avec le JPOSE. Deux autres entreprises, Lincoln Group et SYColeman, ont aussi reçu des contrats semblables, dégagés du budget de l'équipe, qui dépasse les 8 milliards de dollars annuels.

Parmi ces entreprises, la SAIC a une histoire assez sale au Venezuela. C’est cette entreprise qui avait monté avec l’entreprise pétrolière d’État PDVSA, une entreprise mixte baptisée INTESA, qui avait commencé en 1995 à automatiser l'industrie pétrolière au Venezuela. Et c’est cette même INTESA qui a commis un des sabotages les plus violents contre l'industrie vénézuélienne à la fin de l'année 2002, avec l'intention de forcer le Président Hugo Chavez à quitter le pouvoir. L'entreprise a été utilisée comme plateforme pour attaquer le « cerveau de la PDVSA », en détruisant toutes ses bases de données et ses systèmes automatisés, l’obligeant à revenir aux opérations manuelles. Ses actions ont causé des milliards de dollars de dommages à l'économie vénézuélienne et à sa réputation internationale en tant que fournisseur et producteur sérieux de pétrole. Cependant, ils n'ont pas réussi à atteindre leur objectif de renverser le Président Chávez et peu après, INTESA a été fermée et forcée de cesser ses activités dans le pays. Et voilà que trois ans plus tard, de nouveaux contrats apparaissent pour effectuer des opérations psychologiques contre le même gouvernement qu’ ils avaient essayé de neutraliser une première fois sans succès.

Depuis que la plus puissante équipe d’opérations psychologiques des USA s’active contre le Venezuela, on a pu voir le fruit de son travail au niveau international et aussi à l’intérieur du pays. Le Président Chávez est déjà classé comme « dictateur » dans l'opinion publique internationale et peu de gens doutent de sa supposée « relation » avec les FARC en Colombie - bien qu'il n'y ait jamais eu aucune preuve qui confirme cette relation. Aujourd’hui, les opérations psychologiques sont considérées par le Pentagone comme son « arme la plus puissante ». Sur les écrans, les ondes, les quotidiens, les affiches, dans le design  de vêtements et d’ objets, ils transmettent leurs messages ciblés et bien pesés pour influencer subtilement l'opinion publique et sa perception sur des sujets d'intérêt. C'est le nouveau champ de bataille où nous sommes tous forcés d’assumer un rôle, car personne n'échappe à l'information et à la communication dans le monde d'aujourd'hui. C’est la lutte pour la vérité et la justice contre le mensonge et la manipulation. La décision d'être victime ou combattant dans cette guerre irrégulière appartient à chacun de nous. Ne nous laissons pas mener en bateau.

   Tournée d'Eva Golinger en France

Mercredi 25 mars, 19h, Montpellier, Salle Pétrarque, Esplanade
Conférence "Vers de nouvelles relations Amérique Latine-USA ?"
(Dans le cadre de la Qunzaine latino-américaine du 23 mars au 4 avril : programme ici)

Jeudi 26 mars, 20h, Cinéma Comoedia, Sète
Projection-débat "Bruxelles-Caracas"

Lundi 30 mars, 20h, Grenoble, maison des Associations, rue Berthe de Boissieux
Conférence : "États-Unis/Amérique latine : les nouvlles formes de l'interventionnisme"

Mercredi 1er avril, 19h, Toulouse
Conférence
http://cercle-venezuela.blogspot.com/

Jeudi 2 avril, 19h, Montpellier, Salle des rencontres de la Mairie
Table ronde : "Femmes latino-américaines et résistances"
(Qunzaine latino-américaine)

Vendredi 3 avril, 19h, Marseille
Conférence

Eva Golinger

Traduction : Esteban

Révision : Fausto Giudice

ENGLISH, DEUTSCH, ITALIANO

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Source : Operaciones psicológicas contra Venezuela: Washington y su guerra contra la revolución bolivariana
Article original publié le 5/3/2009
Sur l’auteur
Esteban G.et
Fausto Giudice rédacteur du blog Basta ! Journal de marche zapatiste sont tous deux sont membres de Tlaxcala.
URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=7254&lg=fr

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25 février 2009

VENEZUELA : ACCEPTER CHAVEZ

Après la victoire du "oui" au référendum

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Le 15 février dernier les Vénézuéliens ont montré leur appui au président Hugo Chávez  en approuvant majoritairement l'amendement constitutionnel qui met fin à la limitation à deux mandats pour l'exercice des charges de gouverneur, parlementaire ou président de la République. Ainsi, Chávez  pourra être candidat présidentiel en 2012, année où se termine son mandat en cours.

Comme on s'en souvient, les partisans du gouvernement avaient perdu en décembre 2007 le référendum sur la réforme constitutionnelle qui prévoyait aussi l'élimination de la limite de mandats présidentiels, en même temps que 68 réformes d'articles. Des 4.379.392 voix (49,29%) qui avaient alors approuvé la réforme constitutionnelle, on est passé à 6.003.594 (54,36%) pour le vote de l'amendement. En même temps, les votes négatifs ont augmenté aussi de 4.504.354 (50,7%) à 5.040.082 (45,63%), mais sont restés minoritaires. Ceux qui ont interprété que ce référendum inaugurait le déclin du chavisme ont vu échouer leurs attentes.

La première inconnue à résoudre est de savoir pourquoi les partisans du gouvernement ont perdu le référendum de 2007, et en échange, maintenant ont remporté une large victoire avec quasiment neuf points d'avantage. Un fait à prendre en compte est que le dépassement de cette défaite s’était produit aux régionales de novembre 2008, puisque les candidats pro-gouvernementaux avaient obtenu un million de voix de plus que les opposants. Au Venezuela quasiment toutes les analyses coïncident sur les raisons de la défaite de 2007 : trop de changements dans la Constitution qui n’étaient pas compréhensibles ou viables, une campagne dominée par le conflit avec la Colombie et l’initiative de Chávez  de se consacrer à la libération de prisonniers des FARC au lieu de s’occuper de la politique nationale. A tout cela il faut ajouter qu’à ce nouveau référendum se posait la question du nombre illimité de mandats non seulement présidentiels mais aussi pour les gouverneurs et les députés, ce qui est plus cohérent du point de vue politique.

La conclusion évidente est que, en dépit de toutes les déficiences et erreurs du processus vénézuélien, il n’y a pas d’usure du président ; observons qu’il a obtenu aussi plus de voix que lors du référendum révocatoire en 2004 (5.800.629).

Les raisons sont diverses : en premier lieu, une opposition désarticulée qui ne parvient pas à comprendre qu’il existe une grande masse populaire qui fait confiance à Hugo Chávez  comme espoir pour l’amélioration du pays. D’un autre côté, une classe moyenne qui a perçu que toutes les menaces d’arrivée du communisme et de danger pour la démocratie qui lui ont été assénées au cours de ces années n’ont aucun fondement. La bourgeoisie et le patronat vénézuélien n’ont pas vu empirer dans l’absolu leur situation économique et aucune mesure politique, appliquée ou en projet, ne menace leurs attentes. Les plaintes des assesseurs de l’opposition que j’ai pu recueillir dans les collèges électoraux montrent leur déconnection de la réalité, depuis ceux qui qualifient d’ “horreur” ces élections parce qu’elles “ont pour objectif d’améliorer l’image de dictateur de Chávez ”, jusqu’à ceux qui s’indignent parce que désormais ”les camionneurs sont sénateurs” ou qui tentent de m’expliquer que ce référendum supposerait ouvrir la porte à ce que “les parents perdent leur pouvoir  paternel sur leurs fils”. Le résultat est que le l’opposition vénézuélienne ne peut plus miser que sur une poignée d’étudiants de la classe supérieure provenant des universités privées qui m’expliquent qu’ils ont comme référence de pays pour le Venezuela “le socialisme suédois”. Bien entendu, les défis ne manquent pas pour le gouvernement Chávez  : ajuster le nouveau prix du pétrole à son futur économique, agir avec force contre la corruption et affronter avec efficacité de nombreuses bonnes initiatives qui n’ont pas encore démarré.

Si la communauté internationale a bien compris dans sa majorité que la démocratie vénézuélienne est la plus légitime de tout le continent et probablement du monde, avec treize processus électoraux en dix ans, tous impeccables, selon ce qu’ont estimé toutes les institutions et observateurs qui ont assisté à chaque scrutin,  on ne peut que s’étonner de la manière obsessionnelle et récurrente avec laquelle, à partir des secteurs réactionnaires mondiaux, on continue de chercher à la délégitimer avec des accusations gratuites de dictature, de violations de droits humains ou de manque de liberté d’expression. Il suffit d’observer leur indignation devant le simple fait que les Vénézuéliens puissent éliminer les limites au renouvellement des mandats électifs, comme c’est déjà le cas dans dix-sept pays de l’Union Européenne.

Je ne peux arriver à une autre conclusion que celle qu’ont exposé en diverses occasions les professeurs Carlos Fernandez Liria et Luis Alegre : au long de l’histoire, par démocratie on entendait la période au cours de laquelle le gouvernement d’un pays était aux mains de la droite et, quand la véritable gauche arrivait au pouvoir, on la renversait par tout moyen illicite (coup d’État, guerre civile, assassinat du président, blocage, déstabilisation) pour commencer une parenthèse dictatoriale dans laquelle on désarticulait cette gauche pour revenir plus tard à une “démocratie adéquate” avec la droite au pouvoir. Le Venezuela constitue un des rares cas dans lesquels ils n’ont pas réussi à faire fonctionner ce mécanisme, d’où leur désespoir. Chacun est libre de partager ou non l’idéal et le programme d’Hugo Chávez, mais la différence entre démocrates et non-démocrates consiste en l’accepter et le respecter comme il est, et comme le veulent les Vénézuéliens.

Pascual Serrano a été observateur international du référendum du 15 février au Venezuela

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Auteur:
Pascual SERRANO



Traduction : Gérard Jugant

Révision : Fausto Giudice

ITALIANO, ENGLISHعربي

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Source : Aceptar a Chávez
Dessin : Mikel Casal
Article original publié le 18/2/2009
Sur l’auteur
Gérard Jugant et Fausto Giudice sont membres de Tlaxcala,
URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=7115&lg=fr

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28 novembre 2008

VENEZUELA : VICTOIRE DES SOCIALISTES VÉNÉZUÉLIENS AUX ÉLECTIONS DÉCISIVES DU 23 NOVEMBRE 2008

Un vote de classe délibéré et pas simplement un réflexe d'identification avec le président Chávez

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James PETRAS

Le Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSPV) – le parti de Chávez - a conquis 72% des postes de gouverneurs qui étaient en jeu aux élections du 23 novembre et a obtenu 58 % du vote populaire, contredisant ainsi la majorité des sondages pro-capitalistes et la quasi-totalité des médias, qui avaient donné l'opposition favorite.

Les candidats du PSUV ont mis en échec les gouverneurs sortants de l'opposition dans trois États (Guaro, Sucre et Aragua) et en ont perdu deux (Mirador et Tachira). L'opposition conserve le pouvoir dans un centre touristique (Nueva Esparta) et a gagné à Tachira, un état frontalier avec la Colombie, Carabobo et dans l'État pétrolier de Zulia, en plus d'obtenir des victoires inattendues dans le populeux Miranda et a enlevé la mairie de Caracas. La victoire socialiste a une signification spéciale, car le pourcentage total de votes atteint - 65 % d'électeurs inscrits - représente jusqu’ici le record de participation citoyenne à  toutes les élections , présidentielles non comprises. Les prévisions propagandistes des sondages, selon lesquelles un nombre important d'électeurs allaient favoriser l'opposition, n'étaient que des illusions sans fondement.

L'importance de la victoire socialiste est évidente si on la situe dans un contexte historique comparatif :

1. Peu de partis en Europe, en Amérique du Nord ou du Sud – si tant est qu’il y en ait - ont pu conserver un degré de soutien populaire aussi élevé dans des élections libres et ouvertes.

2. Le soutien massif au PSUV a eu lieu au moment des prises de mesures économiques radicales, y compris la nationalisation d'importants monopoles capitalistes privés : du ciment, de l'acier, des finances et de plusieurs autres.

3. Les socialistes ont gagné malgré la chute de 70% (de 140 à 52 dollars le baril) des prix du pétrole, source principale des recettes du pays, et s'ils l'ont fait c’est parce que le gouvernement a maintenu la plupart de ses subventions aux programmes sociaux.

4. L'électorat a été plus sélectif au moment d’élire les candidats chavistes - il a récompensé ceux qui ont géré a bon escient les services gouvernementaux et a sanctionné ceux qui ont ignoré ou n'ont pas répondu aux exigences populaires. Même si le président Chávez a fait campagne pour tous les candidats, les électeurs n'ont pas suivi ses consignes là où existait un ressentiment contre les sortants chavistes, comme cela s’est passé à Miranda avec le gouverneur Diosdado Cabello et avec le maire de la capitale du District de Caracas. Les victoires socialistes sont dues à un vote de classe délibéré et non simplement à un réflexe d'identification avec le président Chávez.

5. La victoire décisive du PSUV offre les bases nécessaires pour faire face, avec des mesures socialistes, à l'effondrement profond du capitalisme mondial, sans devoir purger les fonds de l'État pour sauver de la banqueroute des banques et des entreprises capitalistes. La débâcle du capitalisme facilitera la socialisation de la majorité des secteurs clé économiques. Une grande partie des entreprises vénézuéliennes est lourdement endettée auprès de l'État et des banques locales. Le gouvernement de Chávez peut maintenant exiger qu'elles remboursent leurs dettes ou qu’elles rendent les clés, ce qui constituerait une transition indolore et éminemment légale au socialisme.

Les résultats des élections indiquent la polarisation profonde qui existe entre la droite dure et la gauche socialiste. Les gouverneurs ex-chavistes sociaux-démocrates centristes ont été pratiquement rayés de la carte politique. Le gagnant de droite dans l'état de Miranda, Henrique Capriles Radonsky, avait tenté de brûler l'ambassade de Cuba pendant le coup d’État militaire manqué en avril 2002 et le gouverneur élu de Zulia, Pablo Pérez, a été désigné par le gouverneur d'extrême-droite Rosales.

Même si les gouverneurs des États et les maires des communes de l'opposition peuvent servir de plate-forme pour attaquer le gouvernement national, la crise économique limitera en grande mesure la quantité de ressources disponibles pour maintenir les services et augmentera leur dépendance du gouvernement fédéral. Une attaque frontale contre les dépenses étatiques et locales du gouvernement de Chávez dans une guerre partisane pourrait conduire à la diminution des subventions fédérales et provoquerait le mécontentement de la base. La droite a progressé grâce à ses promesses d'améliorer les services nationaux et locaux et d’en finir avec la corruption et le favoritisme. Si elle usait à nouveau de sa précédente politique de copinage et d’extrême obstruction, elle perdrait l’appui populaire et de cette façon limiterait ses espoirs de transformer ces avancées locales en pouvoir national. Les gouverneurs et les maires de l'opposition qui viennent d’être élus ont besoin de la coopération et de l'aide du gouvernement fédéral, surtout dans le contexte de crise profonde actuelle, sous peine de perdre appui populaire et la crédibilité.

Conclusion

Il ne faut pas espérer que les médias de masse reconnaissent la victoire socialiste. Leur effort pour magnifier le sens de ce 40% de votes d’opposition et sa victoire dans 20% des États était prévisible. Après ces élections les socialistes vont sans aucun doute procéder à une évaluation critique des résultats, et il y a lieu d'espérer qu'ils reconsidèrent leurs choix des futurs candidats, en privilégiant leur action dans les affaires locales sur leur loyauté proclamée au président Chávez et au « socialisme ». La tâche la plus immédiate et urgente à laquelle doivent s’atteler le PSUV, le président Chávez, les législateurs et les nouveaux fonctionnaires élus, consiste à mettre en marche un plan stratégique socio-économique d'ensemble pour affronter l'effondrement global du capitalisme, entreprise difficile à mener à bien face à la chute abrupte du prix du pétrole et des recettes fédérales et donc à la baisse inévitable des dépenses gouvernementales. Chávez a promis de maintenir tous les programmes sociaux, même si les prix du pétrole restent autour des 50 dollars le baril. Il s'agit clairement d'une position positive et défendable si le gouvernement réduit les subventions importantes au secteur privé et qu’il ne s'embarque pas dans le sauvetage d’entreprises privées en faillite ou en voie de faillite. Bien que les réserves étatiques de 40 milliards de dollars puissent servir temporairement à amortir le coup, ce qui est certain est que le gouvernement, avec l'appui de ses majorités au niveau fédéral et des États, a besoin de prendre des décisions difficiles et pas simplement d’imprimer des billets, aggraver le déficit, dévaluer la monnaie et augmenter les taux d'inflation annuels déjà importants (31% au mois de novembre).

La seule stratégie raisonnable consiste à prendre le contrôle du commerce extérieur et à superviser directement les staffs dirigeants des secteurs de la production et de la distribution, ainsi qu'à établir des priorités pour préserver le niveau de vie des masses. Afin de compenser l'ineptie bureaucratique et neutraliser les fonctionnaires paresseux, le pouvoir réel et le contrôle doivent être transférés aux travailleurs organisés et aux conseils autonomes de consommateurs et de quartier. Le passé récent révèle que le simple fait d’élire des maires ou des gouverneurs socialistes ne suffit pas pour assurer la mise en place de politiques progressistes et la gestion des services de base. Un gouvernement représentatif libéral (même avec des socialistes élus) demande un minimum de contrôle et de pression populaires pour prendre des décisions difficiles et établir des priorités au milieu d’une crise économique prolongée qui ne fait que s’aggraver.


James PETRAS

Traduction : Esteban

Révision : Fausto guidice

ENGLISH, ESPAÑOL

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Source : Victory for Venezuela’s Socialists in Crucial Elections – November 2008
Article original publié le 26/11/2008
Sur l’auteur
Esteban G. et Fausto Giudice rédacteur du blog Basta ! sont membres de Tlaxcala
URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=6445&lg=fr

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11 décembre 2007

VENEZUELA : Et maintenant, Quoi ?

sarten Les médias espagnols comme les français au service des oligarchies dans le monde.

Carlos Fernández Liria

En une occasion un journaliste demanda à Einstein qu’il lui explique en quelques mots ce qu’était la théorie de la relativité. " pouvez-vous d’abord m’expliquer ce qu’est un œuf frit ? " lui répondit-il. Le journaliste acquiesça déconcerté. " Très bien ", dit Einstein, " bon alors, expliquez-moi ce qu’est un œuf frit  mais en supposant que je n’ai aucune idée de ce qu’est un œuf,  que je n’ai jamais vu une poule dans ma vie et que je ne sais ni ce qu’est une poêle ni de l’huile ".

Dans les milieux de la communication on a tellement menti au sujet du Venezuela – et menti d’une manière unanime et orchestrée – qu’il est devenu presque impossible d’expliquer sur le sujet. Il est impossible d’argumenter quoi que ce soit quand il y a trop de mensonges au milieu. Ceux qui avons essayé de balbutier quelque chose dans certain débat télévisé, où ceux qui, simplement, nous sommes impliqués à discuter quelquefois avec quelque lecteur du "El País"(1) ou du "El Mundo"(2) ou avec un spectateur du journal télévisé, nous avons eu la sensation de nous trouver dans une situation infiniment plus gênée que ce journaliste interrogé par Einstein. C’est comme tenter d’expliquer ce qu’est un œuf frit à quelqu’un qui sait parfaitement qu’un œuf est une châtaigne, qui considère comme démontré que les poules sont des kangourous, quand tu dis " poêle " ils entendent immédiatement " trompette " et que par huile bouillante ils entendent glace à la vanille.

Pour dire seulement une parole sur le Non à la Réforme Constitutionnelle, par quoi dois-je commencer ?
. Par tenter que soit respecté le fait démocratique que Chávez avait gagné les élections ?
. Par démontrer  qu’au Venezuela il y a division de pouvoirs,  liberté de presse et liberté d’expression au point qu’une chaîne comme RCTV, qui avait participé activement au coup d’État et qui s’était rendue célèbre pour ses appels au crime, non seulement elle n’a pas été interdite et ni même son directeur emprisonné mais qu’elle continue d’émettre sur le câble sans aucun problème ?
. Que le système de calcul des votes dont les médias n’ont pas arrêté de dénoncer comme étant " suspect " a été légitimé par tous les observateurs internationaux, y compris Jimmy Carter ?
. Ou essayer d’expliquer aux auditeurs de la Cope [radio espagnole] que les 3000 morts du " caracazo " [ensemble d’émeutes à Caracas] l’ont été en 1989 et qu’ils n’ont pu l’être comme le dit Jiménez Losantos la conséquence de la tentative téméraire du coup d’État de Chávez (en 1992) ?

La tentative d’expliquer les choses est encore plus difficile. Tout est perdu d’avance lorsqu’il s’agit de parler avec une personne  qui non seulement est entièrement convaincue qu’un œuf est une châtaigne, mais qu’en plus et en même temps, elle ne voit aucun problème à ce qu’il soit un œuf. Au sujet du Venezuela, c’est certain, que depuis longtemps, non seulement il n’y a plus de honte mais également il n’y a plus de principe de non contradiction.
Il y a sept ans une personne cultivée et très au courant (et qui de plus paraissait sincère), un cadre supérieur d’une banque espagnole qui faisait des transactions avec le Venezuela, m’avait expliqué qu’ils étaient préoccupés parce que  Chávez était un dictateur. Je lui ai demandé pourquoi était-il aussi sûr de cela, puisqu’il avait proprement gagné les élections. Il a douté un instant et il m’a sorti que " oui " mais " que  c'était évident qu’il n’avait pas l’intention de renouveler d’autres élections ". Cela même le transformait à cet instant en dictateur. Si je ne me trompe pas, durant les sept années qui nous séparent de cette conversation, Chávez a appelé à six élections électorales, y compris celle qu’il vient de perdre. L’autre jour, je parlais avec deux collègues dans l’Université. À eux deux ils totalisaient trois carrières, un grade de docteur et deux concours réussis, à savoir, un niveau culturel bien plus haut que la moyenne. Ils étaient d’autre part, spectateurs et lecteurs normaux et réguliers de nos journaux télévisés et notre presse écrite. Les deux étaient persuadés que si le Oui à la Réforme gagnait, Chávez resterait élu à vie, sans l’obligation de se représenter à nouveau aux élections. C’est ce qu’ils avaient entendu dans les médias.

Maintenant, le " caudillo " Chávez, le " dictateur " qui a concentré dans ses mains un " pouvoir absolu " (El País, 3-12-2007), a affronté la défaite de la Réforme avec ces paroles : " maintenant les vénézueliens et les vénézueliennes devons avoir confiance en nos institutions. À ceux qui ont voté pour ma proposition et à ceux ont voté contre, je les remercie et je les félicite parce qu’ils ont pu vérifier que c’est ce chemin-là.  Sachez gérer votre victoire, regardez-la mathématiquement. Ce n’est pas que je vous la donne, c’est vous qui l’avez gagné  j’espère que vous oublierez pour toujours les sauts dans le vide, des chemins de la violence, de la déstabilisation ".

Ainsi donc, la question ne semble pas être si Chávez acceptera le résultat du référendum. La question est, par exemple, si les médias espagnols accepteront que Chávez l’ait accepté. S’ils reconnaîtront que tous les mensonges et tous les mensonges qu’ils ont sortis durant des années au sujet de absence de démocratie au Venezuela n’avaient aucun fondement. S’ils reconnaîtront  maintenant, au moins, que le système de vote électronique était légitime. S’ils accepteront et respecteront une fois pour toutes – il n’est jamais trop tard – le résultat des élections électorales antérieures, dans lesquelles Chávez a obtenu la victoire et si, tout autant, ils arrêtaient d’encourager depuis l’Europe l’opposition putschiste vénézuelienne.

D’ailleurs, il n’y a aucun motif pour être optimiste. L’opposition vénézuelienne ne se résignera pas à obtenir des urnes ce que les urnes lui ont donné. Ils ne se résigneront d’aucune façon aux cinq ans de mandat constitutionnel qu’il lui reste encore à  Chávez. Ils clameront qu’il n’y aura pas de démocratie tant que Chávez ne renoncera pas. Et les médias espagnols continueront l’excitation. Tout l’enthousiasme médiatique qui avait couvert le coup d’État de 2002 se concentrera sur une nouvelle recette : la révolution orange.

Carlos Fernández Liria est professeur titulaire de philosophie à l’Université Complutense de Madrid.

Notes:
(1) et (2) journaux de presse espagnols
[...] du traducteur

Español

Traduction Esteban

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30 novembre 2007

Parti Communiste Venezuelien: “AVEC CHAVEZ POUR LE OUI ”

Doblemente_siLes 15 raisons pour lesquelles le PCV appelle à voter: “Avec Chávez pour le OUI ”

“Pour la Patrie et le Peuple, Libération Nationale et Socialisme”

1. OUI PARCE QU’IL RENFORCE LE POUVOIR POPULAIRE. La réforme instaure des mécanismes de pouvoir  pour l’exercice de la participation active du peuple, elle reconnaît le pouvoir du peuple (Article 136), elle donne une hiérarchie constitutionnelle aux Conseils Communaux, et établit de nouveaux espaces et des structures de démocratie participative, comme les Conseils de Travailleurs et de Travailleuses, de Paysans et de Paysannes et d’Etudiants (Article 70).

2. OUI PARCE QU’ELLE DÉMOCRATISE L’ÉCONOMIE. La réforme interdit clairement et fermement les monopoles (Article 113) et les grandes propriétés (Article 307), elle confirme la disposition à faire disparaître progressivement les grandes oligarchies et à favoriser l’apparition et le renforcement de petites et moyennes unités économiques industrielles, agricoles et de services.

3. OUI PARCE QU’ELLE DÉFINIT UN NOUVEAU MODÈLE DE DÉVELOPPEMENT. La réforme établit un modèle de développement économique fondé sur des valeurs humanistes, socialistes et écologiques, qui donne la priorité aux intérêts de la communauté plutôt que ceux individuels et qui garantit à satisfaire les besoins sociaux et matériels du peuple (Articles 112 y 299), grâce à quoi l’on commence à se défaire du modèle capitaliste d’exploitation sauvage des êtres humains et de la nature.

4. OUI PARCE QU’ELLE RECONNAÎT LES DIVERSES FORMES DE PROPRIÉTÉ. La réforme reconnaît et garantit, pour la première fois dans l’histoire du Venezuela, l’existence d’une diversité de formes de propriété : privée, publique, sociale directe, sociale indirecte, collective et mixte (Article 115). Cela signifie qu’à partir de maintenant l’État s’engage comme jamais à protéger y préserver la propriété de tous et celle de chacun.

5. OUI PARCE QU’ELLE ÉTEND LES DROITS SOCIAUX ET ÉCONOMIQUES DES TRAVAILLEURS ET DES TRAVAILLEUSES. La réforme s’étend aux travailleurs et travailleuses indépendants, désorganisés et pour leur propre compte, les avantages et les droits au travail qui ne leur ont jamais été reconnus, comme les retraites, les pensions, les congés payés et les arrêts maladie (Article 87). Elle réduit également la journée de travail à 6 heures et oblige l’État à promouvoir des mécanismes pour profiter du temps libre au bénéfice de l’éducation, la formation générale, le développement humain, physique, spirituel, moral, culturel et technique des travailleurs et des travailleuses (Article 90).

6. OUI PARCE QU’ELLE AVANCE VERS LA VÉRITABLE DÉCENTRALISATION. La réforme ordonne aux gouvernements National et Municipal, qu’ils décentralisent et transfèrent effectivement au peuple organisé de nombreuses fonctions et compétences qui jusqu’à maintenant étaient réservées aux pouvoirs traditionnels, parmi lesquelles l’administration de services publics, la maintenance des zones urbaines, la sécurité et la protection des communautés, la construction d’édifices publics, la création et la gestion d’entreprises publiques, des coopératives et d’autres unités économiques (Article 184). De plus, elle établit d’importants mécanismes financiers pour doter directement les communautés organisées des ressources nécessaires pour assumer ces nouvelles fonctions et compétences (Article 167). Tout cela se traduit dans le renforcement du pouvoir populaire et le réel accomplissement de la vieille promesse de la décentralisation jamais satisfaite.

7. OUI PARCE QU’ELLE RENFORCE LA SOUVERAINETÉ NATIONALE. La réforme établit des mécanismes effectifs pour cautionner et assurer la souveraineté économique nationale. Elle établit une relation préférentielle pour les entreprises nationales de n’importe quel type à leurs équivalentes étrangères (Article 301). Elle réserve pour l’État venezuelien toutes les activités liées à l’exploration, l’exploitation, l’extraction, le transport et le stockage de tous les  hydrocarbures, et elle garantit que la PDVSA et toutes les sociétés et  entreprises d’État qui développent des activités dans cette branche, continuent d’être la propriété de tout le peuple (Articles 302 et 303). De plus, elle engage l’État à promouvoir et à développer les activités agricoles avec des critères écologiques et humanistes et avec l’objectif  de garantir la sécurité alimentaire du peuple et la souveraineté du pays en la matière (Article 305).

8. OUI PARCE QU’ELLE RACHÈTE LA BCV. La réforme élimine l’autonomie néfaste à la Banque Centrale du Venezuela, qui nous avait été imposée par les doctrines économiques néolibérales, et réoriente les activités de cet organisme vers la satisfaction des conditions monétaires, d’échanges et financières nécessaires pour promouvoir la croissance et le développement économique et social de la Nation (Articles 318 et 321).

9. OUI PARCE QU’ELLE CONTIENT UNE NOUVELLE DÉFINITION DE LA FORCE ARMÉE. La réforme définit la Force Armée Bolivarienne comme un corps « patriotique, populaire et anti-impérialiste », qui « sera toujours au service du peuple venezuelien pour la défense de ses intérêts sacrés et en aucun cas à celui d’une quelconque oligarchie ou d’un pouvoir impérial étranger » (Article 328). Ce nouvel énoncé du caractère et de la mission de la FAB, à côté de la création de la Milice Nationale Bolivarienne comme élément articulé du peuple organisé en armes (Article 329), garantit sa vocation démocratique et sa soumission aux nécessités  et priorités des majorités nationales.

10. OUI PARCE QU’ELLE AVANCE VERS L’INTÉGRATION LATINOAMÉRICAINE ET DES CARAÏBES. La réforme ordonne à l’État venezuelien de faire de l’intégration latinoaméricaine et des caraïbes un objectif principal de sa politique internationale, avec la proposition de configurer un bloc régional de pouvoir politique, économique et social capable de retenir les prétentions impérialistes des grandes puissances, dans un monde multi-polaire (Articles 152 et 153). Cela signifie que le Venezuela s’engagera comme il ne l’a jamais fait à rendre réels les idéaux bolivariens d’unité continentale et de solidarité entre les peuples pour leur lutte à une réelle émancipation et à leur bien-être collectif.

11. OUI PARCE QU’ELLE INTERDIT LA DISCRIMINATION ET FAVORISE L’ÉGALITÉ. La réforme interdit n’importe qu’elle forme de discrimination basée sur des critères ethniques, de sexe, de genre, d’âge, de santé, d’opinion, d’orientation politique, d’orientation sexuelle, de condition sociale ou religieuse (Article 21). Ainsi, la réforme établit pour la première fois l’égalité effective des droits politiques entre les femmes et les hommes, en ordonnant  la parité entre les unes et les autres ayant mandat à l’élection populaire (Article 67). De plus, la réforme rend obligatoire la reconnaissance, le respect et la promotion de toutes les cultures constitutives de la Nation venezuelienne sous le principe d’égalité entre-elles (Article 100).

12. OUI PARCE QU’ELLE CRÉE UNE NOUVELLE ORGANISATION DU TERRITOIRE NATIONAL. La réforme établit une gamme de mécanismes nouveaux et flexibles pour l’organisation et l’administration du territoire, qui rendront possibles d’assurer de manière plus effective les besoins, les potentialités et les caractéristiques particulières de chaque zone, et qui faciliteront le développement du Pouvoir Populaire et les nouvelles formes de démocratie directe (Article 16). À cela, le « droit dans la cité » est consacré, entendons par là, le droit de tous les citoyens et citoyennes à participer à la gestion de sa ville et à bénéficier équitablement d’un environnement urbain digne et de qualité (Article 18).

13. OUI PARCE QU’ELLE DONNE UN FONDEMENT JURIDIQUE AUX MISSIONS. La réforme donne une échelle constitutionnelle aux missions, ce qui leur assure leur continuité et leur pérennité en tant qu’instruments pour assurer les besoins les plus urgents des majorités nationales (Article 141).

14. OUI PARCE QU’ELLE ÉTABLIT UNE VÉRITABLE DÉMOCRATIE DANS LES UNIVERSITÉS. La réforme reconnaît, pour la première fois dans l’histoire, les travailleurs et les travailleuses des universités comme des membres de pleins droits de la communauté universitaire, elle établit les principes de la démocratie participative et active de la vie interne des universités, et garantit le vote paritaire des étudiants, des professeurs, des travailleurs et des travailleuses, pour élire les autorités universitaires (Article 109). Ainsi, la demande historique des communautés universitaires est satisfaite et les conditions sont crées pour la construction d’une authentique démocratie dans les universités, tout cela sans diminuer l’autonomie.

15. C’EST POURQUOI EN DISANT « OUI » A LA RÉFORME NOUS RATIFIONS NOTRE APPUI AU PRÉSIDENT CHÁVEZ, NOUS RENFORÇONS LE GOUVERNEMENT RÉVOLUTIONNAIRE, ET NOUS DONNONS UNE NOUVELLE IMPULSION AU PROCESSUS POUR QU’IL CONTINUE D’AVANCER.

Parti Communiste du Venezuela
Español

traduction Esteban

Posté par LE TACLE à 20:45 - Venezuela - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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